À rebours des attentes, les élections municipales de 2026 n’ont pas donné lieu à un vote sanction contre un exécutif pourtant très impopulaire. Dominé par les logiques locales, le scrutin confirme la solidité des grands partis municipaux tout en consacrant la progression de LFI et du RN, signe d’une reconnexion partielle entre enjeux nationaux et locaux.
Organisées à treize mois de la fin du second quinquennat d’Emmanuel Macron, les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 ont été marquées par l’absence de vote sanction contre le pouvoir exécutif, en dépit de l’impopularité record du Président de la République. Dans un scrutin qui a donné toute sa place aux dynamiques locales, cinq traits majeurs ressortent dans la France urbaine : (1) un maintien général de la participation par rapport au scrutin de 2014 ; (2) une défaite de la gauche ; (3) la confirmation de la domination des deux anciens grands partis de pouvoir sur la vie politique municipale, le Parti socialiste (PS) à gauche et Les Républicains (LR) à droite ; (4) une légère progression du centre libéral Renaissance-MoDem-Horizons, le plus souvent en alliance avec LR ; (5) une percée des deux forces qui polarisent la compétition politique au niveau national, La France insoumise (LFI) à gauche et le Rassemblement national (RN) à droite. Ces cinq éléments expriment une reconnexion partielle entre l’arène électorale nationale et les arènes locales, un processus typique du déploiement d’un nouvel ordre électoral[1 – Florent Gougou, « La consolidation d’un nouvel ordre électoral ? Les élections françaises de 2022 dans la perspective des réalignements », Revue française de science politique, 2022, 72 (6), p. 915-943.].
LE CONTEXTE DES ÉLECTIONS
Les élections municipales de 2026 intervenaient au terme du mandat des conseillers municipaux élus les 15 mars et 28 juin 2020, au cœur de l’épidémie de Covid-19. Elles refermaient une période qui avait été particulièrement éprouvante pour les élus locaux, entre gestion de la pandémie, complexification des procédures administratives, défiance croissante à l’égard de l’ensemble des représentants, érosion de la capacité d’action et baisse continue de la dotation de l’État. À l’approche du scrutin, les enquêtes mesuraient une forte lassitude des sortants1.
Ces élections constituaient aussi le dernier scrutin intermédiaire dans le cycle électoral national ouvert par la réélection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République en 2022. Après le vote sanction contre l’exécutif lors des européennes du 9 juin 2024, vote sanction dont le Rassemblement national avait été le principal bénéficiaire, elles prenaient place dans un contexte de crise politique profonde lié au maintien d’un fort rejet de l’exécutif et à l’installation d’une instabilité gouvernementale chronique depuis les législatives anticipées de 20242. Elles remplissaient ainsi toutes les conditions nécessaires à un nouveau message de mécontentement contre les forces au gouvernement.
Pour les forces politiques nationales, ces élections municipales étaient aussi perçues comme la dernière répétition avant la présidentielle. Compte tenu de leurs conditions d’organisation, avec près de 35 000 scrutins tenus au même moment, elles annonçaient une lutte sévère pour l’interprétation des résultats, chaque parti pouvant revendiquer son lot de victoires et ainsi valider ses orientations. Par un effet de « dépendance au sentier »3, les stratégies nationales se sont déployées seulement dans les villes de plus de 30 000 habitants, celles qui composent la France urbaine. C’est sur les 268 villes qui constituent cet ensemble sur le territoire métropolitain que porte cet article.
LA CAMPAGNE ÉLECTORALE ET L’OFFRE DE CANDIDATURES
Comme d’ordinaire lors des élections municipales, deux campagnes se sont déroulées en parallèle : une campagne locale menée par les listes effectivement en compétition et une campagne nationale menée par les leaders des partis politiques. Les campagnes locales ont été largement couvertes par les médias locaux (presse régionale, télévisions locales, etc.), donnant la part belle aux enjeux spécifiques à chaque commune, alors que la campagne nationale a été l’apanage des médias nationaux. Là encore, comme à l’habitude, quelques batailles municipales ont été sous le feu des projecteurs (Paris, Lyon, Nice, mairies écologistes sortantes), mais la campagne n’a pas réellement décollé face à une actualité internationale chargée à la suite du déclenchement de la guerre en Iran, et à la stratégie assumée de l’exécutif d’éviter toute politisation nationale du scrutin. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, bien que lui-même sur la liste du maire sortant à Vernon dans l’Eure, ne s’est pas engagé dans la campagne nationale et a donné consigne à ses ministres d’en faire de même – une consigne qui a été respectée. Les forces d’opposition ne sont pas parvenues à être plus audibles et, à l’exception de LFI, aucune n’a fait explicitement campagne sur le thème de la sanction. Au final, deux thèmes ont surnagé : la sécurité, qui était en première place des préoccupations des Français en vue des municipales depuis plus d’un an, et la position des partis de gauche sur la question d’une possible alliance avec LFI au second tour.
Compte tenu de la suppression du scrutin plurinominal avec panachage dans les villes de moins de 1 000 habitants4, seules les listes complètes étaient recevables, quelle que soit la taille des communes. Sur les quelque 35 000 villes du pays, ce sont 49 898 listes incluant 887 816 candidats qui se sont présentées, rappelant à quel point les municipales engagent de facto une part considérable du corps électoral. Pour autant, 68 % des communes n’ont pas été contestées : 23 682 n’avaient qu’une seule liste en lice, 68 n’en avaient aucune. Dans l’ensemble des villes de plus de 30 000 habitants, le nombre moyen de listes s’est élevé à 5,55 (6,55 en 2020), alors que dans les seules villes de plus de 100 000 habitants, ce nombre moyen était de 8, illustrant la stratégie des partis d’être visibles dans cette strate spécifique.
Plus important, dans l’ensemble des villes de plus de 30 000 habitants, la contraction générale de l’offre s’est accompagnée d’une évolution de sa structure, avec une forte progression des listes de gauche radicale (25,8 % des listes contre 15,2 % en 2020), et dans une moindre mesure de la droite radicale (12,3 % des listes contre 8,3 % en 2020). Cette présence accrue des deux forces motrices du nouvel ordre électoral qui se déploie depuis les européennes de 20195 était un premier indice d’une reconnexion entre l’arène électorale nationale et les arènes locales.
Les stratégies d’alliance des partis politiques ont reflété les dynamiques de la politique nationale depuis les législatives de 2024. Les villes de plus de 100 000 habitants ont parfaitement illustré cette évolution. À gauche, le Parti socialiste et Les Écologistes (LE) se sont alliés quasiment partout alors qu’ils étaient le plus souvent en compétition au premier tour en 2020, et ils se sont quasi systématiquement retrouvés face à une liste LFI6. Au centre, Renaissance et le MoDem se sont souvent ralliés aux maires sortants de droite sur des listes de « socle commun »7, tandis qu’Horizons a présenté quelques listes autonomes en plus de la défense de ses sortants (des maires élus avec une étiquette de droite en 2020 qui ont rejoint Édouard Philippe depuis). À droite, LR a dû faire face au départ de plusieurs maires en présentant moins de listes autonomes et en soutenant des divers droite. Cet ajustement général des stratégies d’alliance était un deuxième indice de la reconnexion entre national et local.
LES RÉSULTATS DU PREMIER TOUR
Avec 57,1 % de votants dans l’ensemble des communes, la participation s’est très fortement redressée sur 2020 (+12,4 points), où elle avait été victime du climat sanitaire lié à la pandémie de Covid-19, mais elle est restée en-deçà de 2014 (63,5 %). L’essentiel du recul sur 2014 provenait des petites communes, où la réforme du mode de scrutin a privé les électrices et les électeurs de leur liberté de choix. De fait, dans les villes de plus de 30 000 habitants, la participation s’est élevée à 53,2 %, en recul seulement de 1,5 point sur 2014 (tableau 1).
Dans les villes de plus de 30 000 habitants, le premier tour a reproduit les rapports de force d’ensemble de 2020, avec une gauche
en légère progression (43,3 %, +1,6 point), une droite stable (40,3 %, +0,1) et un centre en faible recul (14,9 %, -0,7). Le niveau de la gauche n’était pas un bon résultat : elle restait à son niveau des municipales de 2014, un scrutin qui lui avait pourtant été particulièrement défavorable en raison du fort vote sanction qui s’était exprimé contre le pouvoir socialiste8. Ce niveau confirmait la dynamique observée aux élections européennes, où le recul important de 2014 n’avait été suivi d’aucun redressement en 2019 ou 2024. Compte tenu du glissement à gauche des métropoles et des grandes agglomérations lors des élections nationales, ce niveau constituait un avertissement.
En dépit de son éclatement entre Renaissance, MoDem, Horizons, Parti radical et UDI, mais aussi de la très forte impopularité du pouvoir, le « bloc central » a retrouvé un niveau similaire à celui du premier tour de 2020. Cependant, cette performance a été réalisée avec un nombre très inférieur de listes : 196 en 2026 contre 295 en 2020. La stratégie d’union avec LR au premier tour ouvrait des perspectives de conquête, avec notamment une première place à Annecy.
S’agissant des résultats des forces politiques, les deux seules progressions sur 2020 ont été réalisées par LFI (+7 points) et le RN (+5,5 points). Pour le RN, les 11,1 % renouaient avec ses points hauts de 1995 et 2014, mais avec moins de listes (133 contre respectivement 180 et 160). De fait, son niveau moyen dans les villes où il était présent était de 14,2 % des exprimés, son record sur un premier tour de municipales (12,8 % en 1995 et 13,6 % en 2014). Pour LFI, ses 9,8 % la plaçait en deuxième position de la gauche, en position de se maintenir dans un grand nombre de cas et donc en situation d’exercer une forte pression sur les socialistes et les écologistes.
Ces résultats ont conduit à un net différentiel de reconduction des mairies sortantes à l’issue du premier tour : la gauche est parvenue à conserver d’emblée 22 % de ses mairies sortantes, un chiffre qui montait à 30 % pour le centre et 47 % pour la droite. Il s’agissait d’un second avertissement pour la gauche. De son côté, le RN a été reconduit dès le premier tour dans ses trois mairies sortantes, avec des dynamiques impressionnantes sur 2020 qui ont signalé un jugement positif sur son action au pouvoir municipal.
LES RÉSULTATS DU SECOND TOUR
L’entre-deux-tours a été largement dominé par la question des fusions à gauche. En dépit de la position affichée par la direction du PS en amont du scrutin de refuser tout accord national avec LFI au second tour, les résultats du premier tour ont conduit les têtes de liste socialistes (et écologistes) à des fusions là où elles l’estimaient nécessaire. Ces fusions ont été présentées comme des « alliances de la honte » par LR, qui de son côté n’a noué aucun accord avec le RN.
En termes de mairies, le second tour s’est soldé par une défaite de la gauche classique (tableau 2). Alors qu’elle est restée dans l’opposition au niveau national sans discontinuer depuis 2017, elle a enregistré une perte nette de 7 mairies, passant de 94 à 87. À l’issue du scrutin, et y compris en ajoutant les mairies LFI, elle ne détient guère plus d’un tiers des mairies de plus de 30 000 habitants, demeurant à son plus faible étiage sous la Cinquième République. Elle n’a tiré aucun profit de l’impopularité de l’exécutif. Les reconductions à Paris, Marseille et Lyon, ainsi que les conquêtes marquantes à Nîmes, Saint-Étienne et Amiens, ont seulement permis de dissimuler sa faiblesse.
Au sein de la gauche classique, les socialistes et les écologistes ont été les principaux perdants avec un solde négatif de 5 mairies, mais la signification du recul n’est pas la même : le PS reste la force de gauche dominante au niveau municipal, alors que les Verts concèdent plus de la moitié des positions acquises en 2020, dont Bordeaux, Strasbourg, Besançon et Annecy. Dans un climat d’opinion moins porteur sur les enjeux environnementaux que lors du précédent scrutin, les mairies écologistes ont été jugées sur leur bilan au pouvoir, et il suscitait de vives oppositions.
Les Républicains ont enregistré un recul de 4 villes de plus de 30 000 habitants, avec des chassés-croisés non négligeables qui diversifient son implantation géographique9. Ils restent de loin la première force à l’échelon municipal : en ajoutant Les Centristes et les divers droite, souvent des anciens membres de LR bénéficiant du soutien du parti, ils contrôlent plus de 40 % des villes de plus de 30 000 habitants. Ils étaient la force la plus exposée avant les élections et auraient pu être entraînés par Emmanuel Macron dans sa chute : les dégâts ont été plus que limités.
Le « bloc central » est lui aussi sorti conforté du scrutin en dépit d’une présence nettement inférieure à celle de 2020. La stratégie d’alliance dès le premier tour avec LR lui a permis de sécuriser une très large partie de ses mairies sortantes, mais aussi d’afficher des victoires, à Bordeaux et à Annecy notamment. Loin du discours d’un retour de l’affrontement classique « gauche/droite » (lire PS et alliés contre LR et alliés), l’ancienne majorité d’Emmanuel Macron s’est indéniablement dotée d’une implantation locale.
Pour autant, les authentiques vainqueurs du scrutin sont LFI et le RN. Peu expo-
sés avant les élections (aucune mairie sortante pour LFI, 3 pour le RN), elles ont respectivement progressé de 6 et 8 villes de plus de 30 000 habitants. Les conquêtes du RN lui ont permis d’étaler son implantation géographique au-delà du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais et du pourtour méditerranéen, les succès à Carcassonne et Castres en témoignent. Et son principal allié, l’Union des droites pour la République (UDR) l’emporte à Nice, la cinquième plus grande ville de France. Du côté de la France insoumise, les victoires se font aux dépens de la gauche communiste et socialiste dans des milieux à très forte proportion de Français issus de l’immigration nord-africaine, dans la banlieue lyonnaise (Vaulx-en-Velin, Vénissieux), en Seine-Saint-Denis (La Courneuve, Saint-Denis) et dans l’Oise (Creil), en plus de la conquête de Roubaix sur la droite. Ce bilan ne doit pas faire oublier certains échecs marquants au second tour (Toulouse et Limoges pour LFI, Toulon et Avignon pour le RN), mais il ne doit pas non plus conduire à minorer la percée des deux forces radicales : ces défaites font la différence entre une poussée et une vague puissante.
DEUX TYPES D’ÉLECTIONS MUNICIPALES
En science politique, le modèle des élections de second ordre10 est l’entrée la plus classique pour saisir les dynamiques nationales des élections municipales[12 – Pierre Martin, Les élections municipales en France depuis 1945, Paris, La Documentation française, 2001.]. En cas de forte impopularité de l’exécutif, forte impopularité qui a le plus de chances de se produire au milieu du cycle électoral national, les élections locales sont supposées être le réceptacle du mécontentement des électeurs et donner lieu à un vote sanction contre les forces gouvernementales. En termes de mairies, ces élections se traduisent par des mouvements larges et unidirectionnels : les cas des élections municipales de 1983, 2008 et 2014 en sont les meilleures illustrations récentes, celui de 2001 aussi dans une moindre mesure (figure 1).
Les élections municipales de 2026 correspondent à un second modèle, celui des élections municipales dénationalisées. En termes de mairies, ces élections se traduisent par des flux plus limités, dans toutes les directions : les élections municipales de 1989, 1995 et 2020 entraient dans cette catégorie. Surprenante de prime abord, la dénationalisation du scrutin de 2026 est le produit des stratégies des principales forces politiques nationales, exceptés LFI et le RN : aucune n’avait intérêt à nationaliser la campagne et à connecter les municipales à la vie politique nationale. Pour le centre et la droite, cette stratégie
était compréhensible : les forces du « socle commun » étaient au pouvoir et n’avaient que des coups à prendre d’une campagne sur le bilan de l’action du gouvernement. Pour la gauche, et tout particulièrement pour le PS, la situation était moins évidente. Mais elle rappelle que le gouvernement de Sébastien Lecornu tient à l’Assemblée nationale grâce au soutien du groupe socialiste, qui a refusé à plusieurs reprises de voter la censure. Les Écologistes auraient sans doute pu sauver plus de mairies en cas de vote sanction contre les forces gouvernementales (à l’exception de Strasbourg, toutes leurs pertes vont sur la droite et le centre), mais encore aurait-il fallu utiliser ce thème, a minima au second tour.
Le modèle des élections de second ordre tenait cette dimension pour acquise, les municipales de 2026 ont rappelé que ce n’est pas le cas : la nationalisation d’un scrutin local implique que les partis fassent campagne contre le pouvoir national et soient crédibles pour incarner l’alternance. En d’autres termes, l’impopularité de l’exécutif est une condition nécessaire pour des élections municipales nationalisées sous la forme d’un vote sanction contre les forces gouvernementales, mais elle n’est pas une condition suffisante ; la gauche en a fait l’expérience cette année. Pour autant, ce scrutin municipal a également été caractérisé par une certaine reconnexion entre l’échelon national et l’échelon local via l’adaptation des configurations municipales aux nouvelles structures de la compétition électorale qui se déploient au niveau national depuis 2019 : les percées de LFI et du RN, ainsi que la confirmation de l’implantation municipale du centre libéral, en sont les principaux signes.
Florent GOUGOU,
Maître de conférences en science politique à Sciences Po Grenoble – UGA Chercheur au laboratoire Pacte, en délégation Cnrs à Progedo pour l’année 2025-2026
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- Martial Foucault, Éric Kerrouche, « Municipales 2026 : quelles sont les intentions des maires sortants ? », Policy Brief Cevipof 1, avril 2025. ↩
- Florent Gougou, « The 2024 French Legislative Elections: Maintaining Elections, Political Crisis », West European Politics, 48 (3), 2025, p. 723-737. En moins d’un an, deux Premiers ministres ont été renversés par l’Assemblée nationale, Michel Barnier en décembre 2024 et François Bayrou en septembre 2025. ↩
- Ce seuil ne correspond à aucune réalité politique contemporaine mais rappelle que de 1947 à 1977, les villes de plus de 30 000 habitants étaient les seules avec des listes bloquées. ↩
- Deux modifications ont été apportées pour harmoniser les modes de scrutin utilisés pour les municipales. Une loi organique du 21 mai 2025 a élargi le mode de scrutin de liste paritaire à deux tours aux communes de moins de 1 000 habitants, avec cependant la possibilité de présenter des listes comportant jusqu’à deux candidats de moins que l’effectif légal du conseil municipal. La loi du 11 août 2025 a, elle, supprimé le mode de scrutin par secteurs utilisé depuis 1983 à Paris, Lyon et Marseille, avec cependant une prime majoritaire de 25 % des sièges pour la liste vainqueur (contre 50 % dans les autres villes). ↩
- Florent Gougou, « Le déploiement d’un nouvel ordre électoral ? Les élections françaises de 2024 dans la perspective des réalignements », Revue française de science politique, 75 (3), 2025, p. 425-457. ↩
- LFI présentait une liste autonome dans 39 des 40 villes de plus de 100 000 habitants et dans 133 des 228 villes entre 30 000 et 100 000 habitants. Dans 12 villes, le PS et LFI se retrouvaient sur la même liste, dont deux à direction LFI (Wattrelos et Mantes-la-Jolie). ↩
- Le terme a été inventé par Michel Barnier pour désigner sa coalition gouvernementale entre septembre et décembre 2024 ; il désigne l’alliance entre le centre libéral et LR. Des listes de ce type étaient présentes dans la moitié des villes de plus de 100 000 habitants. ↩
- Florent Gougou, Martial Foucault, « Le bilan des élections municipales de 2014. Une déroute historique de la gauche dans la France urbaine », Revue politique et parlementaire, 1071-1072, 2014, p. 23-28. Martial Foucault, Florent Gougou, « Un vote sanction dans la logique des élections intermédiaires. Les élections municipales des 23 et 30 mars 2014 », Revue politique et parlementaire, 1075, 2015, p. 109-127. ↩
- Les reculs de LR sont concentrés sur le pourtour méditerranéen au profit du RN (défaites dans les Alpes-Maritimes à Cagnes-sur-Mer et Menton ainsi que dans le Var à La Seyne-sur-Mer et à Hyères) et en Seine-Saint-Denis au profit de la gauche (Le Blanc-Mesnil, Rosny-sous-Bois et Villepinte). Ses conquêtes sont plus diverses, avec notamment 4 villes de plus de 100 000 habitants : Besançon aux dépens des Verts, Brest et Clermont-Ferrand sur le PS, Limoges au détriment d’un divers droite. ↩
- Karlheinz Reif, Hermann Schmitt, « Nine Second-Order National Elections: A Conceptual Framework for the Analysis of European Election Results », European Journal of Political Research, 8 (1), 1980, p. 3-44. ↩






















