Liban manifestation

Liban : Protégez-nous de nos amis

A quelques jours du premier anniversaire de l’explosion du port de Beyrouth, le 4 Août, nous assistons à un curieux ballet diplomatique, passé presque inaperçu.
Au cœur de l’été, deux diplomates postées dans un pays, le Liban, se rendent dans un pays tiers où elles n’ont aucune accréditation, l’Arabie Saoudite, pour solliciter son aide, se substituant visiblement aux autorités libanaises.
Ont-elles agi en leur nom ? Ou au nom des pays qu’elles représentent ? Peut-être au nom des deux ? Curieux et insolite ?

Horloge sur fond de drapeau libanais

La paix aujourd’hui au Liban, ou le chaos au Proche-Orient

L’explosion de Beyrouth traduit une blessure plus profonde au Liban, touché par des décennies d’incurie, de compromissions, de lâchetés et de corruption – autant de maux que nos pays occidentaux ne sauraient dénoncer au Liban s’ils ne voient pas combien ils en sont eux aussi atteints, selon François-Xavier Bellamy.

« Il faut que le pouvoir arrête le pouvoir »

La Déclaration des droits de l’homme de 1789 constate que « l’ignorance, le mépris ou l’oubli des droits de l’Homme sont les seules causes de malheurs publics et de la corruption des gouvernements ». Le droit de savoir des citoyens et leur liberté d’expression critique y est consacré, comme l’égalité devant la loi et devant l’impôt, la responsabilité des élus et des fonctionnaires, la séparation des pouvoirs. Ce retour aux fondamentaux, pour donner à ces principes leur pleine effectivité  est une condition première pour arrêter les abus de pouvoir et la corruption. Par Eric Alt, vice-président de l’Association Anticor.