Manifestation au Liban

Après l’explosion de Tleil (Akkar) : le Liban, de Charybde en Scylla

L’explosion dans un réservoir de Tleil au nord du Liban dans la région d’Akkar dans la nuit du 14 au 15 août, montre hélas qu’un an après celle intervenue le 4 août 2020 dans un hangar de Beyrouth d’un stock de nitrate d’ammonium ayant occasionné 200 victimes et de nombreux blessés, non seulement la situation n’a pas évolué sur le plan politique, mais elle a empiré d’une façon on ne peut plus dramatique, confirmant un cycle infernal dont le pays ne parvient pas à s’extraire.

Drapeau libanais se décomposant sous forme d'oiseaux

Par-delà la volonté de puissance…

Le Centenaire de la naissance de l’État du Grand Liban s’est vu précédé par la tragédie de la double explosion du 4 août à Beyrouth. Comment ne pas y voir une propédeutique à la si difficile – sinon quasiment impossible – renaissance d’un pays qui n’a pas fini, depuis les années de la guerre civile, de tenter de se remettre debout ? Comment ne pas y voir surtout comme une condamnation à la pérennité de la mémoire traumatique, ou encore à cet absurde mythe du phénix dont les Libanais ont, très étrangement, toujours tiré fierté ?

Horloge sur fond de drapeau libanais

La paix aujourd’hui au Liban, ou le chaos au Proche-Orient

L’explosion de Beyrouth traduit une blessure plus profonde au Liban, touché par des décennies d’incurie, de compromissions, de lâchetés et de corruption – autant de maux que nos pays occidentaux ne sauraient dénoncer au Liban s’ils ne voient pas combien ils en sont eux aussi atteints, selon François-Xavier Bellamy.