• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

D’ex nihilo au néant, Renaissance, une marque démonétisée et au bord du précipice

Frédéric DosquetBertrand AugéParFrédéric DosquetetBertrand Augé
5 juillet 2024
D’ex nihilo au néant,  Renaissance, une marque démonétisée et au bord du précipice

Le constat est rude pour Emmanuel Macron. Le Président de la Start-up nation voit la marque de son mouvement politique perdre de sa valeur, au point de risquer de disparaître, 8 ans après sa création (lancement officiel le 6 avril 2016). Rayée de l’ensemble des kits de campagne de ses candidats à l’occasion des législatives de juin et juillet 2024, la marque Renaissance agit plus comme un repoussoir que comme une attraction électorale. Certes, cet état de fait n’est pas novateur et propre à la personnalité du Chef de l’Etat actuel. Déjà, en leur temps, les présidents François Mitterrand, ou encore Jacques Chirac avaient vu pareil désaveu et renoncement de la part de leurs propres troupes. Mais ce qui est le plus alarmant pour le mouvement politique du président Macron en comparaison avec ses prédécesseurs, est l’absence de racines et d’ancrages de sa marque Renaissance à subsister à son géniteur. Constitutionnellement, Emmanuel Macron quittera la présidence en 2027 en ayant vu, vraisemblablement de son vivant de présidence, la mort de son mouvement partisan qui lui avait permis de naître et d’accéder à l’Elysée.

Une instabilité quasi-permanente

Lancée en 2016 dans un esprit de conquête de pouvoir, la marque En Marche a officié avec succès, puis avec le temps, s’est décomposée. Faute d’une implantation territoriale forte (1 seul maire élu sur 42 d’une ville de plus de 100.000 habitants ; 1 seul Président de Région sur les 26) la marque présidentielle a connu quelques soubresauts. Le manque de stabilité de sa dénomination, évoluant en un temps record (En Marche est devenu La République En Marche LREM en 2017 puis Renaissance en 2022) n’a pas aidé à installer son offre de manière pérenne et centrale. Le manque d’investissements dans sa structuration managériale et l’absence de leaders à son seul service n’aura pas aidé. Les va et vient entre les postes exécutifs du mouvement et les postes ministériels ou institutionnels ont été incessants (Richard Ferrand ; Christophe Castaner ; Stanislas Guerini, Stéphane Séjourné…) et n’ont pas permis de stabiliser véritablement l’organisation partisane. En revendiquant l’amateurisme comme force d’un engagement politique désintéressé, le parti ne s’est pas développé, bien au contraire. Mais, le pire est sans doute, l’absence d’assise idéologique et de pensée structurantes faisant de cet OVNI politique, le réceptacle mou typique de la société fluide du postmodernisme. Ce refus d’entrer dans des cases établies tout en rejetant simultanément la structuration ancestrale de la politique française partagée entre la droite et la gauche, Renaissance n’a pas su proposer une boussole fiable au corps électoral français. Si bien qu’en pleine tempête, la question de son existence est bel et bien posée.

Une comète

In fine, après 8 années d’existence, force est de constater que cette marque n’aura jamais réussi véritablement à s’imposer durablement sur l’échiquier politique français. Minée de l’intérieur par une absence de volonté de se ranger derrière sa bannière, ses principales composantes lui ont refuser l’allégeance. Ainsi, le Modem (François Bayrou) ou encore Horizon (Edouard Philippe) et Agir (Franck Riester) ont pris leur liberté ou gardé leur autonomie. Cette atomisation partisane a fragilisé l’étendard Renaissance, qui s’est peu à peu féodalisé, tout en perdant de sa force et de sa vigueur à devenir la clé de voûte du système politique français. Telle une comète, Renaissance aura finalement illuminé le ciel politique pendant les années de conquête et de début de mandat du président Macron, pour risquer de disparaître de manière brutale en juillet 2024.

L’échec est retentissant. La marque Renaissance s’est démonétisée, affront suprême pour un président de la République banquier de métier. L’usure du pouvoir n’explique pas tout. Le manque de soutien et d’engagement envers ce mouvement politique n’aura fait que de le projeter dans le néant, mais, comme toute comète, peut-être réapparaitra-t-elle sous une forme ou une autre ?

Dr Frédéric Dosquet
Docteur en Sciences de Gestion, directeur de thèses (Hdr), Professeur éklore-ed School of Management, Auteur de Marketing et communication politique, EMS, 3eme édition.

Dr Bertrand Augé
Docteur en Histoire, Professeur éklore-ed School of Management

Photo : Victor Velter/Shutterstock.com

Frédéric Dosquet

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Proposition de loi Létard: la preuve que l’arc républicain pour le logement existe

Proposition de loi Létard: la preuve que l’arc républicain pour le logement existe

ParHenry Buzy-Cazaux

C’est à une large majorité que l’ancienne ministre du logement Valérie Létard a fait voter par l’Assemblée nationale jeudi dernier...

« Travailler ensemble sans perdre son identité »

« Travailler ensemble sans perdre son identité »

ParLaurent Panifous

À l’issue d’une séquence budgétaire sous tension, Laurent Panifous revient sur une méthode fondée sur le compromis et la responsabilité...

Kharg, épineuse île du golfe Persique

États-Unis/Iran : la « paix suspendue »

ParMyriam Benraad

Depuis d’interminables semaines, les États‑Unis et l’Iran sont simultanément engagés dans des négociations et dans un processus de confrontation résultant,...

La difficulté de penser sous la Ve République un gouvernement et un président minoritaires

La difficulté de penser sous la Ve République un gouvernement et un président minoritaires

ParOlivier Beaud

Le livre que nous avons publié, La Dissolution de la Ve République, entend dégager les principales leçons constitutionnelles de la...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
95
Next
»
loading
play
Les conférences de 18h59 - Viviane Chaine-Ribeiro
play
Printemps des Technologies – La Liberté d’expression à l’ère du numérique
play
Printemps des Technologies – l'IA dans l'économie
«
Prev
1
/
95
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

« Travailler ensemble sans perdre son identité »
N°1117

« Travailler ensemble sans perdre son identité »

La difficulté de penser sous la Ve République un gouvernement et un président minoritaires
N°1117

La difficulté de penser sous la Ve République un gouvernement et un président minoritaires

« L’illibéralisme n’est pas l’Autre du libéralisme, mais l’un de ses sous-produits historiques »
N°1117

« L’illibéralisme n’est pas l’Autre du libéralisme, mais l’un de ses sous-produits historiques »

Des discours populistes à la double résilience démocratique : pour un autre cadre d’analyse
N°1117

Des discours populistes à la double résilience démocratique : pour un autre cadre d’analyse

« Le populisme n’est pas le problème : il est l’expression d’une conjonction de problèmes »
N°1117

« Le populisme n’est pas le problème : il est l’expression d’une conjonction de problèmes »

Le moment élitiste
Politique

Le moment élitiste

Conseil d’évaluation de l’école : l’instrument d’un pilotage autoritaire hérité de l’ère Blanquer
Politique

Conseil d’évaluation de l’école : l’instrument d’un pilotage autoritaire hérité de l’ère Blanquer

Logement: temps long et temps court
Politique

Logement: temps long et temps court

Article suivant
Notre diplomatie par delà l’élection du 7 juillet 2024

Notre diplomatie par delà l’élection du 7 juillet 2024

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026

Revue Politique et Parlementaire