La création du ministère des Affaires culturelles : le pari réussi de Charles de Gaulle et André Malraux

« Il vous sera utile de garder Malraux. Taillez pour lui un ministère, par exemple, un regroupement de services que vous pourrez appeler « Affaires culturelles ». Malraux donnera du relief à votre gouvernement ». La recommandation faite à Michel Debré, si elle marquait l’attachement de Charles de Gaulle à celui qu’il devait définir comme son ami génial, était aussi un pari sur la capacité de l’écrivain à diriger un ministère alors qu’en 1958, le portefeuille de l’Information lui avait été retiré moins d’un mois après sa nomination.

Identité : le non-dit de la construction européenne ?

Nous voulons parler de l’identité européenne, non parce que nous sommes des spécialistes de ces questions, mais parce que, en tant que citoyens, nous sommes frustrés par le fait que les politiques n’en parlent pas. Certes, le mot peut être évoqué, mais jamais il ne l’est comme la raison d’être de la construction européenne. 

Des clivages forts et deux France – Week-end à Rome ou à Lidl ?

Dans le contexte d’une nouvelle donne politique que nous connaissons maintenant depuis la présidentielle de 2017, Virginie Martin tente, dans un travail de première approximation – ou travail exploratoire – de mettre en schéma, afin de mieux mettre en lumière, les clivages, les saillances qui font sens aujourd’hui dans l’espace politique.

« L’UE doit veiller à ne pas se laisser distancer sur le terrain de jeu mondial de la science »

La recherche scientifique et l’innovation technologique se sont installées tardivement dans le projet européen. Les prémices de ce que l’on appellera à partir de 2000 l’espace européen de la recherche (EER) remontent au début des années 80 avec le vote du premier programme-cadre, pour un montant équivalent à 3,75 milliards d’euros.

Le lobbying : maladie de l’Europe ?

Avec près de 12 000 entités, Bruxelles, capitale européenne, concentre le plus grand nombre de lobbys au monde derrière Washington. Ils ont investi tous les sujets et tous les secteurs et pèsent de plus en plus sur la fabrique de la loi. Loués par certains pour leur utilité notamment face à la faiblesse croissante des syndicats et organisations patronales, les groupes d’intérêt sont décriés par la majorité des citoyens.

l’Euro, un projet inachevé et chancelant

Alors que nous célébrons les vingt ans de la mise en place de la monnaie unique, ce projet économique, le plus ambitieux au plan mondial des cinquante dernières années, est aussi le plus pétri de contradictions : en effet, nous avons mis en place une monnaie unique venant couronner un marché unique des biens et services, tout en laissant subsister une concurrence fiscale et sociale sauvage au sein de cette même zone monétaire. Par ailleurs, nous avons dans la mise en place de l’Euro, éradiqué toutes formes de flexibilité économique au profit d’un système rigide et trop dogmatique

Qui sont les alchimistes de la colère ?

Spontanément, quelque jugement que l’on émette à leur endroit, on s’imagine que les populistes constituent l’émanation pure et parfaite de la vox populi. On croit, autrement dit, que ces politiciens au verbe cru et à l’effronterie légendaire dériveraient en droite ligne de la volonté générale, qu’ils en traduiraient pour ainsi dire authentiquement les décrets. 

L’Euro est-il viable ?

La question de l’avenir de l’Euro concentre en général l’attention des commentateurs sur les succès déjà remportés par cette monnaie. Mon propos est un peu différent. Après avoir rappelé que l’Euro a gagné son premier défi : à savoir devenir une monnaie stable et reconnue sur les marchés internationaux, je souhaite évoquer les perspectives d’avenir et me poser la question : « À quelles conditions l’Euro peut-il être viable sur le très long terme ? ».