• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

L’édito d’Arnaud Benedetti avec notre partenaire Radio Orient

Arnaud BenedettiParArnaud Benedetti
30 juin 2023
L’édito d’Arnaud Benedetti avec notre partenaire Radio Orient
Le drame de Nanterre est un révélateur d’une société décomposée. Rien ne saurait justifier que l’on abatte à bout portant un enfant de 17 ans. Rien ne saurait tout autant justifier que l’on puisse se résigner à ce que des gamins de 17 ans par absence d’éducation se retrouvent dans une situation telle de défi à l’autorité républicaine qui mécaniquement les expose à se mettre en danger. Rien enfin ne saurait justifier que la sécession émeutière se propage suite à une tragédie sur laquelle s’efforce de capitaliser de manière particulièrement malsaine des courants politiques radicalisés. Rien dans tout cela n’est républicain car tout ce qui concourt au maintien de la République doit d’abord concourir à la nécessaire sauvegarde de la paix civile et du contrat social. Ni l’acte d’un policier, ni le refus d’obtempérer, et encore moins les instrumentalisations militantes d’une partie de la gauche qui a perdu la boussole du républicanisme.

Nous en sommes là parce que tout a été abdiqué depuis des décennies. A commencer par le moteur de l’assimilation enrayé par le choix implicite d’un paradigme américanisant, mais même si ce renoncement demeure une des causes racines de la crise du « vivre-ensemble » que nous traversons, il ne saurait à lui tout seul rendre raison de cette dernière. D’autres facteurs comme la mise en question permanente de toute forme d’autorité, l’abandon de la transmission éducative d’une morale citoyenne, la complaisance lâche ou intéressée pour des clientèles sécessionnistes, mais encore aussi des politiques économiques qui hypertrophient l’ossification sociale, source d’inégalités, ont évidemment leur part dans ce dérèglement civique.
Les émeutes auxquelles nous assistons depuis 48 heures sont aussi en profondeur le résultat amer d’une mondialisation mal maîtrisée, portée par des vents contraires à un modèle français qui avait par le passé permis une solide agrégation de sa société.
Cette réalité a été niée par des générations dirigeantes qui ont préféré finalement « laisser filer » au nom d’une tranquillité politique dont il pensait qu’en les servant elle servait aussi la France. Erreur d’analyse, faute morale, naufrage politique s’ensuivent désormais. Et ce ne sont pas les postures ministérielles qui rattraperont les effets nocifs de cet enchaînement. Plus le menton se fait autoritaire, moins il incarne l’autorité car moins il s’astreint à, in fine, faire respecter l’autorité : de Sarkozy à Darmanin en passant par Valls, on aura vu des ministres de l’Intérieur flairaient la demande de fermeté mais leur action s’en trouver réduite à un grossier filet de communication comme si entravés par les normes, la bienséance médiatique et la mise en sourdine de l’éducatif d’un côté au nom du libertaire sociétal, l’économique de l’autre au nom d’une imprégnante dérégulation, ils en venaient à mimer des politiques dont ils étaient sur le fond incapables, ombres spectrales d’un temps où l’Etat n’en était pas réduit à ne plus être qu’un avatar démonétisé de sa puissance passée. Sur ce terreau en jachère se sont multipliées les pousses de notre malheur. Le Président de la République a beau tenir un discours optimiste sur la situation française, il se révèle être surtout le président-témoin d’un mal qui ne cesse de nous ronger. A l’instar de nombre de ses prédécesseurs il est surtout le greffier des impuissances du pouvoir. Ce qui se passe dans nombre de nos cités reflète un basculement commencé il y a plusieurs décennies mais dont l’évidence apparaît de moins en moins dissimulable.
Le tissu social se déchire à mesure que l’Etat-nation n’est plus protégé dans ses attributions, encore moins dans sa philosophie.

N’étant plus protégé, il ne protège plus, à commencer dans ses attributions génériques que sont les attributions régaliennes. Les cités, mises en coupe réglée par des petites bandes affranchies de tout respect pour l’ordre public et qui parasitent la vie collective de leurs habitants, sont la pointe la plus visible de cette dépréciation de l’Etat-nation. Il est évidemment temps de rétablir l’ordre ; encore faut-il pour rétablir ce dernier, cesser de démanteler la clef de voûte de cette organisation historique que constitue l’Etat-nation. Tout est lié, de la conception que l’on se fait de la Nation à la paix civile, et c’est de la première que découle la seconde. Une vérité trop souvent oubliée…

Arnaud Benedetti
Rédacteur en chef de la Revue Politique et Parlementaire
Professeur associé à l’Université Paris Sorbonne
Arnaud Benedetti
Arnaud Benedetti

Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux, Arnaud Benedetti est titulaire d’un DEA de sciences sociales et d’un DEA de sciences politiques. Il a été directeur de la communication de l’Inserm après avoir dirigé celle du CNES et du CNRS. Arnaud Benedetti est professeur associé à l’Université Paris-Sorbonne. Il intervient régulièrement dans les médias. Derniers ouvrages parus : <a href="https://amzn.to/3zWfzkR" target="_blank" rel="noopener">La fin de la com’, Le Cerf, 2017</a> <a href="https://amzn.to/3zS4O36" target="_blank" rel="noopener">Le coup de com’ permanent, Le Cerf, 2018</a> <a href="https://amzn.to/3bkdAwH" target="_blank" rel="noopener">Le progrès est-il dangereux ? avec Catherine Bréchignac, humenSciences, 2019</a> <a href="https://amzn.to/3NaOoWv" target="_blank" rel="noopener">Comment sont mort les politiques ? – Le grand malaise du pouvoir, Le Cerf, 2021</a> <a href="https://www.amazon.fr/Chaos-Stéphane-Rozes/dp/2204149470" target="_blank" rel="noopener">Chaos, Essai sur les imaginaires des peuples avec Stéphane Rozès, Le Cerf, 2022<a /> <a href="https://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/19567/placards-libelles-14-une-etrange-victoire" target="_blank" rel="noopener">Placards & Libelles 14 - Une étrange victoire, Le Cerf, 2022

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Groenland et « hyper-symbolisation » des marges

La Syrie face au FMI : l’épreuve de vérité

ParMyriam Benraad

Doit-on voir dans la reprise des pourparlers avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale une épreuve de vérité...

Les maires et le logement : un mariage de raison

Les maires et le logement : un mariage de raison

ParHenry Buzy-Cazaux

L’adage « Maire bâtisseur, maire battu » a longtemps tenu lieu de menace pour les candidats à l’élection municipale, et...

Quand le « cave » Lecornu se rebiffe…

Lecornu veut-il trop en faire ?

ParCarole Barjon

Le Premier ministre est décidé à montrer aux Français qu’il continue de travailler, malgré la campagne présidentielle qui s’ouvrira après...

Rendre le RGPD réaliste ? Les autorités ne le souhaitent qu’à moitié

Rendre le RGPD réaliste ? Les autorités ne le souhaitent qu’à moitié

ParPeter Craddock

Quatre lettres qui ont encore mauvaise réputation aujourd’hui mais peut-être moins demain : RGPD ou règlement général sur la protection...

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

L’intime des puissants n’est pas neutre
Politique

L’intime des puissants n’est pas neutre

Quand le ministère de l’Éducation nationale bafoue le dialogue pour mieux imposer son arbitraire
Politique

Quand le ministère de l’Éducation nationale bafoue le dialogue pour mieux imposer son arbitraire

Le 13 magique ?
Politique

Le 13 magique ?

Qui tient encore la maison commune ?
Politique

Qui tient encore la maison commune ?

« La justice est une institution de continuité : elle a besoin de stabilité, de visibilité et de confiance »
N°1116

« La justice est une institution de continuité : elle a besoin de stabilité, de visibilité et de confiance »

Le temps de la justice
N°1116

Le temps de la justice

Le référendum à droit constant n’est-il pas « dévitalisé » ?
N°1116

Le référendum à droit constant n’est-il pas « dévitalisé » ?

Rendre justice à la justice
N°1116

Rendre justice à la justice

Article suivant
Brésil : entre constats amers et nouveau souffle ?

Brésil : entre constats amers et nouveau souffle ?

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026

Revue Politique et Parlementaire