• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Economie

L’effet boomerang sur nos finances

Jean-Yves ArcherParJean-Yves Archer
20 novembre 2023
L’effet boomerang sur nos finances

La semaine dernière, la Cour constitutionnelle d’Allemagne a rendu une décision essentielle en matière budgétaire. Celle-ci aura un impact sur la trajectoire de nos finances publiques.

Le revers est sérieux pour le Gouvernement d’Olaf Scholz puisqu’il s’agit d’un jugement qui considère « infondée » une écriture budgétaire de 60 milliards d’euros.

Cette somme fort significative devait bénéficier d’une exemption des règles du « frein à l’endettement » du fait des dispositifs Covid. Autrement dit, le Gouvernement s’est auto-exonéré des règles budgétaires – et notamment de la limitation des nouvelles tranches d’emprunts publics à 0,35 % du PIB – que l’Allemagne s’est astreinte à respecter.

Chacun imagine si la France avait le même format de corset budgétaire à rapprocher de son trop fameux « quoi qu’il en coûte« .

Selon l’adage, « comparaison n’est pas raison » mais nous restons pour le moins songeurs.

Concrètement, la Cour de Justice de Karlsruhe a édicté que le Gouvernement allemand avait violé les règles du frein à l’endettement.

Comment ? Par une réallocation en février 2022 d’un montant de 60 milliards d’euros visant à lisser l’effet dépressif de la Covid-19 et qui a terminé sa course dans un fonds pour la mutation de l’économie et la transition écologique.

Cette réallocation n’est pas constitutionnelle et la Cour rejette la réaffectation ainsi opérée d’autant plus qu’elle s’est exercée sur des exercices budgétaires postérieurs et a, par conséquent, contourné « le frein à l’endettement« .

Le Chancelier accuse le coup et a indiqué que cette décision allait avoir des répercussions sur la gestion budgétaire fédérale mais aussi sur le financement des Länder. Conformément à ce qui précède, les ministres des Finances et de l’Économie (respectivement Messieurs Christian Lindner et Robert Habeck) ont confirmé la suppression des crédits visés par la Cour.

Ainsi, le programme électoral de la coalition va se heurter à une difficulté tangible d’autant que 27 Mds (au sein des 60 torpillés) étaient déjà engagés pour 2024.

Ce coup de tonnerre budgétaire intervient alors même que le pays est objectivement en récession et que les prévisions pour 2024 ne sont pas fameuses. Ainsi, le ministre de l’Économie prend acte d’un recul de la croissance en 2023 : (- 0,4 %) et ne table pas sur plus de + 1,3 % en 2024.

Le pays va donc engager une dose d’austérité budgétaire (la suppression des 60 Mds) alors même que cette orthodoxie sous-jacente représente un risque manifeste pour l’activité économique.

Tout ceci ne manquera pas d’impacter la trajectoire de nos finances publiques. D’abord au plan politique, les pays du Nord vont repartir à la charge face aux pays dispendieux dont la France et l’Italie.

Nous sommes engagés par des Traités que nous ne respectons pas.

Qui ne voit que 188 Mds de déficit budgétaire est une somme exorbitante au regard de notre futur endettement mécaniquement accru.

Par ailleurs, si notre principal partenaire est en repli d’activité, il nous sera difficile d’atteindre nos objectifs de croissance d’ores et déjà qualifiés d’optimistes par le HCFP dans plusieurs avis (dont celui du 27 septembre 2023).

Un déficit pesant, une croissance qualifiée d’atone par l’Insee ne sont pas des atouts.

La décision de la Cour de Karlsruhe ne manquera pas d’avoir un impact sur le différentiel des taux, notamment des OAT à 10 ans, si la France ne corrige pas, ne revisite pas, n’infléchit pas la trajectoire des finances publiques pourtant récemment adoptée par le Parlement.

L’économiste Philippe Trainar rappelle que pendant longtemps, la France a été « dans le side-car de l’Allemagne » et que le spread des taux était respirable.

Désormais avec une dette de plus de 3.046 Mds et une remontée des taux qui génère mécaniquement un alourdissement de la charge d’intérêts (jusqu’à plus de 75 Mds en 2027), la France ne peut s’offrir le luxe de voir ses taux principaux frappés d’une prime de risque qui, in fine, serait insoutenable.

J’ai suffisamment écrit dans Les Échos et dans la Revue Politique et Parlementaire mon désaccord avec Olivier Blanchard lorsque les taux étaient si faibles que nous pouvions, selon cet ancien économiste du FMI, poursuivre notre trajectoire d’endettement pour ne pas savourer sa volte-face.

Voilà qu’il découvre que les taux d’intérêt sont supérieurs au taux moyen d’inflation et que cela pose problème. Sachons  relire Wicksell…

Pour le reste, la France va connaître des aigreurs d’estomac suite à la période déraisonnable de souscription de tranches de dettes. Rappelons que l’Agence France Trésor va devoir lever 285 milliards d’euros avec une quotité croissante à taux variable. Et ce point est finement scruté par les Agences de notation.

Jean-Yves Archer
Économiste
Membre de la Société d’Économie Politique

Jean-Yves Archer

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Le GNL, carburant d’avenir ou faux-semblant écologique du transport maritime ?

Le GNL, carburant d’avenir ou faux-semblant écologique du transport maritime ?

ParManon Terrin

Longtemps resté à l’écart des politiques climatiques, le transport maritime est désormais sommé par les gouvernements de réduire son empreinte...

Kharg, épineuse île du golfe Persique

Moyen-Orient : quand la puissance ne produit plus d’ordre

ParMyriam Benraad

L’embrasement au Moyen-Orient ne se laisse pas comprendre par les catégories classiques de la géopolitique. Il ne s’agit ni d’une...

Logement: temps long et temps court

Logement: temps long et temps court

ParHenry Buzy-Cazaux

Le plan de relance du logement que le Premier ministre vient de présenter à un atout que n’avaient pas eu...

Croissance nulle au premier trimestre

Croissance nulle au premier trimestre

ParSylvain Bersinger

Les chiffres de la croissance française au premier trimestre 2026 sont franchement mauvais : stagnation du PIB et baisse de...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
95
Next
»
loading
play
Les conférences de 18h59 - Viviane Chaine-Ribeiro
play
Printemps des Technologies – La Liberté d’expression à l’ère du numérique
play
Printemps des Technologies – l'IA dans l'économie
«
Prev
1
/
95
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Croissance nulle au premier trimestre
Economie

Croissance nulle au premier trimestre

Logements: l’inéluctable baisse des prix
Economie

Logements: l’inéluctable baisse des prix

Le crédit privé soulève des inquiétudes
Economie

Le crédit privé soulève des inquiétudes

Relance du logement : les trois France
Economie

Relance du logement : les trois France

Révision de la loi de 1989 sur les rapports entre propriétaires et locataires: un début malheureux
Economie

Révision de la loi de 1989 sur les rapports entre propriétaires et locataires: un début malheureux

IA et services immobiliers: la réévaluation du « corps présent »
Economie

IA et services immobiliers: la réévaluation du « corps présent »

L’économie iranienne peut faire de la résistance
Economie

L’économie iranienne peut faire de la résistance

Relance de la construction par les maires : raison garder
Economie

Relance de la construction par les maires : raison garder

Article suivant
Immobilier, crise sociale et violence

A l’heure des choix…

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026

Revue Politique et Parlementaire