• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans International

Après les élections italiennes, une France encore un peu plus isolée en Europe

Benjamin MorelParBenjamin Morel
26 septembre 2022
Après les élections italiennes, une France encore un peu plus isolée en Europe

Les élections en Italie marquent une rupture profonde en Europe. Certes, ce n’est pas la première fois que l’extrême droite arrive au pouvoir dans un pays de l’Union. Depuis l’émergence de Jörg Haider en avril 1999 en Autriche, plusieurs États ont connu des majorités que l’on pourrait, au choix, qualifier d’extrême droite, très à droite ou populiste. Certes également, les analyses qui font de Fratelli d’Italia un parti fasciste démontrent une assez mauvaise connaissance de la culture politique italienne. La nostalgie du fascisme est importante dans une part importante de l’opinion italienne et sert de référence culturelle à ce mouvement. Il n’en reste pas moins que ni son programme ni ses marges d’action, tenues à composer avec Berlusconi et la Ligue, ne laissent craindre la mise en place d’un système se rapprochant de celui instauré par le Duce, progressivement, à partir des années 20. Il faut donc sortir des caricatures et s’interroger sur l’impact de ce changement pour l’Europe et la France. 

D’abord, la déclaration d’Ursula Von der Leyen quelques jours avant les élections rappelant, telle une sévère institutrice des peuples, que l’Union contrôlera sévèrement les écarts à l’État de droit semble représenter au mieux un champ du cygne d’une certaine politique, au pire un facteur de décomposition de l’Union. Cette déclaration est à rapprocher du discours d’Olaf Scholz prononcé le 29 août à Prague. Ce dernier prônait une vision très volontariste du renforcement de l’Union à marche forcée nécessitant notamment une application sourcilleuse des traités et des règles de l’État de droit aux États récalcitrant. Si l’Allemagne peut espérer imposer sa vision de l’Europe face aux « démocraties illibérales » de l’est de l’Europe, l’Italie est un morceau pour le moins plus gros. À cela il faut ajouter que les élections suédoises montrent également une diffusion, jusqu’au cœur de prospérité de l’Union, d’une vision qui ne peut guère être reprise par Berlin et la commission. Aujourd’hui, les lignes de fractures qui avaient émergé lors de la réactivation du Groupe de Visegrád en 2015 ne sont plus des fractures est-ouest.

Cette forte résistance couplée au volontarisme allemand, encore renforcé par le sentiment du contribuable germanique de payer pour les autres notamment depuis la marche vers la mise en commun de la dette obtenue en 2020 par Emmanuel Macron, pourrait bien amener l’Europe à la crise.

Quid de la France dans ce jeu de fracture ? La politique d’Emmanuel Macron lors de son premier quinquennat a toujours été de coller à l’Allemagne à dessein d’obtenir d’elle un approfondissement de l’Union. Comprenant qu’il n’y avait rien à attendre du côté de Berlin, il s’est parfois tourné vers les pays latins pour forcer l’Allemagne à bouger, notamment à propos de la dette Covid. Le problème est que ce rapprochement ne fut qu’instrumental et opportuniste. Le Traité du Quirinal signé en novembre 2021 n’induit pas de stratégie commune européenne, comme Paris essaie d’en élaborer toujours une avec l’Allemagne. La stratégie est encore de jouer contre ces propres intérêts à court terme pour favoriser une plus forte intégration européenne en usant du levier de l’Allemagne sur le reste de l’Union, et conjoncturellement des pays du Sud sur l’Allemagne. Or cette logique semble avoir atteint ses limites.

D’abord, car l’ensemble des États sont entrés dans des logiques non coopératives.

L’ascension de Méloni ne doit pas masquer un autre fait tout aussi marquant qui fut la dérogation obtenue par l’Espagne et le Portugal leur permettant de s’extraire en avril du marché commun de l’électricité. L’intégrationnisme français, dogmatique, conduit donc quoiqu’il arrive, contre vents et marées, aujourd’hui, à coller à la position allemande alors que Rome et Madrid ne peuvent plus représenter des leviers efficaces pour la faire avancer. Au mieux, la France d’Emmanuel Macron risque donc de se retrouver à jouer les brillants seconds de la politique allemande, qui, derrière les grands discours, vise d’abord les intérêts allemands… comme le montrent les carnets de commandes pleins de matériel américain de son armée.

La position de la France ressemble ainsi chaque jour à celle d’un eurolapin hébété au milieu d’États résolus à défendre leurs intérêts. En refusant de voir la nouvelle donne politique, non seulement elle n’est plus à même de jouer le rôle de passerelle entre les blocs qui semble se constituer au sein de l’Union, mais sans doute n’est-elle même plus à même de défendre efficacement ses intérêts.

Benjamin Morel
Maître de conférences en droit public à l’Université Paris II

Benjamin Morel

Benjamin Morel est maître de conférences en droit public à Paris 2 Panthéon-Assas. Il est également directeur du conseil scientifique de la Fondation Res Publica et directeur des publications de l’Institut Rousseau. Benjamin Morel est spécialiste de droit constitution et de science politique.

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Y’a qu’à taxer les riches !

Y’a qu’à taxer les riches !

ParSylvain Bersinger

Le contre-budget présenté par LFI repose sur une idée simpliste : les plus riches et les entreprises sont une source...

Le Blue Labour et l’avenir des gauches européennes

Le Blue Labour et l’avenir des gauches européennes

ParRedaction

La Revue politique et parlementaire et la Fondation Jean-Jaurès vous invitent à deux journées de réflexion et de débat consacrées...

Faut-il supprimer Parcoursup ?

ParCarole Barjon

Cette clé d’entrée dans l’enseignement supérieur concentre de nombreuses critiques. Pourtant sa suppression ne répondrait pas forcément aux revendications des...

Relever les défis contemporains de la liberté d’expression

Relever les défis contemporains de la liberté d’expression

ParDavid Lacombledet1 autre

La liberté d’expression connaît une expansion historique. Contrairement à une idée largement répandue, elle ne traverse pas une phase de...

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Une amitié à l’épreuve des faits : lecture indienne des dix-huit premiers mois de la présidence Trump
International

Une amitié à l’épreuve des faits : lecture indienne des dix-huit premiers mois de la présidence Trump

La rivalité sino-américaine ou la confrontation de deux régimes de gestion du capital
International

La rivalité sino-américaine ou la confrontation de deux régimes de gestion du capital

Géopolitique de Bab el-Mandeb : le défi houthi aux intérêts stratégiques français
International

Géopolitique de Bab el-Mandeb : le défi houthi aux intérêts stratégiques français

Comment les Chinois perçoivent-ils le second mandat de Donald Trump ?
International

Comment les Chinois perçoivent-ils le second mandat de Donald Trump ?

Trump II : la démocratie américaine à l’épreuve des contre-pouvoirs
International

Trump II : la démocratie américaine à l’épreuve des contre-pouvoirs

Washington sans caméras, la presse fait bloc
International

Washington sans caméras, la presse fait bloc

Le moment trumpien, ou l’Amérique qui vient
International

Le moment trumpien, ou l’Amérique qui vient

Déconstruire les préjugés pour une paix durable entre le Liban et Israël
International

Déconstruire les préjugés pour une paix durable entre le Liban et Israël

Article suivant
Ramses 2023 : L’Europe dans la guerre

Ramses 2023 : L'Europe dans la guerre

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire