• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans N° 1089, Politique

Le pré-recrutement une solution à la pénurie d’enseignants ?

Jacques-Bernard MagnerParJacques-Bernard Magner
28 novembre 2018
Le pré-recrutement une solution à la pénurie d’enseignants ?

Depuis plusieurs années, l’Éducation nationale peine à recruter ses enseignants. En 2012, un groupe de travail du Sénat, présidé par Jacques-Bernard Magner, préconisait le pré-recrutement pour pallier la crise qui touche la profession. Une solution qui pourrait être d’actualité en 2018.

Revue Politique et Parlementaire – Le métier d’enseignant connaît une crise de recrutement depuis plusieurs années. Comment l’expliquez-vous ?

Jacques-Bernard Magner – La crise de recrutement est une conséquence de la « mastérisation » qui n’a pas été accompagnée d’une revalorisation de la rémunération. Peu de métiers aussi exigeants en engagement personnel et nécessitant cinq ans d’études supérieures sont aussi mal payés du début à la fin de carrière.

Par ailleurs, le « vivier » des catégories sociales les plus populaires n’est plus atteint par le recrutement actuel contrairement à ce qu’il était à l’époque des écoles normales d’instituteurs ou des IUFM.

RPP – Pour pallier cette crise, la Cour des comptes recommande au gouvernement de réviser les modalités du concours d’admissibilité permettant de devenir enseignant. Elle préconise un recrutement au niveau licence et non plus master. En 2012, vous avez présidé un groupe de travail sur le « pré-recrutement » des enseignants. De quoi s’agit-il ?

Jacques-Bernard Magner – Concernant le « pré-recrutement » des futurs enseignants, j’ai fait des propositions au ministre de l’Éducation nationale lors d’un rendez-vous le 14 février 2018.

Avec Vincent Peillon, nous avons obtenu l’attribution de 18 000 contrats d’avenir en 2013 pour en faire des EAP (emplois d’avenir professeurs). Ces étudiants recrutés sous contrat de travail bénéficiaient d’une aide financière en effectuant, avec l’accompagnement d’un tuteur, des missions rémunérées dans les écoles et les établissements du second degré.

En contrepartie, ils s’engageaient à se présenter à un concours de recrutement d’enseignants. La combinaison d’une bourse et la rémunération au titre du contrat de travail, en s’ajoutant aux bourses sur critères sociaux, garantissaient un revenu moyen total de l’ordre de 900 € par mois. Hélas, ce dispositif a été abandonné malgré les retours d’expérience positifs des quelque 9 000 jeunes bénéficiaires.

RPP – Quels sont les avantages de ce pré-recrutement et pourquoi peut-il être une solution à la pénurie d’enseignants ?

Jacques-Bernard Magner – Le pré-recrutement parmi les étudiants dès la première année de licence permettrait d’élargir le vivier aux jeunes qui s’intéressent aux métiers de l’éducation mais qui en sont dissuadés par la complexité et la longueur de la formation. Par ailleurs, le concours d’entrée en ESPÉ (École supérieure du professorat et de l’éducation) devrait comporter une part plus importante concernant la pratique professionnelle.

RPP – Que sont devenues vos recommandations suite à vos travaux ?

Jacques-Bernard Magner – Après avoir été bien accueillies par Vincent Peillon qui a lancé l’expérimentation avec les EAP en 2013, les propositions faites sur le pré-recrutement n’ont pas été poursuivies par les ministres successifs.

RPP – Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé qu’il allait ouvrir un chantier spécifique sur le pré-recrutement. Qu’en pensez-vous ? Va-t-il s’inspirer de vos travaux ?

Jacques-Bernard Magner – Jean-Michel Blanquer semble intéressé par le recours au pré-recrutement. Nous l’avons évoqué lors d’un entretien au ministère le 14 février 2018.

La situation est grave et les jeunes se détournent d’un métier qui ne les fait pas rêver et qui paraît difficile à atteindre pour eux.

S’il ne s’agit pas de refaire les écoles normales abandonnées dans les années 80, des leçons restent à tirer de « l’universitarisation » de la formation des enseignants. La part de la professionnalisation est insuffisante par rapport à celle de l’académique. La pédagogie comme la psychologie de l’enfant sont insuffisamment enseignées aux futurs professeurs.

Dans la formation, la réflexivité est très importante et le retour d’expérience avec le soutien de tuteurs professionnels reste fondamental.

« L’alternance intégrative » qui permet de croiser les points de vue et de faire de l’ESPÉ un établissement apprenant nourri des retours d’expérience en milieu scolaire se substituerait alors à « l’alternance juxtapositive » qui dissocie trop l’acquisition des savoirs et celle des savoir-faire.

J’avais essayé de démontrer cela dans le rapport de la mission d’information que j’ai présenté au Sénat sur l’An I des ESPÉ en mai 2014.

En conclusion, nombreux sont ceux qui comprennent ce qu’il faudrait faire pour redonner envie à beaucoup de jeunes de devenir enseignants et pour construire une formation professionnelle à la hauteur des enjeux de notre époque. Mais l’obstacle essentiel est celui des moyens que l’État est prêt à consacrer à cette formation initiale sans oublier les besoins de la formation continue des enseignants à une époque où les technologies évoluent très rapidement.

Jacques-Bernard Magner
Sénateur du Puy-de-Dôme

Propos recueillis par Florence Delivertoux 

Jacques-Bernard Magner

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Entre flemme et sens du devoir

La primaire de la gauche peut-elle créer une dynamique électorale ?

ParMarie-Eve Malouines

Ils espéraient à peine 100 000 participants, mais bien plus que cela, 140 000 personnes se sont inscrites et ont...

L’agenda tech européen : l’heure des arbitrages

ParThaima Samman

Le discours sur l’état de l’Union de la présidente de la Commission européenne devant le Parlement européen a donné le...

Washington sans caméras, la presse fait bloc

Washington sans caméras, la presse fait bloc

ParMarc Chami

Depuis le 18 septembre, la Maison Blanche a décidé de couper l'accès à CNN, MS NOW et Politico. En réponse...

Le moment trumpien, ou l’Amérique qui vient

Le moment trumpien, ou l’Amérique qui vient

ParNicolas Conquer

En Europe, Donald Trump continue souvent d’être analysé comme une anomalie politique. Dix ans après son entrée en campagne, cette...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
99
Next
»
loading
play
La cité des débats - Intervention de la ministre Alice Rufo
play
La cité des débats - Guerre et recomposition au Proche et Moyen-Orient
play
La cité des débats - Table ronde : Le renseignement, instrument de puissance dans la guerre hybride
«
Prev
1
/
99
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Communication politique, rhétorique et influence : de la mise en scène du pouvoir à la délégation de la persuasion
N°1118

Communication politique, rhétorique et influence : de la mise en scène du pouvoir à la délégation de la persuasion

Politique

Arrêtez de mépriser le peuple.

Nos lycéens doivent être écoutés , mais surtout entendus.
Politique

Nos lycéens doivent être écoutés , mais surtout entendus.

Le zigzag macronien For sure ou la particule élémentaire d’une mythologie faible
N°1118

Le zigzag macronien For sure ou la particule élémentaire d’une mythologie faible

La RSE est morte, vive la RSE !
N°1118

La RSE est morte, vive la RSE !

« New Defense » : la France peut-elle gagner la bataille du temps ?
Politique

« New Defense » : la France peut-elle gagner la bataille du temps ?

L’antisémitisme appartient aux antisémites
Politique

L’antisémitisme appartient aux antisémites

Les commissions d’enquête parlementaires : des juges sans le dire ?
N°1118

Les commissions d’enquête parlementaires : des juges sans le dire ?

Article suivant
De la Chine 2

De la Chine 2

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire