• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Economie

Relance du logement : les trois France

Henry Buzy-CazauxParHenry Buzy-Cazaux
13 avril 2026
Relance du logement : les trois France
Analyse

Le marché des logements neufs acheté par des ménages investisseurs ne repart pas, alors qu’on attendait beaucoup du dispositif fiscal Jeanbrun. Les raisons en sont multiples. La situation révèle surtout trois réactions différentes de la part des Français, s’adaptant à un univers troublé peu propice à la confiance, qui a toujours constitué la condition majeure des acquisitions résidentielles et de l’endettement de long terme. Portrait d’une France de l’investissement qui se coupe en trois.



Le temps est révolu où le goût des Français pour la pierre se jouait de l’adversité, ou plutôt des adversités. Les coups de canif fiscaux ont toujours existé et chaque loi de finances a comporté un ou deux gestes malheureux envers l’immobilier, souvent passé inaperçu jusqu’au décodage de la loi promulguée, parfois soulevant des débats. Qu’importe, il semblait aux ménages que le solde net restait positif. Même constat pour les taux d’intérêt, si l’on exclut la période de forte inflation il y a deux ans, qui a purement et simplement empêché l’accès au crédit de dizaines de milliers de ménages. Enfin, l’ambiance économique, sociale et politique, sans n’avoir aucune influence sur le moral des troupes, ne parvenait pas par le passé à avoir raison de l’envie des ménages de devenir propriétaires. Il semble que cette résilience, pour reprendre un terme à la mode, ne soit pas intacte. Ainsi, le dispositif Jeanbrun, auquel on peut objectivement trouver pour l’investissement locatif dans le neuf de réelles vertus, n’a pas à ce jour l’efficacité qu’on était en droit d’en attendre. Les promoteurs constatent que le redémarrage n’est pas au rendez-vous comme ils le croyaient. Certes, la situation générale du pays tempérait leur ardeur. Pour autant, ils attendaient mieux. Il est probable que désormais les ménages français réagissent à leur environnement de façon plus nuancée que naguère ou surtout jadis, conduisant les observateurs à plus de finesse dans l’analyse et à un optimisme plus prudent. Biopsie d’un marché convalescent, qui peine à retrouver son énergie.

Une première évidence s’impose: alors que des messages entraînant du ministre de la ville et du logement, homme de communication, de la filière professionnelle et de la presse inclinent à investir grâce au Jeanbrun, alors que ce dispositif était attendu comme le messie, une fraction importante de la population cible -les ménages à revenus intermédiaires et supérieurs- résiste et ne franchit pas le pas. On n’assiste pas au raz de marée généralement observé quand un dispositif nouveau (l’attrait de la nouveauté fiscale a toujours fonctionné) et qui a du souffle voit le jour, avec des bulles de vente ou des bureaux de promoteurs pris d’assaut et très vite des études notariales en surchauffe. Cette période est derrière nous. La cause est à rechercher dans la gravité de la situation mondiale et nationale. Rien ne va plus, dans des proportions inédites, avec une multiplicité de dérèglements exceptionnelle. Dans ces circonstances, les Français ne se projettent pas et vivent dans l’instant, en particulier quant à l’usage de leur épargne ou de leur capacité d’emprunt. Ils réservent ces moyens pour le cas où un coup dur interviendrait. On n’ignore pas que les crédits à la consommation ont de plus en plus souvent cette utilité. Au rang des peurs qui les paralysent, la remontée du chômage, la hausse des taux d’intérêt, l’explosion du prix des carburants qui les désolvabilise comptent parmi les plus taraudantes.

Pourtant, on doit à l’honnêteté de reconnaître que l’encéphalogramme du marché du neuf n’est pas plat. Une illustration: lors du Salon de l’immobilier de Toulouse, l’une des métropoles traditionnellement les plus active au plan immobilier, qui s’est tenu quelques jours à peine après la promulgation de la loi de finances qui a créé le Jeanbrun, quelques promoteurs s’étaient inscrits au dernier moment et ont enregistré des contacts qualifié, qui se sont transformés en investissements. Qui sont ces ménages qui passent outre les peurs et les paralysies? Ceux qui ont fait leur deuil d’une situation sereine dans leur pays sinon dans le monde et ont décidé de tracer leur chemin, pour leurs projets professionnels comme pour leurs intentions patrimoniales. Ils ont choisi l’indifférence. On les entends s’exprimer d’ailleurs et soutenir que de toute façon « il faut bien vivre ». Du cynisme? Peut être. L’ambiance actuelle y mène. En tout cas, ces Français optent pour l’envie d’avoir envie, pour parodier Johnny Hallyday. L’expression est juste: ils se forcent à garder l’envie, nonobstant tout ce qui pourrait l’éteindre ou en tout cas l’émousser. Les plus jeunes ménages sont surreprésentés dans cette catégorie, parce qu’on ne peut nier que cet allant soit l’apanage, non exclusif certes, de la jeunesse. La France peut se réjouir que la création d’entreprise y reste active, dans un contexte tellement dégradé et anxiogène. Elle le doit à la force de caractère de cette catégorie de Français, sans doute lassés d’attendre une amélioration des conditions, et qui veulent avancer. L’investissement immobilier leur permet de se réaliser, pour autant que leur banque les suive.

Et puis il y a la dernière catégorie, celle des ménages habités de la conviction que la pierre offre un atout unique: écrire son parcours et préempter l’avenir. C’est au-delà de la valeur refuge, qui préserve l’épargne qui y a été placée, protège de l’inflation et garantit une retraite par capitalisation. Plutôt une empreinte tracée et laissée, transmissible, qui vous prolonge. Cet état d’esprit ressortit à la volonté de s’engager dans l’avenir avec la certitude que la solidité de l’immobilier, l’actif lui-même et la demande locative aussi, sont des rails posés pour asseoir le futur. Il se pourrait que cette catégorie croisse et embellisse. Elle est dans la croyance et le monde dans lequel nous évoluons va redonner aux croyances, religieuses ou laïques, leurs lettres de noblesse. Au fond, il est même à espérer que les Français acquièrent ce lien là avec l’immobilier, qui ancre dans la vie et la fonde, alors que tous les repères volent en éclat sans exception. Une sorte d’antidote et d’élixir. On saura dans les mois qui viennent si le Jeanbrun est perçu comme le moyen d’ancrer des existences, rien moins que cela, et si les Français qui attendent cela de l’immobilier locatif résidentiel sont une espèce en voie de développement, qui peut l’emporter sur les frilosités et les tétanies, et même prendre le dessus sur les seules envies audacieuses d’aller de l’avant.

Henry Buzy-Cazaux,
président fondateur de l’Institut du Management des Services Immobiliers

Henry Buzy-Cazaux

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Y’a qu’à taxer les riches !

Y’a qu’à taxer les riches !

ParSylvain Bersinger

Le contre-budget présenté par LFI repose sur une idée simpliste : les plus riches et les entreprises sont une source...

Le Blue Labour et l’avenir des gauches européennes

Le Blue Labour et l’avenir des gauches européennes

ParRedaction

La Revue politique et parlementaire et la Fondation Jean-Jaurès organisent deux journées de réflexion et de débat consacrées au Blue...

Faut-il supprimer Parcoursup ?

ParCarole Barjon

Cette clé d’entrée dans l’enseignement supérieur concentre de nombreuses critiques. Pourtant sa suppression ne répondrait pas forcément aux revendications des...

Relever les défis contemporains de la liberté d’expression

Relever les défis contemporains de la liberté d’expression

ParDavid Lacombledet1 autre

La liberté d’expression connaît une expansion historique. Contrairement à une idée largement répandue, elle ne traverse pas une phase de...

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Y’a qu’à taxer les riches !
Economie

Y’a qu’à taxer les riches !

Programmes logement des candidats à l’élection présidentielle: l’aménagement du territoire grand absent
Economie

Programmes logement des candidats à l’élection présidentielle: l’aménagement du territoire grand absent

RN : la règle d’or est en toc
Economie

RN : la règle d’or est en toc

Projet d’obligation de formation pour les collaborateurs de la transaction et de la gestion immobilières : divorce entre les professionnels et le gouvernement ?
Economie

Projet d’obligation de formation pour les collaborateurs de la transaction et de la gestion immobilières : divorce entre les professionnels et le gouvernement ?

L’énergie tire (encore) l’inflation en septembre
Economie

L’énergie tire (encore) l’inflation en septembre

L’efficience publique au-delà du chèque : de l’agitation monétaire à l’ajustement structurel et l’efficience réelle
Economie

L’efficience publique au-delà du chèque : de l’agitation monétaire à l’ajustement structurel et l’efficience réelle

Trump pourrait propulser le diesel à près de 4 €
Economie

Trump pourrait propulser le diesel à près de 4 €

Le logement, œcuménique, laïc et obligatoire
Economie

Le logement, œcuménique, laïc et obligatoire

Article suivant
Kharg, épineuse île du golfe Persique

Islamabad : un échec diplomatique acté d’avance ?

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire