Drapeaux français et australien

La première épreuve intra-européenne de l’après Brexit ?

Entre révélations incomplètes, indignations feintes et demi-mensonges, la connaissance « grand public » du dossier des sous-marins australiens évolue chaque jour. On finira peut-être par connaître les errements de la gestion de ce contrat hors normes puisqu’il portait sur la diésélisation de douze coques françaises conçues pour la propulsion nucléaire, pour les doter in fine d’armements américains. La répartition des parts de marché entre les partenaires et le jeu des indemnisations font que « Naval Group » devrait absorber le choc. D’autres aspects méritent pourtant qu’on s’y arrête.

Sous-marin nucléaire

La dureté de la réalité ou la juste place ?

En cette fin d’été 2021, la naissance du pacte de sécurité AUKUS conclu entre Washington, Canberra et Londres, au détriment du contrat d’achat de  sous-marins à propulsion conventionnelle par l’Australie à la France, négocié de longue date et rompu en apparence de manière soudaine  et brutale, a déclenché une crise entre pays alliés d’une amplitude digne des soubresauts observés en termes de relations internationales pendant la période où la Société des Nations a vainement camouflé les vicissitudes et atermoiements de la diplomatie occidentale face à la montée des périls… 

Etats-Unis et OTAN

Sortir de l’OTAN

« Crise grave », « mensonge », « duplicité », « rupture de confiance », « mépris »… Notre ministre des Affaires Etrangères, JY Le Drian (quid du président ?), n’a pas eu de mots assez durs pour traduire l’attitude des Etats-Unis et l’Australie dans la vente de sous-marins qui avait été contractée. La France a même procédé au rappel de ses ambassadeurs de ces pays « alliés ». Il serait temps selon nous de se retirer à nouveau de l’OTAN. Mais cette fois-ci définitivement.