• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Economie

Assurance chômage et carambouille budgétaire (à quoi sert l’Unedic ?)

Michel MonierParMichel Monier
7 août 2023
Assurance chômage et carambouille budgétaire (à quoi sert l’Unedic ?)

La mission première de l’Unedic n’est plus de financer l’indemnisation du chômage mais de financer les politiques publiques de l’emploi, les établissements publics et de créer de la dette hors du périmètre des lois de finances.

Accusée de ne pas inciter à la reprise d’emploi, accusée d’être trop généreuse, accusée de déficit structurel dont la cause ne serait autre que la mauvaise gestion des partenaires sociaux l’Assurance chômage, par le moyen des lettres de cadrage adressées par l’exécutif aux partenaires sociaux a été prise en mains par l’État. Le modèle assuranciel n’existe plus et on a pu penser que la réforme de son financement- la CSG étant substituée à la contribution salariée- le transformait en régime de solidarité mais ce n’était là qu’une première étape.

Avec la perspective de la création de France travail le financement apporté aujourd’hui par l’Unédic à Pôle emploi sera revu à la hausse.

Le pari n’est plus à prendre que sur le niveau de l’augmentation. Aujourd’hui à hauteur de 11% de la ressource de l’Unédic, la subvention apportée par l’Unedic passera-t-elle à 12 ou 15 ou 17% ?

Avec la dernière lettre de cadrage que l’exécutif vient d’adresser aux partenaires sociaux les choses s‘éclaircissent : la part de l’excédent annuel de l’Unédic qui sera captée par l’État pour financer ses politiques pour l’emploi est fixée[1], imposée aux partenaires sociaux.

Si l’État peut être légitime à agir ainsi parce qu’il finance l’Unedic, par la CSG, il faut voir qu’il finit de saper ce qui fut un régime d’assurance d’un risque professionnel et qu’il le fait pour une mauvaise raison !

Il faut là aussi un détournement de procédure budgétaire. Il faut voir, enfin, que la trajectoire de remboursement de la dette de l’Unédic, dont une part significative résulte non pas de l’indemnisation mais des charges diverses que l‘Unédic supporte au-delà de sa mission d’indemnisation, est devenue un objectif secondaire !

Le modèle d’assuranciel n’est pas simplement devenu un régime de solidarité il est aussi un instrument de détournement de la procédure budgétaire et, subsidiairement, un instrument déni de démocratie, pas seulement sociale.

Le débat doit dépasser celui des économies faites sur le dos des chômeurs. Le débat doit dépasser aussi celui de la disparition de la gestion paritaire. Le débat doit porter sur la carambouille budgétaire.

La promesse faite par le Ministre de l’économie de pas d’impôts supplémentaires trouve, pour être tenue, l’artifice du rapt des cotisations sociales. Aujourd’hui l’Unédic une fois encore et les mutuelles aussi qui doivent financer les désengagements de la Sécurité sociale et, demain, les retraites complémentaires. Pari est pris, ici, que les effets bénéfiques de la réforme Borne sur le régime Agirc-Arrco seront captés, en tout ou partie, par l’État.

La Cour des comptes relevait que le « financement des dépenses [sociales] par cotisations ou par impôts [est] devenu sans logique claire » [2]. Avec le cadre imposé aux partenaires sociaux pour la négociation sur l’assurance chômage l’exécutif ajoute encore à cette illogique.

Se demander à quoi sert l’Unedic est réducteur. La vraie question est de savoir à quoi servent aujourd’hui les assurances sociales et une réponse semble évidente : à des tours de passe-passe budgétaire.

C’est là une nouvelle illustration de ce qu’est le en même temps : pas d’impôts supplémentaire mais en même temps détournement compensatoire (!) des financements de la protection sociale. C’est demander beaucoup à un modèle social, en crise depuis le début des années ’80, devenu insoutenable, essoufflé par des réformes toujours paramétriques et jamais réinventé.

Sans forcer le trait il faut voir dans le cadrage imposé aux partenaires sociaux une nouvelle affirmation de la socialisation du modèle français.

On aurait pu espérer, à ce niveau de prélèvements obligatoires, que la start-up nation oriente la négociation des partenaires sociaux vers la baisse de la cotisation des employeurs pour son effet sur le coût du travail dont la baisse est certainement plus incitative à l’emploi que le financement d’un nouvel établissement public.

Non c’est la voie socialiste qui a prévalu sur l’option libérale.

Michel Monier
Ancien DGA de l’Unédic
Membre du Cercle de recherches et d’analyse de la Protection sociale
Think tank CRAPS.

[1] Bruno Coquet, « De l’assurance chômage à la taxation des chômeurs », Alternatives Économiques Le blog de Bruno Coquet.

[2] –  Cour des comptes, Sécurité sociale – Rapport 2022, Chapitre II Le financement de la sécurité sociale : des règles à clarifier et à stabiliser

Michel Monier

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Y’a qu’à taxer les riches !

Y’a qu’à taxer les riches !

ParSylvain Bersinger

Le contre-budget présenté par LFI repose sur une idée simpliste : les plus riches et les entreprises sont une source...

Le Blue Labour et l’avenir des gauches européennes

Le Blue Labour et l’avenir des gauches européennes

ParRedaction

La Revue politique et parlementaire et la Fondation Jean-Jaurès organisent deux journées de réflexion et de débat consacrées au Blue...

Faut-il supprimer Parcoursup ?

ParCarole Barjon

Cette clé d’entrée dans l’enseignement supérieur concentre de nombreuses critiques. Pourtant sa suppression ne répondrait pas forcément aux revendications des...

Relever les défis contemporains de la liberté d’expression

Relever les défis contemporains de la liberté d’expression

ParDavid Lacombledet1 autre

La liberté d’expression connaît une expansion historique. Contrairement à une idée largement répandue, elle ne traverse pas une phase de...

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Y’a qu’à taxer les riches !
Economie

Y’a qu’à taxer les riches !

Programmes logement des candidats à l’élection présidentielle: l’aménagement du territoire grand absent
Economie

Programmes logement des candidats à l’élection présidentielle: l’aménagement du territoire grand absent

RN : la règle d’or est en toc
Economie

RN : la règle d’or est en toc

Projet d’obligation de formation pour les collaborateurs de la transaction et de la gestion immobilières : divorce entre les professionnels et le gouvernement ?
Economie

Projet d’obligation de formation pour les collaborateurs de la transaction et de la gestion immobilières : divorce entre les professionnels et le gouvernement ?

L’énergie tire (encore) l’inflation en septembre
Economie

L’énergie tire (encore) l’inflation en septembre

L’efficience publique au-delà du chèque : de l’agitation monétaire à l’ajustement structurel et l’efficience réelle
Economie

L’efficience publique au-delà du chèque : de l’agitation monétaire à l’ajustement structurel et l’efficience réelle

Trump pourrait propulser le diesel à près de 4 €
Economie

Trump pourrait propulser le diesel à près de 4 €

Le logement, œcuménique, laïc et obligatoire
Economie

Le logement, œcuménique, laïc et obligatoire

Article suivant
Paroles, paroles…

Paroles, paroles...

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire