Le droit de légitime défense pour prévenir une apocalypse

Si l’Iran parvient à avoir une arme nucléaire, il lui sera facile de la mettre sur un navire (ou un avion) et de l’envoyer à New York pour l’exploser; ou la placer sur un missile Khorramshahr (une version iranienne du missile Musudan de la Corée du Nord) pour détruire Manhattan, Londres, Berlin, Bruxelles, Paris et Rome, en plus d’Israël. L’Iran a déjà acheté plusieurs missiles de croisière à l’Ukraine en 2001 qui peuvent transporter des armes nucléaires. L’Iran a eu le temps d’en faire des copies et de les tester.

UNE bombe Nucléaire sur un satellite tournant en orbite autour de la terre, explosant à une altitude de 425 kilomètres, pourrait produire un champ d’impulsion électromagnétique nucléaire (IEM et en anglais Electromagnetic Pulse – EMP), qui couvrirait l’ensemble des États-Unis et la majeure partie de l’Amérique du Nord, du Canada, ou l’Europe et la Russie. Cet IEM tuerait des millions de civils innocents et ramènerait l’Amérique et l’Europe ou la Russie à l’âge de pierre, détruisant ses réseaux électriques, ses télécommunications et ses infrastructures électriques (satellites, ordinateurs, circuits électroniques, téléphone, eau, air, assainissement, approvisionnement alimentaire, avions, contacts avec le monde, accès aux services d’urgence vitaux tels que les hôpitaux et les pompiers).

Une commission IEM a été créée par le Congrès américain et a achevé sa collecte d’informations en juin 2017. Cette Commission a estimé que la Russie, la Chine et la Corée du Nord possèdent de telles super armes IEM.

Une attaque IEM Nord-Coréenne est également une  menace existentielle pour les Etats Unis aujourd’hui.  La Corée du Nord, qui a transféré la technologie des missiles à l’Iran et dont les scientifiques iraniens soutiennent son soi-disant programme spatial, aurait pu transférer de la technologie sur les armes nucléaires, y compris les armes à impulsion électromagnétiques (AIE).

L’Iran, dans une dernière démonstration de force, a lancé avec succès le 22 avril 2020 un satellite militaire avec son missile Nour et pourrait l’équiper d’un dispositif nucléaire. Il n’est pas surprenant que ce satellite tourne actuellement autour de la Terre à une altitude de 425 kms, l’altitude exacte nécessaire pour couvrir la majeure partie de l’Amérique du Nord avec un IEM.

Les satellites militaires nord-coréens et iraniens ont la même orbite. Ils sont lancés vers le Sud sur une trajectoire polaire et passent ensuite au-dessus des États-Unis, par le Sud. La Corée du Nord et l’Iran pourraient ainsi lancer une attaque surprise contre les États-Unis. Il sera difficile, voire impossible, de déterminer s’il s’agit d’une attaque nord-coréenne ou iranienne! Déjà en 2016, des experts américains ont déclaré que le monde sous-estime les menaces de missiles nucléaires Nord-Coréen et Iraniens.  

Selon un rapport de septembre 2020 de l’agence iranienne Afkar News, contrôlée par l’État, en farsi, « le sol américain est maintenant à portée des bombes iraniennes »: 

« En envoyant un satellite militaire dans l’espace, l’Iran a maintenant montré qu’il pouvait cibler tout le territoire américain; le parlement iranien avait précédemment averti [les États-Unis] qu’une attaque nucléaire électromagnétique (« attaque IEM ») sur les États-Unis tuerait probablement 90% des Américains… Le même type de technologie de missile balistique utilisé pour lancer le satellite pourrait transporter des armes nucléaires, chimiques ou même biologiques pour rayer Israël de la carte, frapper des bases et des alliés américains dans la région et des installations américaines, et cibler l’OTAN même dans l’extrême ouest de l’Europe. Le sol américain est désormais à portée des bombes iraniennes. ».

Le Président Trump était conscient de ce danger.

Le 29 mars 2019, un Décret Présidentiel a permis au Secrétaire à la Défense de défendre la nation contre des attaques d’IEM et a demandé au Directeur du Renseignement National de coordonner la collecte, l’analyse et l’évaluation des capacités des adversaires à mener une attaque IEM. Même si le Président Biden est conscient de ce danger, pouvons-nous faire confiance à l’administration américaine pour prendre de bonnes décisions de protection après le fiasco du retrait de l’Afghanistan?

En violation du traité de non-prolifération, l’Iran veut devenir nucléaire. Elle a mis au point des missiles balistiques à moyenne et longue portée déjà capables d’atteindre Israël et l’Europe.  L’Iran ne reconnaît pas Israël et menace continuellement de « mort » à la fois à Israël et à l’Amérique. Mais certains, en Europe, minimisent cette menace. 

Selon le paragraphe 4 de l’article 2 de la Charte des Nations Unies: 

« Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »

Plusieurs décisions du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée Générale des Nations Unies se réfèrent explicitement ou implicitement à l’article 2(4). En violation du paragraphe 4 de l’article 2, l’Iran profère de manière permanente et répétées des menaces à l’encontre des États-Unis et contre l’intégrité territoriale et l’indépendance politique d’Israël.

Les Nations Unies ne semblent pas vouloir ou sont incapables de mettre fin à ces menaces. L’Iran est sur la voie d’une collision avec les États-Unis, Israël et le monde sunnite, en particulier l’Arabie saoudite et les États du Golfe. Les dirigeants du monde occidental sont naïfs s’ils pensent que leurs pays d’ « Infidèles » seront épargnés.

Le « Jihad » (la Guerre Sainte musulmane) est mentionné dans la Constitution iranienne. L’objectif de l’armée iranienne et du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique est de réaliser « la mission idéologique du jihad selon la manière de Dieu; c’est-à-dire d’étendre la souveraineté dans le chemin de Dieu ; c’est-à-dire d’étendre la souveraineté de la loi de Dieu [l’Islam] dans le monde entier ». (An Ideological Army, p. 7

La perception d’une menace directe est réelle et ressentie en permanence en Israël.  Un Iran nucléaire est également une menace pour le monde non musulman – l’ennemi d’Allah. Les efforts visant à mettre un terme aux actions de l’Iran et du Hezbollah au niveau international ont échoué. Le Hezbollah dispose au Liban de plus de 100.000 missiles capables d’atteindre n’importe quelle ville, aérodrome et base militaire israélienne. L’ONU et la FINUL n’ont pas réussi à le démilitariser.

Toutes les procédures et voies internationales habituelles se sont révélées vaines. La situation a atteint un point critique. Il n’existe plus d’alternatives diplomatiques ou économiques. Les sanctions économiques américaines n’ont pas changé la politique de l’Iran qui accélère ses actions militaires dans le monde et pour se doter de l’arme nucléaire.

Alfred Kastler, Prix Nobel de physique en 1966 a déclaré au sujet des armes atomiques que « si nous obtenions qu’elles soient détruites, nous ne pourrions détruire le savoir, et si un état de tension se créait, il faudrait peu de temps pour refaire des bombes ».

Il ne semble pas y avoir d’alternatives raisonnables à l’usage de la force – avant que l’Iran ne dispose de l’arme atomique. Après cela, il sera trop tard car l’Iran les utilisera et causera un préjudice irréversible.

Par un effet domino, une fois que l’Iran utilisera une arme nucléaire, rien n’empêchera d’autres États nucléaires qui se sentent menacés par d’autres États nucléaires, de lancer des frappes nucléaires préventives. Sentant que les Etats-Unis ne protégeront pas leurs alliés, la Corée du Nord pourrait bombarder la Corée du Sud et le Japon pour régler définitivement son compte avec ces États. Se sentant menacé, le Pakistan dans une frappe préventive pourrait bombarder l’Inde, et l’Inde bombarder le Pakistan, la Chine bombarder l’Inde, et l’Inde bombarder la Chine et la Chine envahir Taiwan.

Tous les États ont un droit naturel et inhérent à la légitime défense tel qu’il est compris dans le droit international coutumier afin de mettre fin à la menace d’une attaque par un autre État. L’article 51 de la Charte des Nations Unies dispose :

Aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un Membre des Nations Unies est l’objet d’une agression armée, jusqu’à ce que le Conseil de sécurité ait pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales. Les mesures prises par des Membres dans l’exercice de ce droit de légitime défense sont immédiatement portées à la connaissance du Conseil de sécurité et n’affectent en rien le pouvoir et le devoir qu’a le Conseil, en vertu de la présente Charte, d’agir à tout moment de la manière qu’il juge nécessaire pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.

L’article 51 de la Charte des Nations Unies ne mentionne pas explicitement la nécessité ou la proportionnalité comme des conditions de licéité de la légitime défense.

Des Normes Juridiques régissent les frappes préventives et les mesures anticipées de légitime défense par la force en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations Unies et du droit international général.  L’article 51 ne doit pas être pris au pied de la lettre au point d’empêcher une victime de recourir à la force en état de légitime défense jusqu’à ce qu’elle ait été effectivement attaquée. L’article 51 doit être interprété comme signifiant qu’un État peut recourir à la force militaire « lorsqu’il se considère comme intolérablement menacé par les activités d’autrui » (Pr. Myres McDougal, Proceedings, 57 American Society of International Law 165 (1963)). « Ce serait une parodie des objectifs de la Charte que de contraindre un État qui se défend à permettre à son agresseur de porter le premier coup, peut-être fatal … Lire autrement l’article 51, reviendrait à protéger le droit de l’agresseur à effectuer la première frappe. (Sir Humphrey Waldock, The Regulation of the Use of Force by Individual States in International Law, 81 HAGUE RECUEIL 45, 498 (1952).

L’interprétation et l’application des dispositions de l’article 51 sont apparues lors de l’examen de plusieurs points (au Moyen-Orient et ailleurs) par le Conseil de sécurité de l’ONU

L’Iran est en guerre contre Israël et les Juifs du monde entier. L’Iran a commis de nombreux attentats contre ce peuple en Israël et dans de nombreux pays, ne reconnait pas Israël en tant que nation, appelle à la destruction de cet état membre des Nations Unies, entend « délivrer » Jérusalem. L’Iran n’hésite pas à organiser des attentats même sur le territoire européen et en France.

« En termes de capacités d’enrichissement, l’Iran se situe d’ores et déjà au seuil de l’arme nucléaire. Téhéran a dans le même temps démontré sa capacité à faire de même avec de l’uranium de qualité militaire enrichi à 90 %. »

Le régime international mis en place en vertu du Traité sur la non-prolifération n’a pas été respecté par l’Iran qui a développé et conservé les détails concernant la réalisation d’un programme secret de fabrication de 5 bombes atomiques (programme militaire nucléaire AMAD) qui a été dévoilé par l’ancien premier ministre Nétanyahu. 

Une seule bombe nucléaire pourrait détruire Israël, des infrastructures et les trois quarts de sa population juive, y compris la plupart de ses Arabes sunnites. Après la Shoah et ses 5 millions de juifs morts, que doit faire Israël ? Là encore nous retrouvons des états qui ont laissé faire Hitler et sa « solution finale ». Cette fois ils ont permis par faiblesse et incompétence à une dictature de se doter très bientôt de l’arme nucléaire.

Le nuage radioactif pourrait tuer aussi des Libanais, des Syriens, des Turcs, des Irakiens, des Kurdes, des Chypriotes, des Jordaniens et des Égyptiens. L’ex-président iranien, l’ayatollah Hashemi Rafsandjani, sait que « l’utilisation d’une seule bombe nucléaire sur Israël détruirait tout.». Quelle importance l’Iran chiite accorderait-il aux « dommages collatéraux » causés aux États sunnites « infidèles » voisins tout en offrant en sacrifice ses « frères » chiites du Hezbollah au Sud-. qui deviendraient des martyrs et auraient ainsi droit dans l’au-delà à 72 vierges.

Comme l’a déclaré à plusieurs reprises Prof. Moshe Sharon Professeur à l’Université Hébraïque de Jérusalem, le 15 septembre 2006 et le 2 octobre 2006: 

[Les Iraniens] croient vraiment que le messie chiite, le douzième imam (également connu sous le nom de Mahdi), est là, et qu’il se révélera… Ce qui émeut le gouvernement et les dirigeants iraniens aujourd’hui, c’est d’abord et avant tout le souhait de faire 1900 ans le douzième imam. … Comment vont-ils l’amener ? Par une apocalypse. Il a besoin d’une guerre. Il ne peut pas venir dans ce monde sans un Armageddon. Plus tôt nous le comprendons, mieux ce sera. [Ils] veulent des armes nucléaires pour cela.

Dans un discours prononcé le 17 février 2009 à la sixième Conférence annuelle de Jérusalem, le Professeur Bernard Lewis a déclaré : « Dans la perception musulmane, [le conflit] est fondamentalement un conflit religieux ».

Les armes nucléaires des États-Unis, de la France, des Britanniques et des Israéliens constituent-elles un moyen de dissuasion ?

La destruction mutuelle assurée (DMA – MAD en anglais) pourrait-elle convaincre les dirigeants iraniens de ne pas utiliser des armes nucléaires contre ces états ?  Personne ne devrait parier là-dessus.  Lors de la même conférence annuelle de Jérusalem, le regretté Professeur Bernard Lewis a poursuivi en affirmant:

« La destruction mutuelle assurée a été le principal moyen de dissuasion empêchant l’utilisation d’armes nucléaires par les Soviétiques. Pour [le président iranien Mahmoud] Ahmadinejad et son groupe, avec leur état d’esprit apocalyptique, la destruction mutuelle assurée n’est pas un moyen de dissuasion mais une incitation »

Une deuxième possibilité de frappe nucléaire ne les dissuaderait pas. Une guerre nucléaire semble être considérée par les mollahs comme inévitable et nécessaire pour amener le Mahdi.

La lutte n’est pas seulement contre le monde non musulman. Elle est aussi contre les Arabes sunnites (Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis, Bahreïn, Iraq, Égypte, Jordanie, etc.). Les mollahs iraniens affirment que selon le 6e imam Jaafar as-Sadiq, un moment viendra où les Perses combattront les Arabes pour ressusciter le « vrai » islam. Ils mentionnent l’une des prophéties de Mahomet. Ce combat aura lieu:

« Quand les bergers de chameaux noirs commencent à se vanter et à rivaliser avec d’autres dans la construction de bâtiments plus élevés. Et l’heure en est une… que personne ne connaît sauf Allah. (Bukhari, Livre 2, Hadith 43)

L’Arabie saoudite et les États sunnites du Golfe sont en effet en concurrence dans la construction de gratte-ciel de plus en plus hauts. L’Occident peut minimiser le lien entre la prophétie et la réalité, mais pas les mollahs.

Les États-Unis, Israël, les États européens et les États du Golfe peuvent exercer leur droit naturel et inhérent à la légitime défense tel qu’il est compris dans le droit international coutumier afin de mettre fin à la menace nucléaire iranienne. Il est crucial d’arrêter le programme nucléaire iranien afin d’éviter une catastrophe internationale et un effet domino qui pourrait entraîner la mort de milliards d’êtres humains au Moyen-Orient, en Europe, en Asie et ailleurs.

Arrêtez la bombe avant qu’il ne soit trop tard.

Dr. Michel Calvo is an expert in International law. He was a Member of the International Court of Arbitration. He is the co-author, with Dr. Karin Calvo-Goller of the book “ The SALT Agreements [Strategic Arms Limitation Treaties] – Content-Application -Verification, Ed. Martinus Nijhof (1986) Il peut être joint sur LinkedIn.

Aaron Braunstein est un ancien officier du Départements d’Etat Américain, à la retraite, qui a servi 15 ans sur 30, dans des États arabes et d’autres États musulmans. Il est le fondateur de la « Jewish Covenant Alliance », dont le but est d’informer sur la menace mondiale de l’idolâtrie totalitaire. Il est joignable sur www.covenantalliance.org

Michel Calvo et Aaron Braunstein