• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Economie

Un budget 2023 qui sent le péril

Jean-Yves ArcherParJean-Yves Archer
27 septembre 2022
Un budget 2023 qui sent le péril

Le projet de Loi de finances pour 2023 sent le péril car il est élaboré avec une forte dose d’optimisme que la conjoncture de cette année difficile ne permettra pas de confirmer. Le Haut Conseil des Finances Publiques l’indique dans son Avis du 21 Septembre courant.

En premier lieu, ce budget confirme -incidemment- que la hausse des taxes foncières va se poursuivre. Ce fait confirme l’analyse de plusieurs économistes qui avaient souligné le jeu de miroir entre la suppression de la taxe d’habitation et la hausse corrélative de la TF. Le Gouvernement est pris en flagrant délit de tromperie, si l’on reprend ses déclarations relatives aux supposés bienfaits de sa politique fiscale. Il en sera de même lors de l’exécution de ce budget 2023 qui sent la poisse.

Ce budget 2023 est en effet bizarrement élaboré, n’anticipe pas le retournement de conjoncture de 2023 et sous-estime le chiffrage exact du coût des boucliers tarifaires qu’il pérennise (énergies principalement). Pour Bruno Le Maire, ce projet est « à l’€uro près » et « équilibré« . Amateur de belles lettres, le ministre a décidément l’art de la formule. Oser dire que le PLF 2023 est « équilibré » alors que son analyse budgétaire fait ressortir un déficit de 155 Mds, soit près de 45% du montant des recettes fiscales de notre pays ( !) est une forme d’humour au deuxième degré qui omet de nous préciser que la dette flambe.

De facto, les chiffres sont stricts : la dette publique de la France s’élevait à 2901,8 Mds fin mars 2022 et a augmenté de 88,8 Mds en un trimestre. Ainsi, la dette aura crû de + 164,7 Mds en un an.

En 2023, l’Agence France Trésor compte emprunter 270 Mds (chiffre jamais atteint) contre 260 en 2021 et 2022. Avec un hiatus : près de 12% de cet appel de fonds concernera une dette indexée sur l’inflation, ce qui contribuera à alourdir la charge d’intérêts de la dette.

Sur ce point, les chiffres suscitent une inquiétude certaine. Il faut se souvenir que les intérêts de la dette s’élevaient à 38 Mds en 2021 et que le chiffre de 52 Mds a été retenu pour le PLF 2023 là où des économistes crédibles vont jusqu’à anticiper 60 Mds de charge d’intérêts.

Avec un déficit primaire programmé de 155 Mds, cela signifie que la France va dépasser les 3000 Milliards de dette d’ici 4 mois. Quand je repense à mes contributions sur plusieurs supports quand notre pays avait franchi le cap des 2000 Mds, je me raccroche à la pertinence des expertises de Jacques de Larosière (ancien Gouverneur de la Banque de France et ancien DG du FMI) qui considère que le « mur de la dette » se rapproche. Dans un autre registre, le député Olivier Marleix ne dit pas autre chose.

Si l’épisode extra-séculaire de la Covid explique une partie du dérapage, force est de constater que le président Macron alourdit la « cuenta » de ses prédécesseurs. Revenons alors à Monsieur Le Maire – qui décidément confond processus budgétaire avec Rentrée littéraire – qui a déclaré Lundi : « Le quoi qu’il en coûte serait une faute économique en période d’inflation« .

Or, il faut appliquer cette citation à l’année 2022 et regretter de devoir l’appliquer, aussi, à l’année 2023. A ce stade, la lecture de l’Avis du 21 Septembre du HCFP (Haut Conseil des Finances Publiques) est édifiante. Des personnalités usuellement pondérées pointent du doigt le chiffre euphorique (+1%) de la croissance retenu dans l’élaboration du Budget au mépris des analyses de la Banque de France (entre 0,8% et – 0,5% :donc récession), de la Barclays ou de Rexecode (0,0%).

Cette histoire de croissance à 1% est une fable qui n’est pas en cohérence avec les prévisions d’Outre-Rhin visant notre pays.

En matière de cardiologie pédiatrique, en matière de recherches opérationnelles sur l’hydrogène, la France sait se décarcasser et innover. Là, dans ce PLF 2023, un mot le caractérise : l’esprit de reconduction et l’abandon de l’esprit d’innovation.

De grandes métropoles nord-américaines et des compagnies pétrolières ont instillé la méthode du « BBZ » dans le processus d’élaboration de leurs budgets. Le Budget Base Zéro consiste à exécuter un exercice préalable à la définition du budget en effectuant une remise à zéro des postes sur lesquels il est probable que des marges de manœuvre existent.

Un exemple toujours un rien surprenant. Nos campagnes perdent des agriculteurs (validant ainsi le diagnostic ancien de l’estimé Henri Mendras : « La fin des paysans« ) mais le ministère de tutelle est toujours joufflu au regard de son ratio d’efficacité. Il serait tentant d’appliquer en Juillet, soit en amont des arbitrages budgétaires de Bercy et de Matignon rendus en août, une intervention analytique de type BBZ. Un PLF de reconduction et de lassitude intellectuelle là où la crise oblige, à l’inverse, de produire un effort cognitif.

Revenons à l’Avis du HCFP :

« Pour 2023, le Haut Conseil estime que la prévision de croissance du Gouvernement (+1,0 %), supérieure à celle de la majorité des prévisionnistes, est, du fait de plusieurs hypothèses fragiles, un peu élevée. Les prévisions d’inflation (+4,2 %) et de masse salariale dans les branches marchandes (+5,0 %) sont quant à elles plausibles.

Le Haut Conseil estime que le solde public pour 2023, tout en étant affecté par la grande incertitude qui entoure les évolutions macroéconomiques et notamment les prix de l’énergie, pourrait être plus dégradé que prévu du fait de la sous-estimation de certaines dépenses. »

Je ne souscris pas à l’idée d’une prévision d’inflation 2023 limitée à 4,2%. Il me paraît évident – selon des secteurs où j’ai un peu d’expérience – que certaines dépenses sont sous-estimées. A commencer par l’évolution tendancielle du budget du ministère de l’Éducation nationale, même si j’adhère à la nécessaire revalorisation des traitements de ses personnels et enseignants.

Il faut le faire. Il faut le compter sincèrement et les 0,935 milliard d’accroissement semblent en retrait des montants requis pour que tous les enseignants perçoivent effectivement 2000 €uros de traitement à la date du 1er Septembre 2023.

« Au total, bien que s’appuyant sur des hypothèses optimistes, le Gouvernement prévoit pour 2023 une simple stabilité du déficit public effectif, une amélioration au mieux limitée du solde structurel et une quasi stabilité du ratio de dette. Le redressement des finances publiques s’annonce ainsi lent et très incertain en 2023. »

Pour effectuer une brève synthèse : il faut rappeler que nos recettes fiscales sont autour de 345 Mds, nos dépenses autour de 500 Mds d’où le déficit précité de 155 Mds d’€uros.

Quel ménage, quelle entreprise, quelle profession libérale pourrait tenir une telle équation qualifiable de risquée et de mortifère ? Oui, ce budget est aussi cosmétique que nimbé dans la poisse. Rendez-vous au PLFR avant l’été 2023 !

Les artisans et partisans de la majorité présidentielle devraient effectuer un sursaut. Pour la France et ses jeunes enfants, qui à défaut d’une rigueur à la Raymond Barre, connaîtront une austérité digne de celle de 1983.

Jean-Yves Archer
Économiste
Membre de la Société d’Economie Politique

Jean-Yves Archer

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Y’a qu’à taxer les riches !

Y’a qu’à taxer les riches !

ParSylvain Bersinger

Le contre-budget présenté par LFI repose sur une idée simpliste : les plus riches et les entreprises sont une source...

Le Blue Labour et l’avenir des gauches européennes

Le Blue Labour et l’avenir des gauches européennes

ParRedaction

La Revue politique et parlementaire et la Fondation Jean-Jaurès organisent deux journées de réflexion et de débat consacrées au Blue...

Faut-il supprimer Parcoursup ?

ParCarole Barjon

Cette clé d’entrée dans l’enseignement supérieur concentre de nombreuses critiques. Pourtant sa suppression ne répondrait pas forcément aux revendications des...

Relever les défis contemporains de la liberté d’expression

Relever les défis contemporains de la liberté d’expression

ParDavid Lacombledet1 autre

La liberté d’expression connaît une expansion historique. Contrairement à une idée largement répandue, elle ne traverse pas une phase de...

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Y’a qu’à taxer les riches !
Economie

Y’a qu’à taxer les riches !

Programmes logement des candidats à l’élection présidentielle: l’aménagement du territoire grand absent
Economie

Programmes logement des candidats à l’élection présidentielle: l’aménagement du territoire grand absent

RN : la règle d’or est en toc
Economie

RN : la règle d’or est en toc

Projet d’obligation de formation pour les collaborateurs de la transaction et de la gestion immobilières : divorce entre les professionnels et le gouvernement ?
Economie

Projet d’obligation de formation pour les collaborateurs de la transaction et de la gestion immobilières : divorce entre les professionnels et le gouvernement ?

L’énergie tire (encore) l’inflation en septembre
Economie

L’énergie tire (encore) l’inflation en septembre

L’efficience publique au-delà du chèque : de l’agitation monétaire à l’ajustement structurel et l’efficience réelle
Economie

L’efficience publique au-delà du chèque : de l’agitation monétaire à l’ajustement structurel et l’efficience réelle

Trump pourrait propulser le diesel à près de 4 €
Economie

Trump pourrait propulser le diesel à près de 4 €

Le logement, œcuménique, laïc et obligatoire
Economie

Le logement, œcuménique, laïc et obligatoire

Article suivant
Drapeau du Brésil

Élection présidentielle au Brésil : quels enjeux ?

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire