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dans Politique

La Nuit des Européennes – Interview de Laurence Trochu

Laurence TrochuParLaurence Trochu
6 juin 2024
La Nuit des Européennes – Interview de Laurence Trochu

La Revue Politique et Parlementaire et HEIP organisent le 6 juin « La Nuit des Européennes ». A cette occasion Laurence Trochu, qui débattra avec Aurore Lalucq, Geoffroy Didier et Benoit Biteau sur le thème « Europe : quelles réponses aux défis du siècle ? », a accepté de répondre à nos questions.

Revue Politique et Parlementaire – Quel bilan tirez-vous de la législature qui s’achève et plus encore de la présidence de la Commission dirigée par Madame Von der Leyen ?

Laurence Trochu – L’Europe est un géant aveugle qui avance sans boussole dans la nuit. Madame Von der Leyen nous était présentée en 2019 comme une démocrate-chrétienne bon teint qui allait transformer l’Europe en une “puissance géopolitique”. A ce titre, elle avait reçu l’investiture des Républicains et particulièrement de François-Xavier Bellamy. Ce-dernier s’en défend aujourd’hui, alors qu’elle est la candidate de son groupe politique, le PPE, pour un second mandat à la tête de la Commission.

La réalité, c’est qu’en 5 ans, l’Europe est devenue plus fédéraliste en politique, plus interventionniste en économie, plus progressiste sur les questions sociétales et plus faible que jamais sur la scène internationale. Ces trois points sont les conclusions manifestes des deux crises que l’Europe a traversées pendant cette période, la crise sanitaire et la crise ukrainienne.

 RPP – Quels sont, selon vous, les principaux enjeux des élections européennes, à la fois en France et plus largement à l’échelle du continent ?

Laurence Trochu – 80 % des normes qui sont appliquées en France sont votées au Parlement européen. C’est dire le poids de l’enjeu de cette élection. On entend souvent que le Parlement européen n’a aucun pouvoir : c’est faux. Il investit la Présidence de la Commission européenne et les 27 Commissaires, il négocie et vote les directives et les règlements, il contrôle l’action des agences. L’action ou l’absence d’action des agences européennes dans les domaines dont la compétence a été transférée à l’échelon européen affecte directement nos vies : c’est la question de l’immigration.

Qui s’assure que Frontex réalise effectivement le rôle pour lequel elle a été conçue, la protection des frontières extérieures de l’UE ? C’est l’un des rôles du Parlement.

La multiplication des normes européennes affecte directement notre alimentation, notre logement, notre patrimoine et nos entreprises : c’est la question du Green Deal et de la réponse écologique compulsive adoptée par la majorité précédente. On a vu, à travers la mobilisation des agriculteurs de cet hiver, partout en Europe, le vent de révolte suscité par ces réglementations irréalistes et débridées. Nous devons renverser ces réglementations et revenir au réalisme.

Enfin, l’offensive woke – le nouveau visage social et sociétal de la gauche radicale – ne s’est pas cantonnée aux campus américains. Elle s’est infiltrée partout dans les instances européennes, qui se servent par exemple des financements européens pour forcer des Etats comme la Pologne et la Hongrie à accepter l’endoctrinement LGBT des enfants.

RPP – Le Président de la République, dans son discours à la Sorbonne, a laissé entendre qu’il était favorable à l’abandon de la règle de l’unanimité. Etes-vous favorable ou non à cette évolution institutionnelle ?

Laurence Trochu – Le Président Macron porte à l’échelle de l’Europe tous les problèmes qu’il n’arrive pas à régler en France. Cela n’est rien d’autre qu’une fuite en avant. Jusqu’à présent, cela n’a rien réglé : qu’il s’agisse de l’immigration, de la performance économique, de la relance de l’industrie de Défense, de la redécouverte des forces morales ou de l’endettement public. Comment croire qu’à 27 nous allons régler des problèmes que nous n’arrivons pas à régler en France ? Tous les dirigeants – les managers comme on dit en entreprise – le savent : il est impossible de gérer 27 collaborateurs à la fois. La performance vient de la subsidiarité : faire les choses au juste niveau, c’est-à-dire là où l’on discerne les besoins et les résultats de son action.

Vous comprenez bien que dans ce contexte, abandonner la règle de l’unanimité des Etats dans des domaines aussi sensibles que la fiscalité, le droit du travail, les règles sociales, le Code civil, la Défense et la diplomatie, alors que nos Nations sont riches d’une Histoire, de traditions et de capacités si différentes, c’est un véritable suicide politique auquel il ne faut consentir à aucun prix.

RPP – Alors que la guerre se prolonge en Ukraine, quelles sont les mesures qui vous semblent à même d’organiser la sécurité de l’Union européenne ? 

Laurence Trochu – Ce n’est pas un mystère : les Européens ne consentent pas assez d’investissements pour leur Défense. Cela concerne la France, qui devrait passer de 2 % à 3 % du PIB au minimum, mais cela concerne aussi et surtout tous nos voisins qui se reposent de manière prépondérante sur le bouclier nucléaire américain. Peut-on parler d’indépendance dans ce contexte ? Et, a fortiori, de souveraineté ? Les Nations qui sont protégées par la dissuasion américaine sont priées d’acheter des avions et des équipements américains : comment s’en étonner ? Le résultat est simple : l’Europe est, de façon croissante, un nain géopolitique, pris dans l’étau des Etats-continents : la Russie, les Etats-Unis, la Chine.

La guerre en Ukraine a été l’occasion de prendre conscience de nos fragilités. Le fonds européen de Défense doit être un levier pour aider les Etats à se rendre autonomes en la matière. Mais c’est aussi en matière numérique et économique que l’Europe doit prendre son indépendance, et pas seulement par la dépense publique et la réglementation ! Libérons nos entrepreneurs et faisons confiance aux génies de nos identités nationales.

Laurence Trochu
Candidate au Parlement européen – Liste Reconquête

Laurence Trochu

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