• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

Chronique présidentielle : Michel Barnier, le faux troisième homme

Frédéric Saint ClairParFrédéric Saint Clair
19 octobre 2021
Michel Barnier

Michel Barnier, plusieurs fois ministre et commissaire européen, notamment négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, a été placé par les sondages dans cette position si centrale du « troisième homme » en prévision du congrès LR. Erreur manifeste des sondeurs, semblable à celle qui avait placé Alain Juppé favori de la primaire de la droite en 2016. Explications.

Il y a souvent, loin de l’image que l’on se fait d’un responsable politique eu égard à son CV, l’image qu’il véhicule lorsque, face caméra, il répond aux journalistes, il développe sa pensée, il articule ses propositions. Michel Barnier a eu l’occasion de se livrer à l’exercice révélateur de l’interview politique lors du Grand Rendez-Vous CNews/Europe 1/Les Echos ce dimanche. Résultat décevant, presque incompréhensible au regard de l’accueil très favorable que lui a réservé la presse jusqu’ici. Nous nous attendions à découvrir un homme sympathique et ouvert ; c’est le visage fermé et hautain, rétif face à la contradiction, regardant assez peu les journalistes auxquels il s’adresse, le visage d’un technocrate bruxellois en somme, qui est apparu. Nous nous attendions à découvrir la pensée complexe d’un homme qui a exploré les arcanes de l’UE et qui en est revenu lucide et offensif ; c’est un apparatchik chiraquien, européiste jusqu’au bout des ongles, répétant à l’envi combien les valeurs, les valeurs, les valeurs, du projet européen étaient centrales, qui s’est mis à nu. Nous attendions un homme de droite ; or, comme uniques références citées durant ces trois quarts d’heure d’interview, nous n’avons eu droit qu’à deux hommes de gauche : Mitterrand et Mendès-France. Notons qu’il récidivera dans une interview au Figaro consacrée à la problématique de l’autorité où, pour tout constat, il s’appuiera sur celui dressé par… Gérard Collomb. Michel Barnier ou la droite gauchisée. Totalement Macron compatible, mais l’ignorant visiblement.

La définition qu’il propose de la droite est d’ailleurs maigrelette, poussive, et développée de façon si globale et abstraite qu’on pourrait y ranger tout et n’importe quoi.

Petit florilège : la droite à laquelle il adhère est, dit-il, « fondée sur des valeurs, et elle doit porter la France là où elle doit être, là où elle doit rester, c’est-à-dire au premier rang… » La France au premier rang ? A quoi servent ces formules désuètes auxquelles plus un Français ne croit ? Il ajoutera ensuite, lui, le gaulliste revendiqué, que sa droite est avant tout « libérale », et aussi qu’elle est empreinte de « justice sociale » ; une droite qui fait « de la France son maître mot et son bien commun… » Au mieux maladroit, au pire, insignifiant.

Michel Barnier a su se montrer sectaire aussi, vis-à-vis de tout ce qui est susceptible d’excéder la frontière idéologique des Républicains façon Christian Jacob. Eric Zemmour, que Barnier exclut du champ républicain, est bien entendu persona non grata. C’était attendu. Mais, que répondre à Mathieu Bock-Côté qui souligne avec malice que Laurent Wauquiez (le principal soutien de Barnier, qui aura d’ailleurs très probablement à s’en mordre les doigts, même s’il n’est pas à une erreur tactique près…) et surtout Eric Ciotti, lui aussi candidat et patron de la puissante fédération LR des Alpes-Maritimes, ont, pour le premier, invité Zemmour à s’exprimer face aux cadres LR en janvier 2019, et pour le second, affirmé qu’en cas de second tour Macron-Zemmour, il voterait Zemmour ? Barnier hésite, bégaye, tente une explication : « Nous accueillons dans notre famille des tas de gens, dont nous ne partageons pas forcément les convictions, pour nous éclairer. » N’est-il pas étonnant, pour un républicain, de solliciter l’éclairage d’un intellectuel qualifié d’extrême droite ? Dieu aurait-il besoin des conseils du diable ? Personne ne relèvera sur le plateau, mais, Barnier sentant qu’il n’a pas convaincu les journalistes, tentera une échappatoire : « Vous imaginez Jacques Chirac en train de boire une Corona avec Zemmour ? » Il pense avoir fait mouche… C’était sans compter la verve de l’essayiste québécois, qui rétorque du tac au tac : « Vous imaginez Laurent Wauquiez boire une Corona avec Zemmour ? » Barnier : « Je vous parle du RPR… » Bock-Côté : « Je vous parle de vos soutiens… » Bing ! K.O. ! Bock-Côté 1 – Barnier 0.

Conclusion : Michel Barnier est, comme Bertrand et Pécresse, de cette droite qui est tentée de claquer la porte lorsque le parti se droitise un tout petit peu. Un centre qui ne s’assume pas, en somme. En revanche, l’image d’un Barnier critique de l’UE, souverainiste (alors qu’il affirme s’être opposé à Philippe Seguin sur ce sujet), prêt à rétablir l’autorité de l’Etat et à régler les problèmes d’immigration, d’islamisation et d’insécurité participe, après ce grand entretien, de la mascarade médiatique. Nul doute qu’à l’issue du premier débat télévisé, les militants, loin d’être dupes, se seront fait une opinion.

Frédéric Saint Clair

Frédéric Saint Clair

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Argentine et Royaume-Uni : de nouvelles tensions nourries par les USA

Argentine et Royaume-Uni : de nouvelles tensions nourries par les USA

ParPascal Drouhaud

Les tensions entre l’Argentine et le Royaume-Uni portant sur la souveraineté de l’archipel des îles Malouines (Islas Malvinas pour l’Argentine,...

Communication politique, rhétorique et influence : de la mise en scène du pouvoir à la délégation de la persuasion

Communication politique, rhétorique et influence : de la mise en scène du pouvoir à la délégation de la persuasion

ParAlexandre Eyries

Dans cet article, Alexandre Eyries propose de revenir aux racines de la communication politique qui a, dans les sociétés occidentales...

Trump : le retour de la frontière

Trump : le retour de la frontière

ParJean-Marc Salmon

Donald Trump fait briller le retour de « l’Âge d’or ». Comme à la fin du dix-neuvième siècle, protectionnisme et...

Arrêtez de mépriser le peuple.

ParAlain Juillet

La démocratie est un système dans lequel le peuple est souverain. En France, ses promoteurs l’ont voulue représentative. Dans ce...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
99
Next
»
loading
play
La cité des débats - Intervention de la ministre Alice Rufo
play
La cité des débats - Guerre et recomposition au Proche et Moyen-Orient
play
La cité des débats - Table ronde : Le renseignement, instrument de puissance dans la guerre hybride
«
Prev
1
/
99
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Communication politique, rhétorique et influence : de la mise en scène du pouvoir à la délégation de la persuasion
N°1118

Communication politique, rhétorique et influence : de la mise en scène du pouvoir à la délégation de la persuasion

Politique

Arrêtez de mépriser le peuple.

Nos lycéens doivent être écoutés , mais surtout entendus.
Politique

Nos lycéens doivent être écoutés , mais surtout entendus.

Le zigzag macronien For sure ou la particule élémentaire d’une mythologie faible
N°1118

Le zigzag macronien For sure ou la particule élémentaire d’une mythologie faible

La RSE est morte, vive la RSE !
N°1118

La RSE est morte, vive la RSE !

« New Defense » : la France peut-elle gagner la bataille du temps ?
Politique

« New Defense » : la France peut-elle gagner la bataille du temps ?

L’antisémitisme appartient aux antisémites
Politique

L’antisémitisme appartient aux antisémites

Les commissions d’enquête parlementaires : des juges sans le dire ?
N°1118

Les commissions d’enquête parlementaires : des juges sans le dire ?

Article suivant
Violence et religions : entre guerre et paix  – Articuler religions et nations, transcendance et raison

Violence et religions : entre guerre et paix - Articuler religions et nations, transcendance et raison

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire