• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

Fatale révolution

Michel FizeParMichel Fize
30 mars 2022
Emmanuel Macron

La révolution est devant nous et se fera, comme souvent, malgré nous, c’est-à-dire moins par l’action des hommes que sous la pression des événements. Le moteur de cette révolution ne sera ni Jean-Luc Mélenchon ni quelque syndicat ou parti révolutionnaire, mais Emmanuel Macron soi-même, dès lors qu’à moins de quinze jours du scrutin présidentiel sa réélection, de l’avis unanime, semble acquise.

En exposant en maintes occasions, notamment lors de sa conférence de presse d’Aubervilliers, une vision politique nettement droitière (s’en défend-il chaque fois qu’il est interrogé sur le sujet !), le président en exercice, malgré lui, voire, pourquoi pas, par instinct suicidaire (une quête inconsciente de l’échec ?) met clairement d’ores et déjà de l’huile dans le moteur de la prochaine révolution de juin.

Être de droite est un choix, comme être de gauche, du centre ou d’ailleurs. Encore faut-il assumer son choix. Or M. Macron reste dans un formidable déni, s’abritant derrière un « en même temps » qui ne trompe plus personne depuis longtemps. Il est vrai qu’avec la droitisation de la société française – un constat qu’il faudra tout de même un jour regarder de plus près -, le président sait que, pour être favori à l’élection présidentielle, il est préférable de s’inscrire dans la mouvance droitière. Ainsi, les trois droites françaises occupent-elles aujourd’hui une place centrale sur l’échiquier politique : droite républicaine avec Valérie Pécresse, droite nationale avec Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, droite nationaliste avec Eric Zemmour. M. Macron incarne, lui, une quatrième droite, la droite libérale, celle « qui ne s’assume pas », sorte de droite honteuse. Ajoutons que, dans un espace politique, qui est donc largement dominé par toutes les droites, se dresse seul, fier et déterminé, Jean-Luc Mélenchon, qui se veut incarnation d’un autre monde où l’homme est la figure centrale du projet politique.

Pour l’histoire, Emmanuel Macron restera, pour son premier mandat, l’homme de toutes les crises : crise des gilets jaunes, crise des retraites, crise sanitaire, crise ukrainienne aujourd’hui, sans oublier naturellement les crises sous-jacentes de l’hôpital, de la justice, de la police, du monde agricole, des banlieues. Aucune de ces crises n’est résolue.

La hausse du coût de la vie, par renchérissement des produits pétroliers et alimentaires, se poursuit même à un rythme effréné : on annonce déjà une inflation à 4 % pour mars et l’on redoute des carburants à 2,50 voire 3 euros le litre.

Face à l’adversité, les Français font le dos rond. Bien sûr, les gilets jaunes continuent de défiler le samedi, des dépôts pétroliers sont bloqués ici ou là. Mais la « convergence des luttes » tant espérée des catégories en souffrance n’a toujours pas eu lieu (et ce n’est pas faute d’avoir essayé !). Oui, les Français souffrent mais « encaissent ». Le « système D » est à nouveau à la mode. Les automobilistes sortent moins leur voiture (ou ne la sortent plus du tout), pratiquent le covoiturage, adoptent un carburant moins cher : le bioéthanol, ont recours davantage aux transports en commun ou restent davantage chez eux à télétravailler. Pour se nourrir, ils font davantage attention à leurs achats, choisissent les promotions, utilisent les bons de réduction, renoncent à certains produits trop chers comme la viande rouge ou les fruits et légumes. Mais le « système D » ne va-t-il pas finir par s’épuiser ? Quel Français, demain, pourra supporter un carburant à 3 ou 4 euros le litre ou des produits alimentaires « hors de prix » ? Quel Français pourra accepter de ne plus partir en vacances, de voir ses enfants dépossédés de tout avenir ? Quel Français pourra assister sans réagir à la décomposition galopante de la planète ?

Une révolution n’a besoin que d’une étincelle pour se déclencher (nous l’avons vu avec les gilets jaunes en novembre 2018). Selon toute probabilité, M. Macron sera réélu le 24 avril prochain. Selon toute vraisemblance, il obtiendra aussi la majorité parlementaire en juin. Dès lors, les problèmes non-résolus resurgiront devant lui, les uns les autres. Sa situation sera, de toute évidence, aggravée par le fait que, sous couvert de réformes, le « nouveau » président cherchera à étendre la toile du conservatisme libéral : retraite à 65 ans, obligation de travail ou de formation pour les titulaires du RSA, priorité accordée au soutien des entreprises et des catégories aisées.

Car M. Macron n’aimera pas plus les pauvres en 2022 qu’en 2017. Les pauvres, à ses yeux, symbolisent l’échec, et d’abord celui de la réussite (économique), cette réussite qu’exige le système capitaliste. Dans son esprit, somme toute réducteur, les pauvres sont ceux qui n’ont pas fait d’efforts pour gagner (ne suffit-il pas de vouloir pour pouvoir ?), des « fainéants » incapables de traverser la rue pour trouver un boulot.

En soi, M. Macron est un « moteur à explosion (s) », une « bombe à retardement ». Ne nous y trompons pas, le fait que les Français, par exemple, ne s’indignent plus, depuis longtemps, des formidables écarts de revenus, acceptent qu’un footballeur puisse gagner des millions pour taper dans un ballon, qu’un grand patron puisse accumuler des richesses si nombreuses que plusieurs vies ne suffiraient pas pour les dilapider, tout cela ne suffit pas pour dire qu’ils ne contesteront pas les agissements du nouveau pouvoir.

« Révolution », écrivait naguère Emmanuel Macron. La convergence probable, en juin prochain, des oppositions politiques de droite et de gauche, des forces syndicales, des citoyens en colère, des « déçus du macronisme (2017-2022) » pourrait bien lui donner raison. « On ne gouverne pas contre un peuple », dit une vieille loi de science politique. Nul ne saurait l’oublier.

En juin, assurément, sur fond de crise sociale et internationale, le plus dur risque de commencer pour l’ancien-nouveau président.

Michel Fize, sociologue, diplômé de sciences politiques
Auteur de « Qu’elle était belle ma révolution ! » (Ed. Amazon, 2021)

Michel Fize

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Leger rebond de l’inflation en juillet

Leger rebond de l’inflation en juillet

ParSylvain Bersinger

L’inflation a légèrement rebondi en juillet, à 2,1 %, portée entre autres par la hausse du prix du pétrole. La...

Les défis diplomatiques de Keiko Fujimori, la nouvelle présidente du Pérou

Les défis diplomatiques de Keiko Fujimori, la nouvelle présidente du Pérou

ParDavid Biroste

Le 28 juillet 2026, jour de sa fête nationale, le Pérou a franchi une étape historique avec l'investiture de Keiko...

L’école française à l’étranger : un bien commun mondial que la République ne peut abandonner

L’école française à l’étranger : un bien commun mondial que la République ne peut abandonner

ParYannick Trigance

Au fond, la question posée par le tout récent rapport du Sénat n’est pas seulement celle de la gouvernance de...

La compétitivité, seul chemin pour une Europe spatiale souveraine

La compétitivité, seul chemin pour une Europe spatiale souveraine

ParGilles Rabin

Le bon vieux temps du spatial, avec ses acteurs nationaux auxquels on distribuait tour à tour les contrats pour ne...

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

L’école française à l’étranger : un bien commun mondial que la République ne peut abandonner
Politique

L’école française à l’étranger : un bien commun mondial que la République ne peut abandonner

A la mémoire de Philippe Josse
Politique

A la mémoire de Philippe Josse

La France n’est pas prête pour la guerre
Politique

La France n’est pas prête pour la guerre

Conférence « Quel Moyen-Orient après la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran ? »
Politique

Conférence « Quel Moyen-Orient après la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran ? »

La face cachée des réseaux sociaux : chronique du procès des modérateurs de contenu de Meta à Barcelone
Politique

La face cachée des réseaux sociaux : chronique du procès des modérateurs de contenu de Meta à Barcelone

« La fiction est devenue un laboratoire d’analyse du pouvoir contemporain »
N°1117

« La fiction est devenue un laboratoire d’analyse du pouvoir contemporain »

Délit d’entrave au suicide assisté : faut-il punir les anges gardiens ?
Politique

Délit d’entrave au suicide assisté : faut-il punir les anges gardiens ?

Observations sur la « difficulté de penser, sous la Ve République, un gouvernement et un président minoritaires »
Politique

Observations sur la « difficulté de penser, sous la Ve République, un gouvernement et un président minoritaires »

Article suivant
Conférencier face à un public

Les établissements français d’enseignement supérieur entre recherche et professionnalisation

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire