Des concessions oubliées au cœur de la cité : les success-stories de l’urbanisme

Tel Monsieur Jourdain, qui apprend, lors d’un échange avec son maître de philosophie, qu’il dit de la prose sans le savoir depuis qu’il peut parler, peu d’entre-nous ont conscience de vivre dans un environnement urbain façonné par la longue histoire et l’actualité des concessions d’aménagement. Plaidoyer en faveur d’un outil que l’on aurait grand tort de remiser au magasin de l’oubli, dans une période de mutations profondes.

Services publics et initiative privée : le modèle français de concession en perspective historique (XIXe-XXIe siècles)

En France, l’influence économique de l’État était et reste forte, la présente crise de la Covid-19 le confirme. Sur le long terme, les partenariats public-privé ont constitué un moyen de concilier la fonction sociale des services publics et des travaux publics, tout en limitant leurs coûts pour les citoyens

La communication de l’exécutif face à la crise du coronavirus : du déni au « laisser vivre, laisser mourir »

D’une façon surprenante, le premier défi du gouvernement français face à la crise de la Covid-19 a été de reconnaître la réalité de la pandémie. Dès les premières annonces de contamination, l’exécutif est entré dans un cycle de communication dominé par une figure centrale, incontournable et périlleuse en matière sanitaire, celle du déni.

La fiscalité, « black swan » des relocalisations

C’est entendu, l’après-crise sera l’ère des relocalisations. Les « supply chain » vont se raccourcir et se rapprocher des marchés de consommation. Beaucoup y voient une chance historique d’investissements accrus en Europe et de réindustrialisation de la France et d’autres pays. Un premier obstacle a déjà été identifié : la disparition de certains savoir-faire qu’il va falloir recréer. Un autre obstacle aux conséquences aussi importantes est, lui, largement ignoré : la fiscalité.

Quelle économie pour demain ?

La crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus n’a pas de précédent et suscite de nombreuses interrogations. Faut-il encourager la dépense publique ? Doit-on annuler la dette ? La crise va-t-elle changer nos façons de consommer ? Notre modèle économique est-il viable ? Dans cet entretien croisé, Aurore Lalucq et Philippe Manière exposent leurs visions et préconisations.

Quel avenir pour la « République monarchique » ?

La Ve République est qualifiée de « monarchie républicaine » selon une expression désormais courante, dont la paternité est attribuée par erreur au Pr Maurice Duverger (C’est, en effet, Michel Debré, le futur Premier ministre du général de Gaulle qui en est l’inventeur. « La France n’a pas le choix, pouvait écrire ce dernier en 1945, son chef de l’État ne peut être qu’un monarque… mais un monarque républicain. Treize ans plus tard, Léo Hamon, qui sera lui aussi ministre du général, parlera de monarque électif. » Très tôt, De Gaulle lui-même, grand admirateur de Maurras, nous rappelait cette « espèce de monarchie que j’ai naguère assumée et qu’a ensuite confirmée le consentement général.»)

« L’importance de la reprise dépendra du degré de confiance qu’auront les Français dans leur avenir »

Le contexte post-Covid était socialement complexe, nous rappelle Raymond Soubie qui craint aujourd’hui une conjonction des mécontentements. Afin d’éviter une situation explosive, le gouvernement doit davantage et mieux dialoguer avec les partenaires sociaux et les territoires, ce que semble souhaiter le nouveau Premier ministre, relève-t-il.