• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

Le populisme centriste ou le « centre divin »

Andreas PantazopoulosParAndreas Pantazopoulos
9 juillet 2024
Le populisme centriste ou le « centre divin »

Les résultats du deuxième tour des élections parlementaires en France, avec la victoire plutôt inattendue du Nouveau Front populaire, la résurrection du bloc central macronien et la troisième place réservée au RN (malgré le nombre des voix obtenus), autorisent-ils à parler d’un populisme centriste qui a pu, contre toutes les prévisions, de redonner une certaine légitimité au président de la République, tout en marginalisant son ennemi lepéniste ?

Tout dépend de ce qu’on nomme « populisme ». Si on adopte la définition donnée par Pierre-André Taguieff[1], selon laquelle le populisme est un appel direct au peuple (redonner la voix au peuple, selon Macron) dans un sens polémique, en désignant un ennemi à combattre (le lepénisme), ce style politique a pu transformer une élection parlementaire en plébiscite contre le RN (c’est peut-être là le vrai sens de la « clarification » macronienne). La représentation démocratique a été brouillée par un appel au peuple qui a rassemblé et homogénéisé tout le bloc dit « progressiste » contre le mal à abattre : les désistements électoraux au nom du « front républicain » n’étaient en vérité qu’un plébiscite sous une forme représentative truqué.

Le pluralisme démocratique a été hypothéqué en faveur d’un manichéisme de circonstance, qui a permis de redonner de la légitimité aux deux blocs juxtaposés, de la gauche et du centre.

Le républicanisme français a été ainsi instrumentalisé en vue d’une recomposition du champ politique strictement guidée par ce « César romain avec l’âme du Christ », pour reprendre la caractérisation ironique du président « jupitérien » par Taguieff.[2]

Si le plébiscite est un signe populiste, voulu et avancé par le pôle macroniste, avec le consensus actif de toute la gauche, on doit donc parler d’un populisme centriste, et constater que le pari présidentiel, avec la dissolution du parlement sortant, a été plutôt gagné.

Ainsi, dans ce sens, il est important de souligner que ce populisme ne vient pas principalement d’une gauche wokiste, radicale et sociale-libérale à la fois (qui ne parle plus au nom d’un peuple sorti de l’Histoire), même si elle a accepté avec enthousiasme ce cadeau jupitérien (« tout est permis » pour cette gauche, pour parler dostoïevskien), puisque celle-ci trouve son état naturel dans la lutte dite antifasciste.

C’est cet imaginaire antifasciste que la radicalité centriste a volé à la gauche pour en faire le pivot de son retour à la vie. En vérité, le ni-ni centriste (la peur et le rejet des « extrêmes ») a pu politiser son discours, le principal ennemi n’étant pour lui que le lepénisme avançant masqué (l’antisémitisme de gauche étant « résiduel », comme l’a qualifié Mélenchon, ou le fait de « quelques individus », selon BHL, pour ne pas parler de l’aveuglement nihiliste d’un Raphael Glucksmann).

Ainsi, la macronie amorphe, en se présentant comme le seul point fixe au sein d’un chaos menaçant, le stabilisateur d’un ordre en voie de disparition, a pris un visage salvateur.

Le macronisme a vu juste : si le clivage ordre vs chaos est un clivage central sur lequel se construit la menace de l’extrême droite civilisationnelle, la disruption centriste a un sens ! Et le « front républicain » ne devient dans ce cas que la métonymie du « parti de l’ordre » providentiel. De l’extrême gauche on est passé à l’extrême centre, de la « gauche divine » au « centre divin » ! Aussi peut-on parler d’un choc des nihilismes : face au national-populisme du RN, à sa normalisation mal assumée, un autre populisme, une autre clarification nihiliste se profile !

Andreas Pantazopoulos

Politiste, Professeur associé, Université Aristote de Thessalonique

 

[1] Pierre-André Taguieff, La Revanche du nationalisme. Neopopulistes et xénophobes à l’assaut de l’Europe, Paris, PUF, 2015.

[2] Pierre-André Taguieff, Macron : miracle ou mirage ?, Paris, Editions de l’Observatoire, 2017, p. 167.

Andreas Pantazopoulos

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Le Congrès des États-Unis et son pouvoir d’enquête

Le Congrès des États-Unis et son pouvoir d’enquête

ParMaud Michaut

Bien qu’il ne soit pas explicitement prévu par la Constitution, le pouvoir d’enquête du Congrès est devenu l’un des principaux...

L’état de l’Union est… confus !

L’état de l’Union est… confus !

ParAnne Toulouse

Entre tensions internationales, inflation persistante et polarisation politique, les États-Unis traversent une période d’incertitude profonde. Un an après le retour...

Les commissions d’enquête parlementaires : des juges sans le dire ?

Les commissions d’enquête parlementaires : des juges sans le dire ?

ParAudrey de Monthiset1 autre

À la croisée du contrôle politique et de la fonction juridictionnelle, les commissions d’enquête parlementaire empruntent au juge certains de...

Quel bilan dresser de la première année du second mandat de Donald Trump ?

Quel bilan dresser de la première année du second mandat de Donald Trump ?

ParKarl Hofmann

La première année du second mandat de Donald Trump offre un bilan contrasté, mêlant ruptures assumées et fragilisation des équilibres...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
95
Next
»
loading
play
Les conférences de 18h59 - Viviane Chaine-Ribeiro
play
Printemps des Technologies – La Liberté d’expression à l’ère du numérique
play
Printemps des Technologies – l'IA dans l'économie
«
Prev
1
/
95
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Les commissions d’enquête parlementaires : des juges sans le dire ?
N°1118

Les commissions d’enquête parlementaires : des juges sans le dire ?

Audiovisuel public : restaurer le contrôle parlementaire sans céder au spectacle
N°1118

Audiovisuel public : restaurer le contrôle parlementaire sans céder au spectacle

Sous les municipales, le chemin vers la présidentielle
N°1118

Sous les municipales, le chemin vers la présidentielle

Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 : une reconnexion partielle avec l’arène électorale nationale
N°1118

Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 : une reconnexion partielle avec l’arène électorale nationale

Les nouveaux maires des villes de plus de 30 000 habitants
N°1118

Les nouveaux maires des villes de plus de 30 000 habitants

La bureaucratie et l’IA au service du politique
N°1118

La bureaucratie et l’IA au service du politique

Le Mal français a 50 ans : et si la confiance était la clé pour en sortir ?
Politique

Le Mal français a 50 ans : et si la confiance était la clé pour en sortir ?

Dette : LFI peut-elle faire perdre à la France sa souveraineté budgétaire ?
Politique

Dette : LFI peut-elle faire perdre à la France sa souveraineté budgétaire ?

Article suivant
Boulangisme et Poujadisme : deux nuances du populisme en France Un parallèle avec la situation d’aujourd’hui ?

Boulangisme et Poujadisme : deux nuances du populisme en France Un parallèle avec la situation d’aujourd’hui ?

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire