• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans International

Cuba : chronique d’une chute historique annoncée ?

Pascal DrouhaudParPascal Drouhaud
21 mai 2026
Cuba : chronique d’une chute historique annoncée ?

Tous droits réservés : Pascal drouhaud / Centre de La Havane, 2017

Tribune

La volonté des États-Unis de précipiter la chute du régime cubain semble ne plus avoir de limites. La politique de « pression maximale » mise en place dès le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a accéléré une crise économique sans précédent à Cuba, tandis que les relations bilatérales n’ont jamais été aussi tendues depuis 1962 1 et la crise des missiles.

Au lendemain de l’annonce de nouvelles sanctions économiques contre de nouveaux secteurs et après la visite à La Havane de John Ratcliffe2, directeur de la CIA, l’annonce d’une prochaine inculpation de Raul Castro par le ministère de la Justice pour des faits remontant à 1996 contre une organisation anti-castriste, « Brothers to the Rescue » (Frères à la rescousse) et l’abattage de deux de leurs avions civils faisant quatre morts, renforce l’effet d’étranglement politique. Il s’agit pour les États-Unis de criminaliser le régime tout en cherchant un prétexte pour s’engager sur un possible usage de la force. Dans cette logique, l’annonce faite par Washington concernant l’acquisition présumée de 300 drontes3 par La Havane auprès de l’Iran et de la Turquie depuis 2023 viserait à remettre en cause l’une des composantes de l’accord conclu avec l’ex-URSS sous la présidence de John F. Kennedy en 1962, accord pour lequel les États-Unis s’engageaient à ne pas intervenir à Cuba sauf en cas d’agression directe.

Au lendemain de l’opération « Absolute Resolve » conduite dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026 à Caracas et visant à capturer Nicolas Maduro avant son extradition immédiate vers les Etats-Unis4, Washington respecte à la lettre la volonté de rétablir « dans l’hémisphère occidental » (Amérique latine-Caraïbes), « la prééminence américaine ». Cette orientation s’inscrit dans le cadre de la nouvelle « Stratégie de sécurité nationale » présentée le 25 novembre 2025 par la Maison Blanche5.

Cuba est ainsi devenu un enjeu essentiel pour le Président Donald Trump, qui cherche à s’assurer « le contrôle politique » de la frontière sud des États-Unis et, par voie de conséquence, de l’espace caraïbe. Comment oublier que l’opération « Southern Spear » (Lance du Sud)6  visant à « détecter, perturber et dégrader les réseaux criminels transnationaux et les réseaux maritimes illicites », à combattre les cartels de la drogue en Amérique latine et « à protéger la nation américaine », mobilise toujours une armada américaine dans la région des Caraïbes depuis octobre 2025 ? Dans ce contexte, tandis que la guerre en Iran se poursuit, Cuba apparaît en 2026 comme le troisième volet d’un interventionnisme américain sur la scène internationale avec des enjeux globaux réaffirmés : gagner une nouvelle influence sur un continent selon une logique rappelant celle du « backyard », l’« arrière-cour »7 stratégique chère aux années de la guerre froide. La doctrine Monroe8  adoptée au XIXe siècle sert de base à cette stratégie.

Dans cette logique, Cuba apparaît, depuis les années 1960, comme « une enclave » hostile dans les Caraïbes, à moins de 150 km de Key West et 350 km de la Floride, dont il faut désormais, « se débarrasser ». En se rendant à la Havane à la tête d’une délégation américaine de haut niveau, John Ratcliffe a relancé les spéculations sur le devenir de l’île et, surtout, sur celui du régime en place depuis 1959 et l’entrée de Fidel Castro dans la capitale cubaine. Il y a rencontré Raúl Guillermo Rodríguez Castro, dit « Raulito », petit-fils de Raúl Castro9, acteur influent notamment au sein de GAESA (Groupement d’administration économique-Société anonyme), le puissant conglomérat économique aux mains de l’appareil de sécurité cubain. Ratcliffe s’est également entretenu avec le ministre de l’Intérieur, Lázaro Álvarez Casas, autorité politique de la Direction du renseignement (DI), ainsi qu’avec le chef des Services de renseignement cubains, le Général Ramon Curbelo.

Officiellement présentée comme une réunion de « coopération en matière de renseignement, de stabilité économique et de questions de sécurité », cette rencontre exceptionnelle, la plus importante impliquant un haut responsable de l’administration américaine depuis des années, ne constituerait-elle pas un ultimatum personnel adressé par Donald Trump ? John Ratcliffe était chargé de transmettre un message clair : les États-Unis sont « prêts » à un à engager une coopération  économique et sécuritaire, mais uniquement à condition que Cuba accepte des « changements fondamentaux ».

Ces derniers incluent une ouverture économique aux entreprises privées américaines, la fin du rôle de Cuba accusé par Washington d’être un « refuge sûr » pour des adversaires des États-Unis dans l’hémisphère (Russie, Chine, Iran, Hezbollah), ainsi que des réformes politiques profondes, parmi lesquelles la libération de prisonniers politiques et la fin de « la répression ». Cuba refuse toutefois de conditionner une sortie de crise économique à des évolutions politiques internes. Les autorités cubaines exigent, comme préalable, que les USA retirent l’île de la liste des États soutenant le terrorisme. La politique de « pression maximale » s’est renforcée dès le 29 janvier 2026 lorsqu’un décret présidentiel déclarait Cuba comme une « menace inhabituelle et extraordinaire ». Depuis, l’administration américaine accuse l’île d’héberger des capacités militaires et de renseignement russes, chinoises et iraniennes, et d’exporter « l’autoritarisme » dans la région. Sur le plan économique, l’intervention américaine au Venezuela en janvier 2026 a provoqué l’arrêt brutal des livraisons de pétrole vénézuélien, qui couvraient historiquement entre 40 et 50 % des besoins cubains.

Des tarifs douaniers dissuasifs imposés aux pays tiers fournisseurs de pétrole à Cuba, tels que le Mexique ou l’Iran, renforcent le « blocus pétrolier » et l’embargo économique. Cette situation aggrave une crise énergétique déjà profonde, accentuée par la vétusté du réseau électrique (les centrales thermiques comme celle de Guiteras-Matanzas datant des années 1970-1980) ainsi que par l’insuffisance des investissements malgré un virage partiel vers le solaire chinois. Il s’agit donc, pour Washington, de pousser La Havane non seulement à négocier mais également à faire évoluer son système politique en s’engageant sur la voie d’une transition. Une telle perspective demeure toutefois inacceptable pour les autorités cubaines, qui rejettent toute interférence américaine considérée comme une atteinte à leur souveraineté nationale.

Et pourtant, la pression américaine continue ! Les poursuites envisagées par le ministère de la Justice contre Raul Castro, figure centrale d’un régime acculé par la crise économique, s’inscrivent pleinement dans une stratégie d’étouffement politique. Il lui est reproché l’abattage, en février 1996, de deux avions de l’organisation anti-castriste « Brother to the Rescue » (Frères à la rescousse).

Pour l’administration Trump, Cuba représente une triple menace :

•  Sur le plan sécuritaire, Washington reproche à La Havane son soutien à des régimes adverses, sa coopération avec des programmes de renseignement étrangers ainsi que l’exportation de « médecins » considérés comme instrument d’influence. Les États-Unis maintiennent Cuba sur la liste des États soutenant le terrorisme.

• Sur le plan idéologique, le régime castriste reste perçu comme un vestige du communisme du XXe siècle et comme un acteur de déstabilisation en Amérique latine. Sans doute s’agit-il désormais d’une forme de « rituel politique » permettant de satisfaire la communauté cubano-américaine10 de Floride, dont les relais au sein de l’administration et du parlement (Congrès et Sénat), ne manquent pas, à l’instar du secrétaire d’État, Marco Rubio. A six mois des élections de mi-mandat, ce soutien reste important et s’inscrit dans la logique du projet « MAGA » porté par Donald Trump. 

•  Au niveau géopolitique, après la capture de Nicolás Maduro au Venezuela en janvier 2026, Cuba apparaît comme la prochaine cible dans une campagne de réaffirmation de la primauté américaine dans l’hémisphère occidental avec en arrière-fond la rivalité sino-américaine.

Cuba paraît aujourd’hui particulièrement isolée. Mais l’onde de choc de la crise que traverse ce pays emblématique a des répercussions bien au-delà des frontières nationales : la stabilité des Caraïbes est affectée, les structures concernant la politique d’immigration aux USA sont en alerte tout comme les organes de lutte contre le trafic de drogue. Un effondrement du régime constituerait un tournant géopolitique majeur. Washington pourrait alors réaffirmer le réalignement occidental d’un pays demeuré, depuis le XIXe siècle et l’indépendance de 1902, un élément central de sa politique régionale. La visite de John Ratcliffe symbolise ce moment charnière, renforcé par les poursuites judiciaires annoncées contre Raul Castro. Dans cet environnement tendu, le renseignement américain, longtemps ennemi juré du régime, devient un acteur central d’une possible alternance à l’envers.

Sur le plan global, Cuba sert de « prétexte » à certains États pour renforcer leurs politiques de prévention et de contrôle, tandis qu’elle demeure, pour d’autres, un « agent perturbateur » dans la grande rivalité opposant les États-Unis à la Chine et à la Russie. Pékin a multiplié les investissements dans les secteurs des infrastructures, 5G Huawei, les ports. Les énergies renouvelables étaient annoncées comme un objectif alternatif mais, dans la réalité, peu crédible. Moscou maintient une station d’écoute électronique et des liens militaires limités. Téhéran et le Hezbollah y trouveraient, selon Washington, un refuge logistique.

Donald Trump voit en Cuba, un « cheval de Troie » hostile situé à 150 km des côtes américaines. La doctrine implicite est claire : zéro tolérance pour les bases arrières adverses et dans le « backyard » américain. Cette crise teste la crédibilité de la puissance américaine dans le contexte post-Iran et post-Venezuela. Si Donald Trump parvient à imposer un changement ou une capitulation sans guerre, le signal envoyé sera fort pour d’autres pays comme le Nicaragua, et, au-delà du continent latino-américain, Moscou voire Pyongyang : l’hégémonie américaine dans l’hémisphère occidental, reste intacte malgré la montée en puissance de la Chine. A l’inverse, en cas d’échec ou de chaos prolongé, Washington apparaîtra affaibli, poussant les pays du Sud à accélérer leur pivot géostratégique vers Pékin ou Moscou.

Plus que jamais, dans un monde multipolaire en crise, ces tensions renforcées démontrent que la région des Caraïbes reste un baromètre de la puissance américaine, notamment face à l’expansion chinoise qui plus est, au lendemain de la visite de Donald Trump à Pékin. Elle rappelle que dans l’arrière-cour américaine, la « Realpolitik » prime et se traduit par une politique de pression constante pouvant conduire à un point de rupture qui pourrait ouvrir la voie à une issue forcée et contrôlée. Plus que jamais, l’année 2026 apparaît comme charnière, non seulement pour Cuba, mais également pour la projection internationale de l’image de « la puissance impériale » américaine.

Pascal Drouhaud
Spécialiste en relations internationales
Président de l’association LatFran (latfran.org/)
Membre du Cercle Fontenoy (think-tank du Chef d’état-major de l’Armée de terre)
Auteur de FARC, confessions d’un guérillero, Choiseul, 2008

  1. Le 14 octobre 1962, le survol de Cuba par un avion espion U 2, révèle l’installation de rampes de lancement de missiles soviétiques SS-4 à tête nucléaire à moyenne et longue portée, pouvant atteindre toute la Côte Est américaine. Une crise majeure en pleine guerre froide est ouverte aux portes des USA du 14 au 27 octobre 1962. Un blocus est mis en place le 24 octobre par les États-Unis et conduit les navires soviétiques a rebroussé chemin à partir du 27 octobre. Une issue est trouvée à la crise avec le retrait des missiles nucléaires soviétiques de Cuba et celui des missiles Jupiter américains installés en Turquie et en Italie. Enfin, John Kennedy prenait l’engagement de ne jamais envahir Cuba sans provocation directe. Cette condition est toujours d’actualité. ↩
  2. John Ratcliffe est Directeur de la CIA depuis le 23 janvier 2025. Il s’est imposé comme une figure incontournable du renseignement américain dont il en avait été le Directeur national pendant le premier mandat de Donald Trump. Ancien représentant républicain au congrès pour le Texas (2014-2018), il apparaît comme un fidèle soutien du président des États-Unis. Sa visite à Cuba les 14 et 15 mai 2026 apparait déterminante pour le devenir des relations entre Washington et La Havane. ↩
  3. Le 17 mai 2026, le site américain Axios a publié une enquête exclusive basée sur des renseignements classifiés américains. Selon cette information :

    •  Cuba aurait acquis plus de 300 drones militaires (dits « attack drones ») depuis 2023.

    •  Ces drones proviendraient principalement de Russie et d’Iran.

    •  Des discussions internes à La Havane auraient évoqué l’utilisation de ces drones pour   attaquer :

    •  La base navale américaine de Guantánamo Bay (située sur le territoire cubain).

    •  Des navires militaires américains.

    •  Éventuellement Key West en Floride (à seulement 90 miles / 145 km de Cuba).

    Les drones seraient stockés à divers endroits stratégiques de l’île, et Cuba chercherait encore à en acquérir davantage. Des conseillers militaires iraniens seraient présents à La Havane. ↩

  4. Nicolas Maduro a dirigé le Vénézuéla du 5 mars 2013, au lendemain de la mort d’Hugo Chavez, au 3 janvier 2026. Il a été élu Président en avril 2014, réélu au terme d’élections boycottées par l’opposition le 20 mai 2018 et le 28 juillet 2024. Ces deux derniers scrutins n’ont pas été reconnu par une grande partie de la communauté internationale. Les crises politiques, économiques et sociales (avec une série de bagues migratoires conduisant au départ de 6.5 millions de personnes sur une population de 30 millions, selon l’ONU. Il est capturé et extradé aux États-Unis dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026. Les principales accusations contre Nicolás Maduro portent sur des infractions graves liées au narcotrafic, au « narcoterrorisme » et à la corruption, formulées par la justice américaine (Department of Justice). Elles ont été détaillées dans un acte d’accusation initial en 2020 et dans un acte en Janvier 2026, après son arrestation et son transfert à New York. ↩
  5.  White House, National Security Strategy of the United States of America, Washington, Novembre 2025, p. 15 (https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2025/12/2025-National-Security-Strategy.pdf). ↩
  6. L’Opération Southern Spear/Lance du Sud a été engagée dans la région des Caraïbes en octobre 2025 sous la responsabilité du Commandement Sud ameircain basé en Floride/US Southcom. A la veille de l’intervention des forces spéciales à Caracas en janvier 2026, « Lance du Sud » regroupait 20 % du potentiel de la marine américaine avec notamment la présence du porte-avion Gérald Ford. Sa mission vise « à détecter, perturber et dégrader les réseaux criminels transnationaux et les réseaux maritimes illicites ». Plusieurs cartels de la drogue ont été inscrit par les USA sur la liste des mouvements terroristes : Sinaloa (Mexique), « Jalisco Nueva Generacion » (idem), Michoacana (idem), Clan del Golfo (Colombie), Cartel de los Soles (Venezuela), Tren de Aragua (idem) ↩
  7. Le « Backyard » est la traduction d’une analyse géopolitique portant sur les relations entre les États-Unis et l’Amérique latine. Construite à travers la doctrine Monroe (1823) et complétée par les doctrines Roosevelt (1904) et Bush (années 1980), la politique du voisin du Nord s’est orientée vers une relation déséquilibrée, visant la défense des intérêts économiques américains aux moyens d’un interventionnisme plus ou moins poussé. Cette approche a été remise en question pendant la guerre froide au cours de laquelle l’Amérique latine a été un foyer de nombreux conflits et d’enjeux stratégiques globaux, comme pendant la crise des missiles d’octobre 1962 à Cuba. ↩
  8. La doctrine Monroe élaborée le 2 décembre 1823 et le renforcement du principe de sécurité nationale ont conduit les Américains à intervenir dans des événements politiques en Amérique latine. ↩
  9. Raul Guillermo Rodriguez Castro est le petit-fils de Raul Castro qui a été le Ministre de la Défense cubain de 1959 à 2008 avant de succéder à son frère, Fidel Castro en devenant Président du Conseil d’Etat et du conseil des ministres, 1er secrétaire du parti communiste respectivement jusqu’en 2018 et 2021. Il est le fils de Deborah Castro et de Luis Alberto Rodriguez-Calleja qui était à la tête du conglomérat économique GAESA ( Groupement d’administration des entreprises, Société anonymes). Raul Castro est né le 3 Juin 1931. Frère cadet de Fidel Castro, il devient le ministre des forces armées de 1959 à 2008. Il assure l’intérim de Fidel Castro à partir de 2006, devenant Président du Conseil d’État jusqu’en 2018 et 1er Secrétaire du parti communiste jusqu’en 2021.  Il lui ai reproché par la justice américaine d’être impliqué, notamment, dans l’abattage de deux avions civils de l’organisation anti castriste « Brother to the Rescue / Frères à la rescousse » conduisant à la mort de 4 personnes. Cette accusation lui vaut d’être poursuivi par le ministère de la Justice américaine. ↩
  10.  Plusieurs vagues migratoires ont marqué Cuba depuis 1959 :

    –       De 1959-1962 : Environ 250.000 personnes sont parties, fuyant les nationalisations, les exécutions et l’alignement sur l’URSS. L’ « Opération Peter Pan » (1960-1962) : a conduit au départ de plus de 14 000 enfants non accompagnés vers les USA. 

    –       Les «Freedom Flights» /(Vols de la liberté, de 1965-1973
    Environ 260 000 à 300 000 Cubains (classes moyennes, ouvriers qualifiés, familles) à la suite d’Accords entre Cuba et USA portant sur des vols organisés de Varadero à Miami. Il s’agit du plus long programme de réinstallation de réfugiés de l’histoire américaine. 

    –       Le Mariel Boatlift en 1980
    Environ 125 000 Cubains entre avril et octobre sont concernés. 

    –       La crise des Balseros/ 1994
    Environ 30 000 à 35 000 personnes tentent la traversée sur des radeaux improvisés après l’effondrement de l’URSS 

    –       L’exode post-soviétique (1995-2020)
    Environ 650 000 admis aux USA entre 1995 et 2015.

    –       La grande vague actuelle depuis 2021
    qui porte sur  1 million de départs entre 2021 et 2024/2025 (perte de 10 % de la population). ↩

Pascal Drouhaud

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Cuba : chronique d’une chute historique annoncée ?

Cuba : chronique d’une chute historique annoncée ?

ParPascal Drouhaud

La volonté des États-Unis de précipiter la chute du régime cubain semble ne plus avoir de limites. La politique de...

Le moment élitiste

Le moment élitiste

ParRomain Donadini

Dans un contexte de défiance croissante envers les dirigeants, Romain Donadini nous invite à relire Gaetano Mosca, Vilfredo Pareto et...

Waldeck-Rousseau et la « République définitive » : De la Revue politique et parlementaire au Grand Cercle républicain

Plan de relance du logement : une occasion de rachat de la classe politique

ParHenry Buzy-Cazaux

Le plan de relance du logement, présenté en grandes pompes par le Premier ministre, passera par une loi, dont le...

Kharg, épineuse île du golfe Persique

L’Iran et l’anti-occidentalisme

ParMyriam Benraad

La crise du détroit d’Ormuz révèle comment la République islamique d’Iran mobilise, remodèle et exploite le sentiment anti‑américain et anti‑occidental...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
95
Next
»
loading
play
Les conférences de 18h59 - Viviane Chaine-Ribeiro
play
Printemps des Technologies – La Liberté d’expression à l’ère du numérique
play
Printemps des Technologies – l'IA dans l'économie
«
Prev
1
/
95
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

« Africa Forward » au Kenya : renouveau de la France en Afrique ou signe d’effacement ?
International

« Africa Forward » au Kenya : renouveau de la France en Afrique ou signe d’effacement ?

En Iran Trump guerroie et négocie sans les Européens
International

En Iran Trump guerroie et négocie sans les Européens

Le GNL, carburant d’avenir ou faux-semblant écologique du transport maritime ?
International

Le GNL, carburant d’avenir ou faux-semblant écologique du transport maritime ?

L’illusion d’un hégémon bienveillant, de l’Athènes classique à l’Amérique de Trump
International

L’illusion d’un hégémon bienveillant, de l’Athènes classique à l’Amérique de Trump

USA-Mexique: nouvelles tensions bilatérales
International

USA-Mexique: nouvelles tensions bilatérales

L’Inde comme victime collatérale de la guerre en Iran
International

L’Inde comme victime collatérale de la guerre en Iran

L’Amérique latine-Caraibes et la guerre en Iran
International

L’Amérique latine-Caraibes et la guerre en Iran

Le Pérou, entre instabilité interne et contraintes externes
International

Le Pérou, entre instabilité interne et contraintes externes

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026

Revue Politique et Parlementaire