Naftali Bennett, le nouveau paradigme israélien

Philippe Velilla revient sur la biographie du nouveau Premier ministre, une histoire qui reflète l’évolution du pays et son paradigme actuel. 

Le nouveau Premier ministre d’Israël, Naftali Bennett, porte la kippa, et c’est sans précédent. Cet aspect de la personnalité du chef du gouvernement investi par la Knesset le 13 juin étonnera en Occident, mais pas en Israël où l’importance croissante de la pratique religieuse est l’un des traits saillants du nouveau paradigme national. Naftali Bennett atteint le sommet de la carrière politique peu de temps après avoir risqué l’élimination de la course au pouvoir. Le 23 mars, il a connu un échec électoral avec sept élus sur la liste de son parti Yamina (A droite !), alors qu’en janvier les sondages lui en promettaient une vingtaine. Après une tentative infructueuse du Premier ministre sortant, Binyamin Netanyahou (Likoud, 30 sièges), de former un gouvernement, Yaïr Lapid, chef de l’opposition et du deuxième parti du pays, Yesh Atid (Il y a un avenir, 17 sièges), se voyait confier par le président de l’Etat la mission de constituer une « coalition ». Le 28ème et dernier jour du mandat, Yaïr Lapid obtenait l’accord de trois partis de droite, deux partis du centre, deux partis de gauche, et, pour la première fois dans l’histoire du pays, un parti arabe (Ra’am), islamiste de surcroît. Aux termes d’un arrangement dit « de rotation », Naftali Bennett doit occuper pendant deux ans le poste de Premier ministre, et Yair Lapid lui succéder pour les deux années suivantes. Afin d’emporter l’accord des partis de droite, ce dernier a accepté de se contenter de la deuxième place dans un premier temps. Cette coalition, encore plus hétéroclite que les précédentes, va gouverner un pays mal en point en dépit des apparences. Autant de raisons d’examiner qui est Naftali Bennett et comment il est passé du statut de grand perdant de l’élection à celui de vainqueur des négociations post-électorales en ce très curieux printemps 2021.

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Naftali, fils d’Israël

Il tient son prénom biblique d’un fils de Jacob souvent représenté aux côtés d’une biche. Mais l’image est trompeuse.

Naftali Bennett est un grand fauve de la politique. Il est né en 1972 en Israël. Ses parents, Américains, avaient quitté San Francisco cinq ans plus tôt. Après quelques mois au kibboutz où ils ont travaillé et appris l’hébreu, Jim et Myrna Bennett se sont installés à Haïfa, où le père commence difficilement une carrière dans l’immobilier, travail qu’il cumule avec celui de fundraiser pour le Technion, prestigieux établissement d’enseignement supérieur scientifique installé dans cette métropole du nord d’Israël. La mère travaille pour une association d’immigrants américains. Lorsque le jeune Naftali est âgé de quatre ans, la famille part pour deux ans à Montréal, le père y étant envoyé en mission de fundraising. Ce séjour sera décisif dans l’évolution de la famille. Jusqu’à présent, les Bennett, comme toute leur génération à San Francisco, étaient très marqués par le flower power et peu pratiquants. Ils vont le devenir. Pendant ces années soixante-dix, beaucoup d’Israéliens suivront ce chemin. Car le pays change. Laïc, il devient plus religieux ; ashkénaze, il devient plus sépharade ; populaire, il devient plus bourgeois ; bien installé dans les frontières nées de la guerre d’Indépendance (la fameuse Ligne verte), il commence à construire des colonies dans le Sinaï, à Gaza et surtout en Cisjordanie. Le père revient pour servir sur le Golan pendant la guerre de Kippour. La famille repart pour deux ans, dans le New Jersey cette fois.

Bennett, fils de la droite

De retour à Haïfa à l’âge de 10 ans, le petit Naftali va désormais à l’école religieuse et fréquente les mouvements de jeunesse sioniste-religieux.

Il porte la kippa tricotée, symbole de ce courant de pensée. Cette évolution religieuse n’est pas neutre politiquement. Depuis la victoire de la guerre des Six-Jours en 1967, le mouvement sioniste religieux vire à droite, entend coloniser les territoires occupés qu’il appelle « territoires libérés » et, en suivant les centaines d’activistes du Goush Emounim (Bloc de la foi), passe de la théorie à la pratique avec ou sans l’accord du gouvernement. Plus tard, Naftali Bennett adhérera au mouvement de jeunesse de Tehiya (Renaissance), parti ultra-nationaliste dirigé par l’intransigeante Géoula Cohen. Le fils de cette passionaria d’extrême droite n’est autre que Tsahi Hanegbi, futur ministre Likoud avec lequel Naftali Bennett siègera au gouvernement trente ans plus tard. Le responsable étudiant de ce mouvement politique est Gideon Saar qu’il retrouvera aussi au gouvernement en 2013 et avec qui il fera équipe en 2021 pour prendre le pouvoir. On l’aura compris, en arborant la kippa tricotée, le jeune Naftali Bennett a choisi son camp : la droite de la droite. Mais comme simple militant, pas pour faire une carrière politique. Patriote conséquent, il a servi pendant son service militaire comme officier dans la prestigieuse Sayeret ha Matkal (le commando de l’Etat-Major), l’élite de l’élite de Tsahal. Après ses cinq ans de service militaire, il entreprend des études de droit, tout en travaillant quelque temps dans l’horticulture (en Israël, il n’est pas rare de voir des étudiants, même issus de familles pouvant subvenir à leurs besoins, se faire un devoir de payer leurs études avec un travail manuel). A l’issue de ses études, il se lance dans la high tech, alors en pleine expansion, et fonde avec des associés Cyotta, société spécialisée dans la cybersécurité. Il partira de nouveau quelque temps aux Etats-Unis pour développer cette entreprise. Il ne part pas seul : il a rencontré Gilat, une jeune et belle pâtissière qu’il a voulu épouser même si elle n’est pas religieuse. Il parvient à vaincre ses réticences sur ce point : « Et alors ? ». Il gardera toujours cette idée : religieux et non religieux ont vocation à vivre et à travailler ensemble. Devenu une personnalité politique de premier plan de la politique israélienne, il illustrera ainsi sa position : « Pour les fêtes, nous nous réunissons, nous et les parents de Gilat, religieux et non religieux, car nous formons une même famille ». Ce point de vue – pas si fréquent dans la société israélienne – contribuera à nuancer son image très droitière. Car sur les autres sujets, il ne fait pas dans la nuance : favorable à la colonisation et à l’annexion des territoires au-delà de la Ligne verte, partisan de la restriction des pouvoirs de la Cour suprême, voulant combattre dans les médias et le système scolaire toute position « antisioniste »…

Premiers pas en politique

Après avoir réussi une superbe opération exit en vendant Cyotta pour 145 milliards de dollarsi, il a les moyens de faire ce qu’il veut.

Pour la politique, le déclic viendra pendant la deuxième guerre du Liban (été 2006). Réserviste, il est en mission au pays du Cèdre, où il observe chez des responsables politiques bien des défauts alors qu’ils envoient de jeunes conscrits se faire tuer dans une opération non maîtrisée. La même année, il est recruté par Ayelet Shaked, future égérie de la droite laïque, alors directrice de cabinet du chef de l’oppositionii, Binyamin Netanyahou. Pendant deux ans, il travaillera aux côtés du leader de la droite, notamment sur le programme du parti (le Likoud). Ayelet Shaked et Naftali Bennett subiront, comme tous les proches collaborateurs de « Bibi », les foudres de son épouse, Sarah, et devront démissionner. Dès lors, ils feront équipe, créant en 2010 le mouvement nationaliste Israel Sheli (Mon Israël). Naftali Bennett est devenu quelques mois auparavant directeur général du Conseil des implantations de Judée-Samarie (les colonies de Cisjordanie) que le mouvement sioniste-religieux domine politiquement. Dans la perspective des élections de 2013, il crée, toujours avec Ayelet Shaked, Ha Baït ha Yéoudi (le Foyer juif) qui obtiendra le joli score de douze sièges. Binyamin Netanyahou n’aime pas être concurrencé sur sa droite, d’autant que les deux enfants terribles du « camp national » exigent de siéger avec le centriste Yaïr Lapid, qui lui aussi vient de triompher avec son nouveau parti, Yesh Atid (19 députés).

Chef de parti et ministre

Binyamin Netanyahou devra céder, et Naftali Bennett deviendra ministre de l’Economie, impulsant des réformes libérales très inspirées du modèle anglo-saxon que cet ancien chef d’entreprise connaît bien : révision à la baisse des normes, encouragement à la concurrence…

Pour les élections de 2015, le parti de Naftali Bennett absorbe un groupe très à droite, Tkouma (Renaissance nationale), et mène une campagne aussi très à droite. Sans doute trop. Il terminera avec 8 sièges, et Naftali Bennett devra se contenter du portefeuille de l’Education, alors qu’il rêvait de la Défense. Dans son nouveau ministère, il réussira à enrayer le déclin des matières scientifiques. Il développera aussi les études juives dans une optique conservatrice, et combattra les idéologies progressistes, faisant retirer du programme un roman d’amour entre une Juive et un Arabe, et interdisant aux mouvements pacifistes de faire des conférences dans les écoles. Début 2019, il quitte Le Foyer juif, trop identifié au sionisme religieux, pour fonder Ha Yamin ha Hadash (La Nouvelle droite). Toujours avec Ayelet Shaked, il entend rassembler religieux et non religieux. Il échouera aux élections du 9 avril 2019, le parti ne franchissant pas le seuil électoral (3,25% des suffrages exprimés) à 1 200 voix près. Pour les élections du 17 septembre 2019, il fonde son parti actuel, Yamina, qui remportera un succès limité : six sièges. Après ces élections, il réalise enfin son rêve en devenant pour quelques mois ministre de la Défense. Mais après les élections du 2 mars 2020, il décide de siéger dans l’opposition, se plaçant directement en challenger de Binyamin Netanyahou pour prendre un jour le leadership de la droite et la direction du gouvernement. Pendant la campagne et après l’élection du 23 mars 2021, il ne clarifiera jamais vraiment sa position, brouillant son image en déclarant préférer former un gouvernement de droite sous la direction de Binyamin Netanyahou, sans écarter la possibilité d’une alliance avec l’opposition. Les résultats de l’élection ont consacré l’éclatement de la représentation parlementaire en 13 groupes (pour 120 députés !) rendant très difficile la formation d’une « coalition », terme correspondant mieux à la réalité de la politique nationale que celui de majorité. La suite relève désormais de l’histoire contemporaine d’Israël, car le pays, avec Naftali Bennett et ses alliés, met fin au long règne de « King Bibi » (douze années d’affilée).

Bibi, ou comment s’en débarrasser

La tâche n’a pas été facile.

Il a fallu quatre scrutins en moins de deux ans et l’union de 8 partis disparates pour en venir à bout. Le système électoral, basé sur la représentation proportionnelle intégrale avec un seuil relativement bas (3,25%, rappelons-le), favorise le maintien au pouvoir de chefs de gouvernement bien placés pour faire des promesses et parfois les tenir en faveur des petits partis. Binyamin Netanyahou excellait à ce jeu, d’autant que, depuis son premier mandat en 1996, il a une stratégie électorale : l’union de la droite – de la droite modérée à l’extrême droite – et des partis ultraorthodoxes. Pour cela, il avait une méthode : le clanisme, distribuant postes et prébendes aux dirigeants, tout en versant des subsides aux populations qu’ils représentent (ultraorthodoxes, Druzes, Ethiopiens, sépharades de la « périphérie » …). Ce savoir-faire était servi par un faire-savoir : champion de la communication audio-visuelle, Binyamin Netanyahou avait parfaitement intégré la révolution Internet, faisant des réseaux sociaux son média préféré pour y diffuser de petites vidéos sur tous les sujets. Sur le fond, le redoutable animal politique n’était pas démuni : féru d’économie, ultra-libéral (il a été formé au MIT et était ami de Milton Friedman), il réduisit fortement l’interventionnisme de l’Etat dans une économie marquée par trente ans de travaillisme. Il pouvait – avant la pandémie – afficher des résultats enviés dans bien des pays de l’OCDE : une croissance moyenne de 3% par an, et un taux de chômage inférieur à 4%. Celles et ceux qui en Occident s’étonnent de la longévité politique de ce Premier ministre pas comme les autres, devraient méditer cette donnée : comment battre un gouvernement qui a su atteindre et maintenir le plein-emploi ? Le taux de pauvreté, la marginalité sociale de pans entiers des populations ultraorthodoxes et arabes relativisaient ces bons résultats mais ne pouvaient les faire oublier. Dans la dernière période, « King Bibi » pouvait s’enorgueillir de succès dans deux domaines où il devait se rattraper. Ayant mal géré la pandémie, il sut parfaitement piloter sa fin en négociant avec Pfizer la livraison de millions de doses de vaccins faisant d’Israël le pays-test. A quelques jours des élections, le pays revint à une vie presque normale, et, désormais, l’immunité collective est effective. N’ayant jamais réussi à gérer ses relations avec les Palestiniens, il devait les marginaliser en signant avec quatre pays (Emirats arabes unis, Barheïn, Soudan et Maroc) les « accords d’Abraham » qui, on ne le souligne pas assez, mettent fin au conflit israélo-arabe pour mieux unir Israël et les pays sunnites contre l’Iran conquérant.

La Baraka

Naftali Bennet et ses alliés vont avoir la baraka, ce terme arabe désignant la chance qui transforme un destin.

Le gouvernement d’union dans lequel Naftali Bennett a refusé d’entrer en mai 2020 ne fonctionnera jamais, les deux principaux partis, dirigés respectivement par Binyamin Netanyahou et Benny Gantz n’ayant à peu près rien en commun. Naftali Bennett était persuadé de tenir là sa chance. Dans un petit livreiii, il défendit une politique de la pandémie basée sur des critères scientifiques aux antipodes de la gestion très opportuniste de Binyamin Netanyahou. Le petit livre se vendit fort bien, et, on l’a vu, les premiers sondages promettaient à Yamina un score très proche de celui du Likoud. Las ! La réussite de la campagne de vaccination devait enlever à Naftali Bennett son principal argument, et un autre dissident de droite vint chasser sur les mêmes terres électorales que lui : au début 2021, Gideon Saar quitta le Likoud et forma le parti Tikva Hadasha (Nouvel Espoir). Réduit à la portion congrue avec sept sièges, Naftali Bennett va transformer son handicap en avantage. Se présentant comme fidèle à la droite, il se déclarera prêt à gouverner avec Binyamin Netanyahou, mettant au défi celui-ci de réunir 61 députés. L’échec du Premier ministre sortant permit à Naftali Bennett, après bien des contorsions et des déclarations contradictoires, d’apporter à l’opposition les voix qui lui manquaient, d’autant qu’il surmonta ses réticences en s’accordant avec Mansour Abbas, le chef du parti islamiste, pour atteindre le chiffre magique. Le 13 juin, 60 députés (un élu de Ra’am s’abstint au dernier moment) accordèrent leur confiance à son gouvernement.

Il faudra encore beaucoup de chance à Naftali Bennett pour relever les nombreux défis auxquels est confrontée une société plus déchirée que jamais. Tout d’abord, il devra relancer une économie atteinte par la pandémie, avec un taux de chômage double de celui de la période précédente, des milliers de disparitions d’entreprises et un déficit budgétaire supérieur à 11% du PIB. Il faudra, tout à la fois, retrouver un taux de croissance de l’ordre de 5% pour créer des emplois, former à de nouveaux métiers, renforcer le système éducatif et celui de la santé, construire des infrastructures en particulier dans les transports publics. Sur le plan social, la hausse de la pension minimale pour atteindre 70 % du salaire minimum promise par le nouveau gouvernement coûtera cher. La mise à niveau des équipements et de l’éducation dans le secteur arabe, ainsi qu’un vaste plan de lutte contre la délinquance dans cette communauté font l’objet d’engagements budgétaires conséquents exigés par le Parti Ra’am qui préside des commissions parlementaires contrôlant l’exécutif. La lutte contre la vie chère (le coût de l’alimentation en Israël est de 25% plus élevé qu’en France), et la construction de 300 000 logements par an nécessaire pour faire baisser les prix de l’immobilier, devront inspirer les responsables gouvernementaux : pour renforcer la concurrence, mettre sur le marché des terrains publics, encourager les importations… Last but not least, les relations avec les ultraorthodoxes (13% de la population) devront être redéfinies sur la base d’un meilleur respect du principe d’égalité afin que les « hommes en noir » travaillent (aujourd’hui 50 % d’entre eux consacrent tout leur temps à l’étude de la Thora). Avec les Arabes israéliens (21% de la population), il s’agira de redonner au terme « coexistence » sa véritable valeur après les émeutes dans les villes mixtes au mois de mai pendant l’opération « Gardien des murailles » contre le Hamas. Dans les relations avec les Palestiniens, Naftali Bennett n’aura pas la partie facile, entre ses convictions annexionnistes, ses opposants de droite, ses alliés de gauche, une administration Biden et une Europe favorables à la solution à deux Etats.

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Les atouts de Naftali Bennett se confondent avec sa biographie : il est un Israélien de son temps à la confluence des courants qui marquent l’Etat juif aujourd’huiiv.

Proche des Etats-Unis depuis sa naissance, il est naturellement favorable à l’alliance stratégique avec le grand frère de l’autre côté de l’Atlantique. Il est devenu religieux dans un pays où la population – notamment la jeunesse – se rapproche de plus en plus de la tradition. Ayant bien réussi dans l’industrie qui fait la fierté du pays – la high tech – il est devenu riche et célèbre comme dans les films. Ayant servi dans l’unité la plus prestigieuse de l’armée, il affiche son patriotisme dans une société qui vibre au son de l’hymne national et est fière de son drapeau. Enfin, à droite de la droite, il épouse l’évolution d’une opinion publique ayant tendance à percevoir la Ligne verte (qui sépare Israël reconnu par le droit international de la Cisjordanie) comme un vestige de l’Histoire. En d’autres termes, Naftali Bennett correspond en tous points au nouveau paradigme israélien qui mêle nationalisme et futurisme, religion et topographie, histoire et tradition. Cela ne lui suffira pas pour réussir vu l’ampleur de la tâche à laquelle doit s’atteler cet enfant gâté de la vie publique israélienne : il pourrait redescendre aussi vite qu’il est monté dans le monde politique, cet univers impitoyable.

Philippe Velilla

i Juste après les élections du 23 mars 2021, une autre entreprise de high tech où Naftali Bennett avait des intérêts a fait également l’objet d’une exit lucrative dont il n’a pas voulu révéler le montant. Cette fortune permet aux Bennett de vivre confortablement. Installés dans une belle maison de la gentiment bourgeoise ville de Raanana (banlieue nord de Tel-Aviv), Naftali et Gilat Bennett comptent y demeurer la semaine et se rendre dans la résidence du Premier ministre à Jérusalem le week-end et pour y recevoir les hôtes étrangers. Gilat, qui a quitté la pâtisserie pour un travail de conseil aux parents d’élèves à Raanana, veut continuer à y exercer et désire que ses quatre enfants poursuivent leur scolarité dans les écoles de la ville.

ii Comme en Grande Bretagne, ancienne puissance mandataire, en Israël, le chef de l’opposition a un statut officiel, est doté de moyens en matériel et en personnel, et bénéficie d’une protection rapprochée.

iii Eikh lenatseakh megafa (Comment vaincre la pandémie), Sela Meïr, 2020 (en hébreu).

iv Voir notre ouvrage, Israël et ses conflits, Le Bord de l’Eau, 2017.