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dans International

Après la chute de Bachar el Assad : le soulagement

Maya KhadraParMaya Khadra
11 décembre 2024
Après la chute de Bachar el Assad : le soulagement

Rarement une guerre n’a été à ce point internationalisée dans notre histoire moderne. Depuis 2011 et le déclenchement de la révolution syrienne dans la foulée du « printemps arabe », la Syrie a témoigné du déploiement de troupes turques, américaines, iraniennes, russes et a subi des bombardements de la coalition des pays occidentaux et d’Israël. L’image de la dynastie tyrannique des Assad commençait à ternir avec la multiplicité des acteurs sur le champ de bataille. Mais n’oublions pas comment la révolution syrienne était déclenchée.

Hamza el Khatib, adolescent de 13 ans, participa aux premiers soulèvements pacifiques à Daraa. Il fut arrêté et retrouvé mort avec des traces de brûlures et de mutilations des organes génitaux. La colère augmente dans la rue syrienne opprimée depuis des décennies. La flamme de la révolution anime toutes les grandes villes : Alep, Homs, Der Ez Zor, Hama et Souaïda, ville druze au sud de la Syrie. Face à ces mobilisations, Bachar el Assad a recouru à une ruse qui fut l’apanage aussi bien des nazis que des Soviétiques : la stratégie du pompier-pyromane. Tout en réprimant par le sang les mobilisations et en arrêtant femmes, hommes et enfants, il a promis d’instaurer des réformes. De plus, pour décrédibiliser les revendications populaires et en donnant l’impression de prendre une mesure clémente, il a relâché les pires djihadistes des prisons. Les mêmes qui s’organisèrent plus tard sous la bannière de Daech ou l’Etat Islamique. Assad s’est alors imposé comme le pourfendeur du djihadisme et le protecteur des « chrétiens d’Orient ». En vérité, les chrétiens d’Orient étaient plus un bouclier pour Assad et une caution de survie. Recensé à 20 % au début du siècle dernier, le pourcentage des chrétiens est drastiquement passé à moins de 10 % sous le règne de la dynastie d’Assad. Les chrétiens étaient réduits à un statut de dhimmitude. Ils avaient le droit de travailler mais pas de contester le régime en place ni d’accéder à des postes de première catégorie : chef de l’armée, les ministères régaliens, etc. N’oublions pas qu’un des premiers détenus politiques était le chrétien Michel Kilo, réfugié et mort en France après sa libération. Le panarabisme idéologique du parti Baath est un totalitarisme qui nuit d’abord aux identités minoritaires : chrétienne, kurde, druze, etc. Cette idéologie a interdit aux minorités syriaques en Syrie de s’exprimer dans leur langue ancestrale. Le Baassisme, en effet, en diluant les particularités culturelles et religieuses dans un absolutisme arabiste a pavé la voie à la radicalisation et à l’islamisme jihadiste. Quoi de mieux que cette phrase célèbre d’un des penseurs du panarabisme et du Baas, Ihsan el Jabiri pour illustrer ce phénomène ? « Je suis musulman avant d’être arabe parce que l’islam est la religion de l’humanisme. L’humanisme prime sur le particularisme. Si le nationalisme est une échelle vers cette religion, je suis le premier à sacrifier ma plume, ma langue, mes biens et mon sang pour mon arabisme qui n’a jamais cessé de combattre l’injustice et la tyrannie ; combat qui est l’une des caractéristiques de l’Islam. »

Bachar et l’islamisme se nourrissaient à la même mamelle idéologique : le rejet de l’Autre. Sa chute est salutaire. Mais l’avenir de la Syrie est de plus en plus nébuleux et incertain. Les scénarios se multiplient. Les rebelles ont-ils appris que l’abomination Etat Islamique n’était pas une alternative au régime des Assad ? L’ambition et le pragmatisme de Jolani sont-ils supérieurs à son radicalisme djihadiste ? L’opposition civile syrienne, cultivée et porteuse de valeurs, contre balancera-t-elle les velléités d’instaurer la Charia dans un pays exsangue ? L’avenir nous le dira. Pour le moment, la Syrie est à reconstruire, son peuple est à soutenir pour oublier un demi-siècle de dictature et une décennie de terrorisme islamiste et de bombardements russes et baassistes. « Quand le passé n’éclaire plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres », disaient Tocqueville. L’amnésie sera l’échafaud des Syriens. Ne pas oublier ni Bachar, ni les sévices du djihadisme est la condition pour édifier ce pays.

Maya Khadra

Maya Khadra

Maya Khadra est enseignante et journaliste franco-libanaise spécialiste du Moyen-Orient. Lauréate du Prix du journalisme francophone illustré en zones de conflits en 2013, elle a commencé sa carrière journalistique à L'Orient-Le Jour et a enseigné dans plusieurs établissements scolaires et universitaires à Beyrouth avant de s'installer à Paris. Elle est professeur de communication et de culture générale à l'IPAG Business School. Régulièrement invitée sur les chaînes télévisées françaises et arabes pour commenter l'actualité au Moyen-Orient : LCI, BFM, Franceinfo, Arte, Al Arabiyya, Skynews.

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