Haut-Karabakh : que fait la diaspora arménienne ?

«[Les Européens] n’ont que faire de la prévention des massacres. Pendant les massacres d’Arménie, ils s’exhortèrent les uns les autres à endosser un devoir sacré, puis ils se sont satisfaits de cette expression creuse. Leur devoir sacré, ils l’ont laissé aux chiens. Preuve est faite que ce Concert européen, conçu pour empêcher le bain de sang, n’est qu’une agrégation stérile.» Les mots de Stephen Newark Crane, écrivain de la fin du XIXème siècle, nous poussent à nous interroger sur la sincérité de la relation qu’entretiennent les pays européens à l’égard du peuple arménien ainsi que sur leur capacité et leur volonté à garantir la paix.

Karabakh – L’« Autre guerre » de 2020

En France, la période qui s’écoule de septembre 1939 à mai 1940 est connue comme celle de la « Drôle de guerre ». Celle qui vient de se dérouler au Karabakh pourrait, de plein droit, être qualifiée d’ « Autre guerre », une guerre bien différente de celle de 1992-1994 et des échauffourées du printemps 2016 qui ont ensanglanté cette région. Par Léonid Ioffé, journaliste russe.

Caucase : la France doit assumer ses responsabilités

Depuis le 27 septembre, les combats entre arméniens et azerbaïdjanais ont repris pour le contrôle du territoire du Haut-Karabagh, nation arménienne autoproclamée. Ces affrontements font resurgir le spectre d’une guerre entre les deux pays. Une paix reste possible, selon Gaël Perdriau, et la France peut, par sa diplomatie, aider les belligérants à trouver une issue à ces conflits.