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dans Tech

Une industrie high tech Germano-americaine

Gilles RabinParGilles Rabin
3 décembre 2025
Une industrie high tech  Germano-americaine
Analyse

 La vision française basée sur l’histoire gaulliste d’indépendance nécessaire de la Nation, y compris dans le domaine énergétique, de défense et industrielle a semblé gagner la bataille culturelle en Europe après le choc de la Covid et les stocks de masques ou de médicaments qu’il fallait aller chercher en Chine et la guerre en Ukraine qui a démontré la fragilité stratégique européenne sans la volonté américaine de nous défendre. L’élection de Trump a fini de nous convaincre comme Européens que nous étions seuls face à notre destin. Les Allemands sous le Chancelier Scholz ont vacillé, mais le nouveau Chancelier Merz, qui connait bien les Etats-Unis ayant travaillé pour BlackRock, a compris qu’un choc avec le grand frère américain était suicidaire. Pour préparer la guerre prévue en 2029 par les généraux du Pentagone, l’Allemagne se réarme au niveau technologique, en nouant des alliances avec les géants de la tech d’outre-Atlantique. La politique du « Wandel durch Handel » (Transformer par le commerce), si critiquée quand elle s’appliquait envers la Russie, est recyclée pour le partenariat américain.

Le Grand Large

Les raisons de cet entêtement à préférer le « Grand large » à l’Europe sont à la fois historique et économique. L’Allemagne s’est développée sur une industrie des biens de production après la Seconde Guerre mondiale sur la base d’une économie qui a su rester puissante. Cette force s’est structurée autour d’un monde ouvert de l’après-guerre permettant à l’Allemagne d’exister à nouveau « Wir sind wieder wer » (nous sommes à nouveau quelqu’un) grâce au miracle économique et aux exportations. Ce « miracle » est la seule référence historique présentable pour les Allemands. Mais cette force ne peut se contenter de débouchés nationaux voire européens. La machine allemande est conçue pour exporter dans le monde entier, et donc dans un monde ouvert. Toute tentative de protectionnisme, d’où qu’il vienne, représente une menace mortelle pour l’économie allemande. Du Mercosur aux taxes américaines, la politique économique allemande est construite pour accepter des « deals » même douloureux mais qui maintiennent des lignes ouvertes.

Et « l’Ami américain » reste incontournable quel que soit le locataire de la Maison Blanche. L’Allemagne moderne est née en 1948 quand le blocage de Berlin par les armées soviétiques a démontré que seuls les Américains pouvaient les sauver. Et cet hiver 48-49 marque le début d’un mariage de raison. La République fédérale d’Allemagne est née de la volonté américaine jusque dans la structure fédérale. En 1989, l’histoire se répète avec un appui américain fort à la réunification, à l’opposé de la position britannique et française.

Une industrie High-tech portée par l’économie de guerre

Cette dépendance allemande au grand frère américain ne se joue pas à la Maison Blanche ou dans des désaccords publics avec le Président américain. Il se joue dans les alliances dans la haute technologie portée par l’économie de guerre et ces fameux 5 % du PIB. En septembre 2025, le ministre allemand de la Défense annonce passer son budget annuel dans la défense spatiale de 800 millions à 7 milliards d’euros ! Ce n’est plus une Zeitenwende, c’est une révolution allemande. Dans le même temps Rheinmetall devient un élément structurant dans la supply Chain de Lockheed-Martin pour la production de F 35 qui ne sont pas des avions mais des systèmes d’armes. Acheter un F35 c’est comme acheter un Iphone, il ne communiquera que difficilement avec un téléphone Androïd. Et l’Androïd, c’est le Rafale. Pas de retour en arrière. Nvidia, construit avec le centre de recherche allemand de Jülich, est un des calculateurs les plus puissants du monde. OHB et MTA sont des sous-traitants importants pour la nouvelle fusée New Glenn de Bezos, quant à la start-up dans l’IA championne en Allemagne, Helsing, elle noue des alliances outre-Atlantique pour profiter des appels d’offres du Pentagone, tout en se présentant en France comme une entreprise allemande qui travaille en France.

Du côté universitaire, les Universités allemandes, bloquées depuis longtemps par l’interdiction de mener des recherches duales, se libèrent enfin de cette contrainte et la Bavière, avec l’Université technologique de Munich (TUM), devient un Stanford allemand, portée par les commandes de la Bundeswehr. Ces recherches sont aussi un outil de création de start-up, financées par le fonds disruptif Diana mis au point par l’Otan et dont le siège se trouve à Londres.

Ulrich Wickert, journaliste allemand en poste à Paris pendant des années, a proposé une grille de lecture dans son livre Salut les amis. « L’amitié n’est pas seulement la confiance mais aussi comprendre l’autre ». La France doit intégrer que l’Allemagne est née et se construit avec les USA, quel que soit le locataire de la Maison Blanche et que cette « alliance éternelle » se joue aujourd’hui dans l’économie de défense qui porte, comme toujours, les innovations technologiques. 

Gilles Rabin
Ancien directeur de l’innovation, des applications et de la science au Centre national d’études spatiales (CNES)

 

Gilles Rabin

Gilles Rabin a enseigné en France (Université́ de Grenoble), a été professeur invité au Polytechnico de Milan et à l’Université́ de Shangaï̈ et est intervenu au Mit sur les sujets d’innovations. Il est l’auteur d’une dizaine de livres portant sur l’innovation, l’urbanisme et la mobilité́ et a écrit de nombreux articles sur ces sujets. Il publie via Air et Cosmos et Spacewatch une newsletter sur l’économie spatiale européenne. Gilles Rabin est aujourd’hui Conseiller en innovation et mentor d’entreprises françaises et allemandes dans la Deep-tech. Il a occupé́ la fonction conseiller spatial à l’Ambassade de France à Berlin et a été de 2017 à 2022 Directeur de l’Innovation, des Applications et de la Science au CNES. Il est docteur en économie et diplômé́ de l’Institut français de Presse Paris II Assas. Il a travaillé́ dans de nombreuses métropoles françaises sur l’innovation et notamment dans les biotechnologies avec la création d’une entreprise de conseil à Boston sur le campus du Mit. De 2012 à 2014, Gilles Rabin fût Conseiller au cabinet du ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique en charge de la décentralisation, des ETI et des créations d’entreprises, des secteurs des transports et de la santé. De 2015 à 2017, il a occupé́ le poste de Conseiller chargé de l’innovation et de la politique spatiale auprès du Secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, Thierry Mandon.

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