Qui réclame l’intégrité scientifique ?

Plusieurs enquêtes publiées dans la presse évoquent une augmentation sensible des méconduites scientifiques sans doute accélérée par une compétition internationale exacerbée. Ce constat a amené de nombreux pays et institutions qu’ils financent à s’intéresser à la problématique de l’intégrité scientifique. En 2016, Pierre Corvol s’est vu confier une mission par le secrétaire d’État en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche afin de proposer des solutions opérationnelles innovantes.

La science entre fake news et instrumentalisation

La science est actuellement dans une forte zone de turbulences. Parce que l’analogie trop hâtive entre la science et le progrès amène inéluctablement des désillusions sur l’incapacité « scientifique » à répondre aux nombreux défis, notamment environnementaux, de notre planète. Parce qu’il est de plus en plus délicat de délimiter une frontière entre ce qui relève réellement d’une démarche scientifique, enfin parce que celle-ci représente un enjeu de combat entre intérêts divergents, ce qui entraîne fréquemment une reprise de l’argument scientifique dans une perspective de légitimation d’un propos, la science se retrouve alors instrumentalisée dans un champ de controverses.

« Plus que jamais nous devons mener le combat contre les idéologies anti-science »

Dès sa nomination en 1981 au ministère de la Recherche et de l’Industrie, Jean-Pierre Chevènement ambitionne de redonner à la France la puissance scientifique, technique et industrielle qu’elle a connue sous de Gaulle. Il déplore que depuis la présidence de Mitterrand, la science et la recherche ne soient plus une priorité gouvernementale. 

La mesure de la science

« La science va sans cesse se raturant elle-même. Ratures fécondes » écrit Victor Hugo dans le chapitre L’Art et la Science de son livre William Shakespeare. C’était en 1864 ; un siècle et demi plus tard nous arrivons à un point où il y a trop de ratures, la science croule sous ses ratures. Comment discriminer le juste du faux, l’utile de l’inutile ?

« Aujourd’hui, encore plus qu’il y a 80 ans, la notion de coopération et de partenariat est essentielle »

Sous l’impulsion de scientifiques et de politiques visionnaires, le CNRS est créé en 1939 pour fédérer, centraliser et pérenniser l’effort de recherche de la France. 80 ans de transformations et de mutations plus tard, les hommes et les femmes du CNRS continuent de chercher des réponses aux enjeux contemporains tout en partageant des valeurs fortes : liberté de la recherche, travail en équipe, excellence scientifique. Devenu un acteur incontournable de la recherche internationale, le CNRS suscite admiration et respect à l’étranger. 

Suite de l’examen du projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation

Rapporteur au Sénat M. Philippe Bas (LR, Manche) Le Sénat a commencé l’examen du projet de loi constitutionnelle, adopté par l’Assemblée nationale, le 11 février 2016. Lors de la discussion générale, le Premier ministre M. Manuel Valls a accusé la majorité sénatoriale de ne pas rechercher de consensus : « À l’Assemblée nationale, nous avons cherché et construit un […]

La création du ministère des Affaires culturelles : le pari réussi de Charles de Gaulle et André Malraux

« Il vous sera utile de garder Malraux. Taillez pour lui un ministère, par exemple, un regroupement de services que vous pourrez appeler « Affaires culturelles ». Malraux donnera du relief à votre gouvernement ». La recommandation faite à Michel Debré, si elle marquait l’attachement de Charles de Gaulle à celui qu’il devait définir comme son ami génial, était aussi un pari sur la capacité de l’écrivain à diriger un ministère alors qu’en 1958, le portefeuille de l’Information lui avait été retiré moins d’un mois après sa nomination.

Identité : le non-dit de la construction européenne ?

Nous voulons parler de l’identité européenne, non parce que nous sommes des spécialistes de ces questions, mais parce que, en tant que citoyens, nous sommes frustrés par le fait que les politiques n’en parlent pas. Certes, le mot peut être évoqué, mais jamais il ne l’est comme la raison d’être de la construction européenne. 

Des clivages forts et deux France – Week-end à Rome ou à Lidl ?

Dans le contexte d’une nouvelle donne politique que nous connaissons maintenant depuis la présidentielle de 2017, Virginie Martin tente, dans un travail de première approximation – ou travail exploratoire – de mettre en schéma, afin de mieux mettre en lumière, les clivages, les saillances qui font sens aujourd’hui dans l’espace politique.