• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

Chronique présidentielle : L’énigme Dupont-Aignan

Frédéric Saint ClairParFrédéric Saint Clair
3 novembre 2021
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan, président du mouvement Debout la France et député de l’Essonne a annoncé, il y a déjà plus d’un an, sa candidature à l’élection présidentielle 2022. Gaulliste, souverainiste, partisan d’une Union des droites, il incarne à droite la figure de l’éternel homme seul. Que cherche-t-il ?

Nicolas Dupont-Aignan a commencé l’année 2021 à 7% dans les sondages – résultat faible mais qui a le mérite d’autoriser le remboursement des frais de campagne – il est aujourd’hui testé la plupart du temps à 2 ou 3%. Il continue cependant de croire en ses chances de remporter l’élection présidentielle 2022, tout comme il l’a cru, en vain, en 2017 et en 2012. Il ne cherche donc aucune alliance d’avant le premier tour. Lorsque Jean-Baptiste Boursier, sur BFMTV ce week-end, lui a opposé la percée fulgurante d’Eric Zemmour, Dupont-Aignan a disqualifié les sondages et s’est défaussé en mentionnant « la petite phrase que personne ne lit ». Il croit en sa destinée, et surtout, il croit en sa singularité.

De la première, il nous est impossible de discuter. Analysons donc la seconde. Qu’est-ce qui empêche Nicolas Dupont-Aignan, dont les mesures sont à la fois tranchées et relativement modérées, de revenir, par exemple, vers LR et d’y incarner une voix singulière, ou de faire alliance ailleurs ? Ses positions sur l’immigration et l’islam sont loin d’être aussi radicales que celles d’Eric Zemmour, mais elles le sont peut-être un peu plus que celles, momolles, de Xavier Bertrand ou de Valérie Pécresse. Tout en étant critique de la gestion sanitaire de l’exécutif, notamment du passe sanitaire et de la vaccination des enfants, il est loin d’être aussi ultra qu’un Florian Philippot. Gaulliste façon RPF, et donc résolument attaché à la souveraineté de la France, il ne souhaite pourtant pas quitter l’Union Européenne, mais entend en renégocier les traités. Proche de la sensibilité de la Manif pour tous en matière de PMA, de GPA, il dit préférer une « union civile » au « mariage pour tous ». Il incarne ainsi, au sein de la droite républicaine traditionnelle, une position qui aurait mérité de n’être pas si minorée, et qui aurait eu l’avantage de lui conférer les appuis locaux qui lui manquent cruellement.

Où réside donc cette singularité politique qui l’a conduit à quitter LR, cette incompatibilité idéologique qui l’empêche d’y revenir ?

Nous avons beau chercher, nous ne trouvons pas. Debout la France n’est en effet pas le Lutte Ouvrière de la droite française. Il ne témoigne pas de cet attachement viscéral à un concept politique passéiste qui fait, comme pour LO, qu’à chaque question de journaliste – qu’elle porte sur la crise sanitaire, l’immigration ou l’éducation – la réponse revient toujours au même point : la lutte des classes ! Par ailleurs, le gaullisme de Nicolas Dupont-Aignan ne témoigne pas non plus d’une orthodoxie exemplaire qui ferait de lui une sorte d’héritier maudit du Général.

Serait-ce alors son alliance avec Marine Le Pen en 2017 qui serait responsable de son isolement ? Cette alliance que la droite LR continue de juger contre-nature et que la ligne Zemmour, réconciliatrice de Pétain et De Gaulle, va contribuer à normaliser, a effectivement joué contre Nicolas Dupont-Aignan. Mais son isolement préexiste à ce choix tactique, qui ne suffit donc pas à l’expliquer.

Par ailleurs, rappelons-nous que Nicolas Dupont-Aignan a récemment tendu la main aux différents courants de la droite souverainiste, non pas pour qu’ils le rallient, mais en vue de l’organisation d’une grande primaire. Le bal des égos et les mécaniques partisanes l’ont rendue impossible. Il n’en demeure pas moins que le président de Debout la France n’est donc pas un ermite obsessionnel, puisqu’il est capable de penser de manière collective lorsque le jeu en vaut la chandelle, voire de rallier des personnalités mieux placées comme en 2017.

Qu’est-il alors ? Peut-être un romantique de la politique, qui rêve à une société imaginaire où la démocratie serait ce processus politique fantasmé confinant au grandiose où le plus juste, le plus lus lucide, le meilleur en somme, serait immédiatement adoubé par ses pairs et désigné par le peuple. Carl Schmitt est très sévère à l’encontre du romantisme politique, qui ne peut exister, dit-il, que dans « une société minée par l’individualisme, et sous un régime bourgeois. » Une société où l’individu est « son propre prêtre, […] son poète, son philosophe, son roi, et le maître-d’œuvre pour construire la cathédrale de son propre culte. » L’urgence de l’heure nécessite peut-être que Nicolas Dupont-Aignan renonce à la poésie politique au profit des tractations partisanes, plus prosaïques certes, mais indispensables à la conquête du pouvoir.

Frédéric Saint Clair
Ecrivain, politologue 

Frédéric Saint Clair

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Gauche plurielle mortelle

La politique à l’arrêt

ParMarie-Eve Malouines

Une fois refermée la page des municipales, la vie politique était supposée basculer dans la campagne présidentielle. Il n’en est...

Diplôme national du Brevet  : quand l’échec devient un objectif politique ministériel

Diplôme national du Brevet : quand l’échec devient un objectif politique ministériel

ParYannick Trigance

Il fallait oser. Se féliciter par avance d’une chute « assez drastique » du taux de réussite au Diplôme national...

Révision de la loi de 1989 sur les rapports entre propriétaires et locataires: un début malheureux

Révision de la loi de 1989 sur les rapports entre propriétaires et locataires: un début malheureux

ParHenry Buzy-Cazaux

Coup de théâtre dans le monde du logement. La mission décidée par le ministre Vincent Jeanbrun pour actualiser la loi...

Kharg, épineuse île du golfe Persique

Stabiliser par les « nouvelles routes de la soie »

ParMyriam Benraad

Depuis le début de la guerre contre l’Iran, la Chine adopte une posture de prudence qui n’en révèle pas moins...

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Diplôme national du Brevet  : quand l’échec devient un objectif politique ministériel
Politique

Diplôme national du Brevet : quand l’échec devient un objectif politique ministériel

Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 dans la France urbaine : dénationalisation, défaite de la gauche classique, percée des forces radicales
Politique

Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 dans la France urbaine : dénationalisation, défaite de la gauche classique, percée des forces radicales

Élections : Une approche par les empêchements
Politique

Élections : Une approche par les empêchements

École publique : le choix irresponsable du déclassement
Politique

École publique : le choix irresponsable du déclassement

Et si on rendait le référendum aux Français
Politique

Et si on rendait le référendum aux Français

IA et éducation
N°1116

IA et éducation

Le Conseil constitutionnel et la tentation de l’hubris
N°1116

Le Conseil constitutionnel et la tentation de l’hubris

La responsabilité pénale des politiques
N°1116

La responsabilité pénale des politiques

Article suivant
Économie française

Le retournement conjoncturel de 2022

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026

Revue Politique et Parlementaire