Touche pas à mon Molière

L’annonce récente d’une réécriture des pièces de Molière a suscité une levée de boucliers dans les milieux intellectuels. C’est un tweet de France Culture qui a déclenché les hostilités : « Des jeunes auteurs et autrices vont réécrire les pièces de Molière pour que les élèves puissent y avoir accès plus facilement, ou du moins, d’une manière nouvelle. La langue de Molière est-elle devenue trop ardue pour les écoliers d’aujourd’hui ? »  Présenté comme cela, la crainte peut paraître légitime de sacrifier l’exigence sur l’autel de l’accessibilité.