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dans International

Présidentielle américaine : Harris parviendra-t-elle à unifier le Parti démocrate ?

Eliott MamaneParEliott Mamane
6 août 2024
Présidentielle américaine : Harris parviendra-t-elle à unifier le Parti démocrate ?

Si la campagne de Donald Trump s’avère plus sinueuse que prévu, elle bénéficie toujours d’un argument de taille : l’appareil républicain réussit à faire montre d’une unité qui manque cruellement aux Démocrates.

Avant même la Convention nationale démocrate de Chicago dans le courant du mois d’août, le président du Comité national démocrate a confirmé, vendredi dernier, que Kamala Harris était parvenue à rallier à son nom une majorité des délégués qui avaient été originellement assignés à Joe Biden.

Si la présence de la vice-présidente sortante au scrutin de novembre ne fait ainsi plus aucun doute, son « ticket » complet n’est pas encore connu.

C’est en effet dans les jours à venir que la candidate devrait annoncer qui elle aimerait voir lui succéder.

Ce choix pourrait-il faire basculer le scrutin en sa faveur ? La quasi-totalité des chercheurs américains en science politique estime qu’un électeur ne vote jamais en fonction du futur vice-président et que son comportement dépend de la seule « tête » du ticket. Si les scrutins passés tendent à confirmer cette hypothèse, le caractère extrêmement serré de la campagne pourrait changer la donne. En effet, outre des sondages plus incertains que jamais, il faut reconnaître que la chronologie de la course présidentielle de 2024 est particulière : lorsque l’administration sortante est rééligible, il est attendu que son ticket soit intégralement reconduit, permettant au parti d’opposition de stratégiquement choisir ses deux candidats en fonction de ses adversaires. En 1968, la dernière fois qu’un président sortant avait renoncé à son titre, le démocrate Lyndon Johnson s’était retiré dès le mois de mars. En l’occurrence, Trump avait fait, en juillet, le choix de J. D. Vance pour concourir à ses côtés, car il semblait que ce duo fût la meilleure opposition à l’exécutif en place.

Connue pour ses tensions internes, notamment sur les questions diplomatiques, la ligne imprécise du Parti démocrate contrastait avec la symbiose idéologique parfaite de Trump et de Vance.

Dans ce contexte imprévu, malgré l’assagissement promis par l’ancien président à la suite de la tentative d’assassinant dont il a été victime, sa communication erratique est vite revenue. La situation pourrait s’avérer d’autant plus problématique pour les Républicains que Vance semble également se complaire dans l’histrionisme trumpien. Au cours d’un entretien en 2021, largement rediffusé sur les réseaux sociaux ces deux dernières semaines, J. D. Vance qualifiait par exemple l’establishment démocrate de « femmes à chats sans enfants qui mènent une vie misérable », visant à cette occasion la vice-présidente Kamala Harris et le secrétaire aux Transports de l’actuelle administration, Pete Buttigieg (qui a fait de son homosexualité un moteur de son engagement politique). Trump lui-même a également renoué avec les déclarations pour le moins surprenantes. Au cours d’une conférence avec l’Association des journalistes Noirs, il a ainsi interrogé la couleur de peau de sa concurrente : « elle a été indienne tout du long et, soudainement, elle a changé et est devenue une personne noire, a-t-il soutenu. »

Trump et Vance pourraient-ils renforcer la rhétorique féministe et antiraciste de la campagne démocrate ?

Les soutiens de la vice-présidente sortante ont estimé que ces polémiques reposaient sur la même logique que le birtherism dont Trump s’est toujours servi. Cette pratique, qui consiste à inventer un lieu de naissance extra-américain à des individus, avait en effet été employée par l’ancien président à l’encontre de son prédécesseur, Barack Obama, et de sa rivale républicaine, Nikky Haley, afin de mettre en doute leur aptitude à la fonction présidentielle.

Le Parti républicain, lui, cherche à présenter Harris comme une opportuniste, rappelant qu’elle se décrit telle une personne robuste sur les questions pénales au cours de ce scrutin, mais qu’elle a contribué aux prémices du mouvement « defund the police » (« définancer la police ») à San Francisco où elle a longtemps été procureure, ayant considérablement réduit les moyens des forces de l’ordre. Ainsi, J. D. Vance a défendu les propos controversés de Trump en estimant que Harris s’était toujours comportée en « caméléon »… Le Wall Street Journal écrivait dans son éditorial d’introduction mercredi dernier que ces récentes polémiques relevaient du « piège des politiques identitaires dans lequel les Démocrates veulent que M. Trump tombe et [qu’il] s’y était engouffré. » Si ce constat semble instinctivement logique, on peut également se demander dans quelle mesure un électorat républicain, exaspéré par les excès du wokisme outre-Atlantique, pourrait se consolider grâce à la tournée en dérision des crispations communautaires sur lesquelles misent les Démocrates…

De plus, ces dimensions identitaires pourraient devenir un poids pour la vice-présidente sortante.

En effet, il se trouve un élément de l’héritage de Biden que Kamala Harris semble heureuse de renier : son engagement pro-israélien. Lors de sa rencontre avec Benjamin Netanyahu, en visite aux États-Unis il y a une semaine, elle lui a intimé de cesser les combats à Gaza, indiquant qu’elle ne serait « pas silencieuse » s’agissant « des tragédies » sur place. En outre, elle s’est assurée que son absence au cours d’une adresse du Premier ministre israélien au Congrès soit publiquement remarquée. En parallèle, tandis que Harris cherche encore le nom de son potentiel vice-président, nombre de Démocrates s’efforcent de la dissuader de sélectionner le — pourtant populaire — gouverneur de Pennsylvanie, Josh Shapiro. Son tort ? Il est de confession juive, ce qui serait rédhibitoire pour nombre d’électeurs néoprogressistes et pour la population arabo-musulmane qui domine dans l’État-pivot du Michigan.

            En conclusion, cette hypertrophie rhétorique n’est pas le seul fait de Donald Trump. Depuis quelques jours, un nouvel élément de langage démocrate consiste à accuser le camp républicain d’être rempli de « gens chelou (sic) » — « these guys are weird », en langue originale. Si c’est d’abord le comportement de Trump à la suite de la fusillade en Pennsylvanie qui a été qualifié de la sorte, il a vite été employé pour l’intégralité des membres de la campagne républicaine. Ces derniers, auxquels la victoire semblait promise, n’ont cependant pas encore trouvé de stratégie efficace contre les diverses offenses dont ils sont victimes. Précisons que les Démocrates ont intérêt à imposer leurs formules à l’agenda, afin de faire oublier que 15 millions de leurs électeurs avaient désigné Joe Biden au cours des primaires. C’est finalement Harris qui concourra, bien qu’en 2020, elle était si impopulaire qu’elle avait dû se désister avant même les primaires.

Eliott Mamane,
Chroniqueur au Figarovox et intervenant régulier sur CNews.

Source photo : Muhammad Alimaki / Shutterstock.com

Eliott Mamane

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