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dans Politique

Primaires des élections présidentielles : tout n’est que vanité

Delphine JouenneParDelphine Jouenne
6 octobre 2021
Tout est vanité, Charles Allan Gilbert (1892)

Face à la multiplication des candidatures pour d’éventuelles primaires, nous ne pouvons que nous inquiéter de ce déferlement d’animateurs politiques davantage que de femmes et d’hommes d’État. Programme fluctuant, mise en scène approximative, temporalité précipitée… peu de vision globale mais la volonté de marquer un temps, marquer l’espace pour sortir du lot sans sortir grandi. N’est-ce pas finalement la volonté de conjurer le vide en faisant circuler des images, des informations sans aucune articulation avec la réalité avec pour seul moteur l’amour-propre que l’on appelle Vanité ? Bienvenue au théâtre des faux-semblants.

Le terme vanité repose sur l’adjectif vanus qui signifie vide, creux, sans substance et par extension trompeur et mensonger tout en ajoutant la notion de frivolité et de légèreté. Voué au vide et à la vacuité, nos candidats recherchent désespérément des admirateurs mais aussi les petites illusions décuplées de l’amour-propre. Qu’il semble doux le « Je » prononcé à chacun de leurs discours, qu’il semble loin le collectif auquel ils s’adressent, c’est-à-dire nous.

Si l’on analyse le discours des trois premiers candidats à la Primaire de droite1 déclarés avant la pause estivale, la légitimité devrait être intrinsèque aux caractéristiques personnelles : un médecin, un ancien agent d’assurances à Flavy-le-Martel ou une femme libre. Est-ce pour autant que ces statuts permettent de se prévaloir d’un lien particulier, d’une forme de proximité avec les Français ?

Dans les trois interviews d’annonce de candidature, on perçoit des discours vains sans référence historique, sans appel à la grandeur d’âme française avec une forte tendance à privilégier les personnalités sur le fond et les postures sur les programmes.

  • Valérie Pécresse explique qu’elle « ne supporte plus qu’on parle au lieu d’agir » mais se déclare candidate avant de construire son projet « Cet été, je parcourrai le pays à la rencontre des Français pour enrichir mon projet. »
  • Philippe Juvin affirme que ce qui le différencie des autres candidats « c’est la méthode » tout en reliant cette « méthode » à son statut de médecin donc sans fondement avec un programme politique présidentiel.
  • Xavier Bertrand fonde en partie sa légitimité sur son parcours, qu’il présente comme atypique, déconnecté d’une élite parisienne. Mais le parcours professionnel d’un homme suffit-il pour définir ses convictions ?

Rassurons-nous (ou pas), ces constats valent également pour tout parti politique. Ainsi Arnaud Montebourg explique avec une assurance paradoxale que les idées qu’il « défend depuis longtemps » sont majoritaires dans le pays mais qu’il ne « croit pas qu’elles arriveront au pouvoir s’il ne s’engage pas ».2 Du côté des écologistes, on justifie une candidature à l’élection présidentielle car on estime avoir « le meilleur CV politique de France » 3 ou représenter « toutes les femmes victimes de violences sexistes » qui ont vécu comme une « humiliation » la nomination de Gerald Darmanin…

Paradoxalement, les Français ont une grande tolérance pour les discours vaniteux, pardonnant de nombreux excès sans pour autant être dupes.

Apprécient-ils les joutes partisanes ou se désolent-ils au contraire de ce temps politique qui précède les élections et qui ne propose pas de réflexion globale ? Les réseaux sociaux accentuent ce phénomène en nous imposant une forme de dictature, celle de l’émotion qui privilégie les personnalités et qui, finalement, se satisfait de cette vanité et de ces mises en scène.

En 2002, 16 candidats avaient pris part au premier tour. Un record européen qui doit nous interpeller sur la nécessité de réinventer les conditions du débat démocratique au quotidien afin d’éviter de faire de l’élection présidentielle un accélérateur de carrière mais davantage un temps « sacré » permettant aux candidats de proposer un projet et une identité́ collective réalisable qui puisse dépasser les intérêts individuels.

« Vanité des vanités […] tout n’est que vanité ». Ces mots de l’Ecclésiaste (Qoh. I, 2) servent de devise pour signifier une perception défiante vis-à-vis des actions de la vie humaine : les ambitions, les affaires, les présomptions de grandeur et de savoir, l’attachement aux biens dont l’homme fait preuve chaque jour ne sont que vanité. Alors certes, l’histoire de France s’est construite sur des personnalités emblématiques mais nous sommes loin des candidats aux primaires, portés par la théâtralisation de leurs états d’âme et de leur ego au détriment du projet collectif que nous attendons tous.

Delphine Jouenne
Associée co-fondatrice du cabinet Enderby et auteur de l’ouvrage Un Bien Grand Mot

  1. Xavier Bertrand, Le Point, 24 mars 2021 – Valérie Pécresse, Le Figaro, 22 juillet 2021 – Philippe Juvin, Le Figaro, 26 juillet 2021. ↩
  2. Interview télévisuelle, France 2, journal de 20h, 05 septembre 2021. ↩
  3. Jean-Marc Governatori, « Questions politiques », organisée par France Inter, France Télévisions et Le Monde, 5 septembre 2021. ↩
Delphine Jouenne
Delphine Jouenne

Delphine Jouenne est associée co-fondatrice d’Enderby et auteure d’Un Bien Grand Mot. Elle a suivi une formation de lettres classiques et de philosophie qui l’a amenée à se pencher sur le sens et l’origine des mots. Son rôle de conseil en stratégies de communication auprès des entreprises lui confère un poste d’observatrice de choix en matière de langage et de ses évolutions. Dans ce cadre, elle a écrit plusieurs ouvrages, dont « Un bien grand mot » et « Nouvelles stratégies médias des métiers du conseil » (Edition Editéa). Elle est associée co-fondatrice d’Enderby.

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