Macron, par-delà la droite et la gauche

En cette période de mi-mandat, François-Xavier Roucault revient sur le personnage d’Emmanuel Macron, sa philosophie, ses aspirations. Depuis qu’il est entré à l’Elysée, le Président Macron a suivi sa propre ligne politique, quitte à apparaître contradictoire aux yeux de l’opinion : cette tendance relève, selon l’auteur, d’un nietzschéisme contemporain et conquérant.

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Point Com’

Avec « Point Com’ », la journaliste Laetitia Krupa vous donne rendez-vous pour décrypter la communication politique avec un expert. Aujourd’hui Emmanuel Macron, la 5G et les Amish, avec Arnaud Dupui Castérès, CEO et fondateur de Vae Solis Communications

L’édito d’Arnaud Benedetti avec notre partenaire Radio Orient

« Ordre juste » : Emmanuel Macron a convoqué une formule toute d’équilibre pour expliciter sa conception de la République. Celle-ci ne peut en effet se déployer, sans se renier, si elle n’associe pas à la protection des biens et des personnes – objectif régalien – un horizon qui permette de créer les conditions d’une mobilité sociale dont on sait depuis des décennies qu’elle est à l’arrêt.

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Avec « Point Com’ », la journaliste Laetitia Krupa vous donne rendez-vous pour décrypter la communication politique avec un expert.
Aujourd’hui le déplacement d’Emmanuel Macron à Clermont-Ferrand sur le thème de l’égalité des chances, avec Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la Revue Politique et Parlementaire.

L’agression verbale inédite d’un chef de l’Etat contre un journaliste

La violente colère d’Emmanuel Macron contre un journaliste du Figaro, lundi soir à Beyrouth, Georges Malbrunot est révélatrice d’un malaise profond qui existe entre l’Elysée et les journalistes depuis le début du quinquennat. Cet incident pose la question de la marge de manœuvre de la presse présidentielle et diplomatique, notamment lors des voyages à l’étranger.  Patrick Martin-Genier revient sur cet épisode.

21 mois pour convaincre et redresser l’économie

Au lendemain du deuxième tours des élections municipales qui marqueront un échec pour la majorité, le Prédisent Macron devra « déconfiné » son gouvernement et sa majorité avant le 14 juillet. Il aura deux semaines de concertation pour ajuster la politique qui lui reste à mener pendant 21 mois pour convaincre et redresser l’économie avant les prochaines présidentielles.
Les français sont inquiets, ils ont peur de ne pouvoir conserver leur travail. Ils sont désorientés par les différentes crises de l’emploi, de la santé, du pouvoir d’achat et de la sécurité. Ils voudraient que cela change pour que ça aille mieux, mais nul est sûr que si la politique change ça ira mieux.
Le Président doit donc, comme il l’a annoncé, trouver une solution à cette équation à quatre inconnues.
Changer de politique, mais laquelle ? Cela implique un changement de gouvernement. Mais avec quel Premier Ministre ? Edouard Philippe n’a pour le moment pas l’intention, de quitter Matignon de son plein gré. De plus, il ne peut être démis, alors il devra présenter sa démission si le Président lui demande, il s’y pliera, il l’a dit ; mais cela ne sera pas sans conséquences dans l’avenir.
Peut-il changer de politique sans changer de Premier ministre ? Si Edouard Philippe est reconduit, malgré les divergences apparues pendant la crise sanitaire, nous assisterons alors à un jeux de chaises musicales, avec quelques départs et changement d’affectations pour remplacer les ministres qui posent problèmes. Le Président et le Premier ministre devront convenir ensemble d’une nouvelle politique, mais dans ce cas, Edouard Philippe imposera ses choix.
Le Président vient de perdre la majorité absolue à l’Assemblée Nationale. Le Groupe LAREM se fissure de toute part, il ne se réunit plus le mardi, ni dans sa totalité. Beaucoup ne viennent d’ailleurs pratiquement plus à l’Assemblée ou pour un minimum de temps. Seul un noyau de fidèles, se retrouve le lundi et assure le service pour éviter d’être mis en minorité ou une motion de censure qui sonnerait la fin de leur mandat. Le Président du Groupe LAREM a perdu sa crédibilité par ses déclarations anti Edouard Philippe. Une majorité de députés du Groupe demande sa démission, il va falloir remettre la machine à voter les lois du Président en « marche » et en phase avec le prochain Premier ministre et son nouveau gouvernement.
Le chalenge est de plus en plus difficile à relever, les trois premières années du mandat ont été échelonnées de séquences calamiteuses dont certaines ne sont toujours pas réglées. Le départ ou la démission de 17 membres du gouvernement dont certains poids lourds comme Bayrou, Hulot, Collomb, Buzyn, Griveau… ont déstabilisé le pouvoir à chaque départ. L’affaire Benalla suit son cours en justice, mais trop lentement. Sans oublier le scandale « de Rugy » qui conduira à son éviction de la présidence de l’Assemblée et du ministère de l’environnement. La saga des gilets jaunes a plombé le calendrier du Président pendant 9 mois et survit toujours de temps en temps. La réforme des retraites n’a pu aboutir, rattrapée par l’épidémie. Et maintenant il faut faire face à plusieurs crises, sanitaire, économique, sociale et sécuritaire qu’il va falloir gérer pour éviter un chômage de masse. La plupart des promesses de campagne sont désormais balayées.
Enfin, si la nouvelle politique que le Président doit proposer, n’apporte pas les réponses que les Français attendent, nous n’éviterons pas une crise politique à l’issue incertaine.
Alain Le Tirant Conseil en Politique et stratégie

La vision économique du Président Macron

Après un effacement médiatique relatif laissant un horizon au Premier ministre, le Chef de l’État a prononcé, dimanche soir, une allocution préalablement qualifiée de solennelle par les services de l’Élysée. Une vingtaine de minutes assez denses mais fort habilement assez floues pour que tout le monde – ou presque – y trouve son compte. Sur le fond politique, le Président nous a montré son art de la triangulation voire son talent pour se raccrocher au modèle du projet attrape-tout cher à un certain François Mitterrand à l’orée des élections législatives de 1978, souligne Jean-Yves Archer.