Académie française

Une relation ambigüe : à propos du rapport des Français à leur langue

Depuis qu’à la faveur des deux guerres mondiales, l’anglais lui a « ravi la vedette », les Français ont manifestement « mal à leur langue », partagés entre nostalgie du passé et doutes quant au futur : doutes douloureux car derrière eux se profilent les interrogations sur la « grandeur » du pays et sa place dans le monde. En réponse, ils ont mis à maintenir son statut et à diffuser une énergie qui n’est pas sans rappeler celle qui, en d’autres temps et en d’autres lieux, a été consacrée à la propagation d’une religion ou d’un régime politique. Avec des succès réels mais inégaux.

Tribune de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie : toutes les voix de l’Europe doivent compter

Dans un contexte de Brexit et de montée des populismes, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie signe une tribune prônant le recul de l’anglais, de plus en plus majoritaire dans les institutions européennes, au profit du français et des autres langues européennes. Le moyen de « construire un humanisme européen » fort de l’ensemble des cultures et traditions propres à chaque pays de l’Union européenne. Un projet basé « sur la traduction et l’intercompréhension » permettant aux peuples une émancipation individuelle dans une Europe collective portée par la Francophonie et le multilinguisme.