• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

Monsieur le Ministre de l’Education Geffray, la démographie scolaire ne peut être un prétexte à sacrifier l’école !

Yannick TriganceParYannick Trigance
28 octobre 2025
Monsieur le Ministre de l’Education Geffray, la démographie scolaire ne peut être un prétexte à sacrifier l’école !
Tribune

A l’occasion d’une de ses premières sorties médiatiques, Edouard Geffray, septième ministre de l’Education en l’espace de trois ans, était récemment l’invité de la matinale de France Inter.

Alors que le journaliste rappelait que le budget 2026 prévoit notamment la suppression de 4 000 postes d’enseignants, le tout nouveau ministre se lançait dans une justification qui laisse entrevoir une stricte continuité de la politique éducative néo-libérale de démantèlement de notre Ecole publique engagée depuis 2017.

 Sans hésitation aucune, Edouard Geffray a en effet mis en avant la diminution du nombre d’élèves dans les établissements, diminution qui selon lui « impose une réorganisation des moyens humains », rappelant la « baisse d’un million d’élèves » entre 2018 et 2028.

Poussant la provocation plus avant, le ministre soulignait dans la même interview et avec le même  allant que « si nous suivions strictement la démographie, nous aurions supprimé entre 8 000 et 9 000 postes ».

Pour un peu, les enseignants, les parents, les élèves devraient s’estimer heureux et remercier le ministre de ne supprimer que 4 000 postes !

Cet argumentaire ministériel nécessite une mise au point tant il constitue une véritable provocation pour l’ensemble de la communauté éducative qui, au quotidien, subit le manque de remplaçants, les fermetures de classes, les effectifs surchargés dans certaines écoles, un peu partout sur le territoire de la République.

On rappellera en premier lieu à Monsieur le ministre que notre pays possède les classes les plus chargées d’Europe avec 21 élèves par classe dans le premier degré – 19 en moyenne dans l’Union européenne – et 26 élèves dans le second degré – 21 en moyenne dans l’Union européenne –. Or l’incidence du nombre d’élèves par classe sur la réussite scolaire n’est aujourd’hui plus à démontrer, n’en déplaise aux nostalgiques de l’école de nos aïeux…

On lui rappellera ensuite que notre pays investit 11 % de moins que les autres pays de l’OCDE dans le premier degré pourtant déterminant dans le parcours scolaire des élèves. Comment s’étonner des difficultés de certains élèves à l’entrée du collège quand les apprentissages n’ont pu être consolidés dès l’école élémentaire, voire maternelle, où les inégalités sont déjà très fortes et où précisément l’investissement dans le traitement de la difficulté scolaire devrait être massif ?

On lui rappellera également qu’en maintenant les effectifs enseignants – donc sans nouvelle dépense – les classes de nos écoles passeraient en moyenne de 22,4 élèves à 18,2 entre 2024 et 2034, ce qui transformerait profondément et positivement les conditions d’apprentissages de nos élèves.

Malheureusement comment ne pas imaginer que le non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois prévu par le gouvernement impactera lourdement l’Éducation nationale quand on sait que sur les 700 000 professeurs de l’enseignement public – soit 30 % de la fonction publique d’État – 330 000 d’entre eux partiront en retraite entre 2019 et 2030 selon une étude du ministère du Travail ?

On rappellera enfin au ministre que l’impact de l’allègement des effectifs sur les conditions de travail et la réussite des élèves est connu et que, comme l’indique une récente étude de l’Institut des Politiques Publiques , « le maintien des effectifs enseignants permettrait une réduction progressive de la taille des classes avec des bénéfices supérieurs au coût budgétaire à long terme ».

Plus concrètement encore, l’étude de l’IPP indique qu’en 2034, « chaque euro net économisé sur le budget de l’Éducation nationale se traduirait par une perte économique 9 fois supérieure. Et inversement pour le maintien des professeurs qui rapporterait 9 fois la mise ».

Monsieur le ministre de l’Éducation Geffray, au-delà de toutes les considérations budgétaires trop souvent placées sous le diktat de Bercy,  vous vous trouvez devant un choix de société : si l’éducation à un coût, elle reste d’abord et avant tout un investissement dans l’avenir de notre pays car plus une nation est éduquée, plus sa place dans le monde est renforcée et considérée.

Alors Monsieur le ministre, faites le choix de la priorité à notre École, pour une jeunesse émancipée maîtresse de son destin grâce à l’éducation.

Ce choix, c’est maintenant.

Yannick Trigance
Secrétaire national PS éducation
Conseiller régional Ile-de-France

 

Yannick Trigance

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Présidentielles : peut-il y avoir plusieurs politiques du logement en France ?

Présidentielles : peut-il y avoir plusieurs politiques du logement en France ?

ParHenry Buzy-Cazaux

Comme à chaque élection présidentielle, les acteurs du logement et les ménages s’attendent à la mise en œuvre d’une politique...

Parc locatif privé : le paradoxe de l’autogestion

Parc locatif privé : le paradoxe de l’autogestion

ParHenry Buzy-Cazaux

Peu savent que les 2/3 des logements privés loués en France sont gérés par leurs propriétaires particuliers, avec une orthodoxie...

Immobilier neuf : la grande déprime

Immobilier neuf : la grande déprime

ParHenry Buzy-Cazaux

La production de logements collectifs comme de maisons individuelles ne décolle pas, malgré un arsenal de mesures bien senties. En...

Leger rebond de l’inflation en juillet

Leger rebond de l’inflation en juillet

ParSylvain Bersinger

L’inflation a légèrement rebondi en juillet, à 2,1 %, portée entre autres par la hausse du prix du pétrole. La...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
95
Next
»
loading
play
Les conférences de 18h59 - Viviane Chaine-Ribeiro
play
Printemps des Technologies – La Liberté d’expression à l’ère du numérique
play
Printemps des Technologies – l'IA dans l'économie
«
Prev
1
/
95
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

L’école française à l’étranger : un bien commun mondial que la République ne peut abandonner
Politique

L’école française à l’étranger : un bien commun mondial que la République ne peut abandonner

A la mémoire de Philippe Josse
Politique

A la mémoire de Philippe Josse

La France n’est pas prête pour la guerre
Politique

La France n’est pas prête pour la guerre

Conférence « Quel Moyen-Orient après la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran ? »
Politique

Conférence « Quel Moyen-Orient après la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran ? »

La face cachée des réseaux sociaux : chronique du procès des modérateurs de contenu de Meta à Barcelone
Politique

La face cachée des réseaux sociaux : chronique du procès des modérateurs de contenu de Meta à Barcelone

« La fiction est devenue un laboratoire d’analyse du pouvoir contemporain »
N°1117

« La fiction est devenue un laboratoire d’analyse du pouvoir contemporain »

Délit d’entrave au suicide assisté : faut-il punir les anges gardiens ?
Politique

Délit d’entrave au suicide assisté : faut-il punir les anges gardiens ?

Observations sur la « difficulté de penser, sous la Ve République, un gouvernement et un président minoritaires »
Politique

Observations sur la « difficulté de penser, sous la Ve République, un gouvernement et un président minoritaires »

Article suivant
Quand le « cave » Lecornu se rebiffe…

Lecornu face à Macron : émancipation ou jeu de rôles ?

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire