Palais de l'Elysée

Une lente (et irréversible ?) dégradation de la fonction présidentielle (Partie 2)

Depuis quelques décennies, chacun s’accorde pour dire que la fonction présidentielle n’est plus exercée avec la hauteur voulue. Ce qu’avait impulsé le général de Gaulle, qui avait aussi une certaine idée de ladite fonction, a pour l’essentiel disparu. Ses successeurs ont, petit à petit, chacun à sa façon, avec plus ou moins de zèle, dégradé celle-ci. Essentiellement en n’étant pas à la hauteur. Trop d’implication partisane, trop d’activisme. Pas de grand dessein. Pas de charisme. Une légitimité parfois contestable. Des « affaires ». Médiatisation à tous crins. Bref, pour reprendre une image d’athlétisme empruntée au saut en hauteur, tout est une question de barre !

Palais de l'Elysée

Une lente (et irréversible ?) dégradation de la fonction présidentielle (Partie 1)

Depuis quelques décennies, chacun s’accorde pour dire que la fonction présidentielle n’est plus exercée avec la hauteur voulue. Ce qu’avait impulsé le général de Gaulle, qui avait aussi une certaine idée de ladite fonction, a pour l’essentiel disparu. Ses successeurs ont, petit à petit, chacun à sa façon, avec plus ou moins de zèle, dégradé celle-ci. Essentiellement en n’étant pas à la hauteur. Trop d’implication partisane, trop d’activisme. Pas de grand dessein. Pas de charisme. Une légitimité parfois contestable. Des « affaires ». Médiatisation à tous crins. Bref, pour reprendre une image d’athlétisme empruntée au saut en hauteur, tout est une question de barre !

Guerre et médias

La désinformation et la guerre dans les démocraties : ou l’opinion publique contre le débat public

La très répandue thèse kantienne de la « paix démocratique » s’appuie sur le présupposé calcul rationnel du citoyen réticent à un engagement dans les conflits armés. C’est oublier que la donne a changé depuis la mise en œuvre de la « révolution dans les affaires militaires ». C’est ce qui nous amène à rechercher la causalité de la désinformation dans un contexte d’engagements militaires à coût humain allié négligeable, et lorsque le pouvoir politique engage une idéologie contre un ennemi planétaire. Reste que la démocratisation et la saturation informationnelles ont entraîné un changement de paradigme remettant en cause le monopole du pouvoir de désinformer, mais permettant dans le même temps de radicaliser l’opinion publique et de faire échec à un véritable débat public.

Médecine et médias

Entre XIXe et XXIe siècle : peut-on être médecin et journaliste ?

S’exprimer dans les médias tout en exerçant la médecine… cela est-il bien compatible ? La question se pose aujourd’hui tant la présence des médecins sur les écrans a pu surprendre nombre d’observateurs. Tout autant que l’espace occupé, certains ont pu s’émouvoir des oppositions, entre ceux et celles qui avaient pourtant été convoqués par des médias très « en demande » pour exprimer le point de vue de la science… Il y a un siècle, être pleinement médecin et journaliste était pourtant tout à fait assumé. Au sein d’une presse médicale particulièrement active, nombre de praticiens écrivaient pour la science et la santé publique sans perdre de vue néanmoins leurs intérêts bien compris.

Droit écologique

La condition de la paix sociale

Au début, il y a eu cette taxe carbone soi-disant écologique, autoritaire, inégalitaire. Et portés par une force plus grande que nous, avec des centaines de milliers d’autres à travers toute la France, nous nous sommes retrouvés sur les ronds-points… Nous aurions pu tourner en rond, mais peut-être que, finalement, nous allons créer ensemble un chemin d’égalité et de justice pour tous !

Vote France

Politique du pire ?

A défaut d’être centrée sur des enjeux politiques locaux mobilisateurs, la campagne en vue des élections régionales et départementales semble déjà négligée, au moins par les médias et les états-majors partisans nationaux, au profit de l’autre, celle des élections présidentielles. Plus précisément, l’attention se focalise sur le second tour de ce scrutin-ci, quand ne resteront en lice que deux candidats entre lesquels les français devront finalement choisir. Combien tragique est d’ailleurs cette simplification de la vie politique de notre pays qui appauvrit le débat public et éloigne le citoyen des réalités…

L’irresponsabilité médiatique comme délit éthique et démocratique

Il y a un délit d’irresponsabilité médiatique lorsque que certains médias, y compris ceux qui se disent de service public, nous imposent comme inévitable et bien avant l’échéance, une confrontation Emmanuel Macron/Marine Le Pen lors des prochaines élections présidentielles. Cette imposition d’un tel duel s’opère alors que rien ne préfigure une telle confrontation.