La forge de la liberté plus efficace que le Léviathan : les leçons de l’adaptabilité et du dynamisme extraordinaires de l’économie américaine durant la Deuxième Guerre mondiale

En 2012, l’historien américain Arthur Herman fit paraître un ouvrage intitulé Freedom’s Forge: How American Business produced victory in World War II (New York, Random House). Au terme d’une minutieuse investigation des sources, l’auteur tordait le cou à une idée reçue : celle selon laquelle la conversion de l’économie américaine sous la Deuxième Guerre mondiale vers une économie de guerre serait due au volontarisme de l’État fédéral, lequel aurait dicté d’en haut aux acteurs de l’économie la marche à suivre à travers l’appel à la « mobilisation des ressources ».

« Ensauvagement » : Christian Jelen avait déjà tout dit

« Ensauvagement », un terme de plus en plus utilisé depuis quelques semaines, et notamment par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Matthieu Creson revient sur les origines du concept et sur les analyses de Christian Jelen, journaliste et écrivain, qui attribue la montée des violences dans les zones dites « de non-droit » à une faillite du modèle républicain d’intégration, mis à mal par les progrès d’un multiculturalisme au sein des milieux politiques.

Relations internationales : le retour de la jungle se confirme

Alors que nous ne cessons en France de nous répandre en commentaires sur l’opportunité du port du masque, au point même où quasiment plus aucun autre sujet n’est évoqué dans nos médias d’informations télévisées, des événements potentiellement déterminants pour le cours de l’histoire du monde continuent toutefois de se dérouler, sans que nous y accordions forcément l’importance avec laquelle ils mériteraient sans doute d’être considérés.

Didier Raoult, un grand médecin et un grand scientifique, imperméable au « politico-scientifiquement » correct

Attaqué par certains, défendu par d’autres, Didier Raoult n’aura laissé personne indifférent en France durant la crise du Covid-19. On passera en outre sur les commentaires de ceux qui, dans la « communauté scientifique », ont qualifié ses études de « méthodologiquement pourries », ou en d’autres termes équivalents. Matthieu Creson, enseignant-chercheur, tente d’expliquer de telles réactions, qui tiennent souvent plus de la passion que de la raison.