• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans Politique

Terra incognita – Journal éphémère, libre et prospectif

Pierre LarrouyParPierre Larrouy
24 mars 2020
Terra incognita – Journal éphémère, libre et prospectif

Depuis le 17 mars, la France est confinée en raison de l’épidémie de coronavirus. Pierre Larrouy, économiste et essayiste, tient pour la Revue Politique et Parlementaire, un journal prospectif.

La dissuasion créative, mardi 24 mars

Bien fait !

Je ne suis pas surpris. Ce n’est pas parce que l’on veut se situer dans une perspective de transformation radicale et nécessaire qu’on évite les réactions convenues.

Lundi, dans ma chronique quotidienne libre et prospective, je m’étais autorisé cette bifurcation : « Les modes de production devront aussi être plus plastiques, plus agiles. L’intégration de la valeur adaptation dans les processus de production agira comme des gains de souveraineté par dissuasion ».

L’idée était simple, pour certains simplistes, pour d’autres inaccessibles. Pour moi, l’économie n’est que politique. Le verbe précède le nombre. L’épidémie avait fait ressortir d’importantes contraintes, habituellement masquées. Premièrement, le désir collectif de souveraineté entrait en percussion avec une mondialisation construite sur une interdépendance concurrentielle qui annihilait la volonté politique, l’exercice démocratique et une véritable coopération. Deuxièmement, l’interdépendance criait plutôt, au moindre bobo, celui de dépendance économique.

Alors pourquoi ne pas calquer une défense nationale qui protège la nation et proposer une défense créative de souveraineté ?

Pas bâtie sur des replis et des frontières refermées mais sur l’intelligence et l’agilité. Sur le principe de la dissuasion nucléaire, qui est payer pour ne pas utiliser, créer une dissuasion créative de souveraineté économique.

Il n’est pas l’heure ni le lieu d’aborder les difficiles enjeux d’un tel objectif. Pourtant, si on dépasse le conformisme intellectuel, beaucoup de choses sont sur la table. Les infrastructures de production pourraient être pensées pour supporter des adaptations rapides. On pourrait fouiller et développer des choses qui existent marginalement comme le travail fusionnel de recherche entre industrie et artistes. Pourquoi ne dit-on pas que cela fait l’objet de brevets convoités, souvent classés secret défense ? Par exemple dans la coopération entre magiciens et industries du virtuel. Il y a, aussi, beaucoup à faire dans l’organisation des transferts de technologie.

Cela suppose, c’est vrai, une mutation profonde de l’action publique dans ses comportements et dans sa vitesse de réaction.

Mais tout autant dans l’esprit qui prévaut dans l’activité industrielle. Il faudrait, pour cela, modifier les relations entre industriels et acteurs publics dans la proximité des territoires.

Tout cela peut être perçu soit comme une gentille utopie, soit comme l’émergence d’une évidence. C’est un imaginaire qui demande à être symbolisé diraient les mathématiciens. Est-ce souhaitable et donc possible ?

L’Europe pourrait-elle en faire une espérance partagée ? L’enjeu climatique pourrait en dessiner le principe, entre responsabilité et créativité.

A suivre…

 

Pour le dire crûment…, mardi 24 mars, suite

Les réflexions disruptives, que je lance parfois, comme dans ma chronique sur l’adaptabilité créative de nos organisations, tire sa légitimité de l’absence de choix.

On ne s’en sortira pas en prenant l’option d’une continuité adaptée.

La question de cette période est sa vitesse. Et, en contrepoint, l’inertie. Cette société est en tension extrême. Dans son organisation et dans l’intime collectif. La fragilité est forte. L’hôpital est là, hélas dans ces conditions, pour nous le rappeler.

Si nous ne pouvons ou voulons choisir les réponses autoritaires, il faut opter pour le courage. Une sortie de « guerre » ne laisse pas de temps. Les vainqueurs se servent, les autres pleurent, transigent mais se soumettent.

Seule la vitesse de la créativité peut combattre celle de la puissance coercitive.

En fait, nous le savons et tout le monde a peur. C’est vrai pour l’heure sur le niveau de confinement et les principes de précaution. C’est vrai, très vite, pour l’appréhension du futur.

Nous sommes structurellement fragiles et socialement aux portes de la rupture. Après les « gilets jaunes », le conflit des retraites, l’épidémie éclaire l’injustice croissante dans ce si beau pays. C’est, paraît-il pire ailleurs. Peut-être, mais ce n’est pas ce qui constitue la fierté de l’imaginaire français.

Les inégalités sont criantes devant la crise actuelle – le logement, l’incertitude financière, les moyens éducatifs, la santé… bref ce qui donne la confiance ou produit le sentiment de précarité. Ce qui vient interroger la dignité.

Les fluctuations, autour de la rigueur du confinement, sont les résultantes de notre relation ambigüe à l’autorité.

Est-ce que ça va tenir ?

A minima, que nos responsables actuels et futurs rompent avec les normes de leur « quant à soi » soporifique et de leurs urgences immédiates de continuer leur route, à court terme.

La suite du journal, d’ici quelques jours, y sera confrontée.

Pour le futur et l’économique, il en va de même. Il faut rompre avec la doxa.

Pour ceux qui voudraient… Oskar Morgenstern, le concepteur avec John Von Neumann de la Théorie des Jeux, en 1965, a commis un article sur la compressibilité des systèmes1. C’est ancien, mais d’une grande actualité, pour comprendre la nature et les contraintes de la mutation d’une économie de guerre.

Il faut des mesures de court terme, économiques et sociales, mais, tout autant, imaginer le futur proche et ses possibles pour éviter la soumission nationale ou européenne et la révolte citoyenne.

En fait, Terra Incognita, est bien un journal éphémère, libre et prospectif mais, tout autant, projectif. Plus que jamais il faut comprendre l’état de l’inconscient collectif, avoir des intuitions puis se projeter.

Pierre Larrouy
Economiste et essayiste

  1. La compressibilité des systèmes économiques, Oskar Morgenstern, Princeton 25 octobre 1965 ↩
Pierre Larrouy

Pierre Larrouy est économiste et essayiste. Docteur en sciences économiques et diplômé de l'Institut d'Etudes et de Développement, il a été chef de cabinet du Ministre de l'Education nationale Alain Savary, conseiller du Ministre de la Jeunesse et des Sports Roger Bambuck, conseiller du Président de la Mutualité française et conseiller à la Présidence de Polynésie française. Auteur de plusieurs essais (Après, UPPR, 2019 ; <a href="https://amzn.to/3S5h5Hs" target="_blank" rel="noopener">Ubérisation, utopie et tyrannie</a>, UPPR, 2017 ; <a href="https://amzn.to/3Le8j7t" target="_blank" rel="noopener">La crise innovante</a>, UPPR, 2016 notamment) et articles, Pierre Larrouy travaille aujourd’hui sur la société numérique, ses conséquences psycho-sociologiques et politiques et sur de nouveaux modèles d’intelligence spatiale et de développement territorial.

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Le GNL, carburant d’avenir ou faux-semblant écologique du transport maritime ?

Le GNL, carburant d’avenir ou faux-semblant écologique du transport maritime ?

ParManon Terrin

Longtemps resté à l’écart des politiques climatiques, le transport maritime est désormais sommé par les gouvernements de réduire son empreinte...

Kharg, épineuse île du golfe Persique

Moyen-Orient : quand la puissance ne produit plus d’ordre

ParMyriam Benraad

L’embrasement au Moyen-Orient ne se laisse pas comprendre par les catégories classiques de la géopolitique. Il ne s’agit ni d’une...

Logement: temps long et temps court

Logement: temps long et temps court

ParHenry Buzy-Cazaux

Le plan de relance du logement que le Premier ministre vient de présenter à un atout que n’avaient pas eu...

Croissance nulle au premier trimestre

Croissance nulle au premier trimestre

ParSylvain Bersinger

Les chiffres de la croissance française au premier trimestre 2026 sont franchement mauvais : stagnation du PIB et baisse de...

Retrouvez nos dernières vidéos

«
Prev
1
/
95
Next
»
loading
play
Les conférences de 18h59 - Viviane Chaine-Ribeiro
play
Printemps des Technologies – La Liberté d’expression à l’ère du numérique
play
Printemps des Technologies – l'IA dans l'économie
«
Prev
1
/
95
Next
»
loading

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Logement: temps long et temps court
Politique

Logement: temps long et temps court

Le logement adulé de la politique: d’où le changement de pied vient-il?
Politique

Le logement adulé de la politique: d’où le changement de pied vient-il?

« Une nouvelle politique territoriale pour l’école » ou comment justifier la suppression de plusieurs milliers de postes dans l’Éducation nationale
Politique

« Une nouvelle politique territoriale pour l’école » ou comment justifier la suppression de plusieurs milliers de postes dans l’Éducation nationale

Diplôme national du Brevet  : quand l’échec devient un objectif politique ministériel
Politique

Diplôme national du Brevet : quand l’échec devient un objectif politique ministériel

Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 dans la France urbaine : dénationalisation, défaite de la gauche classique, percée des forces radicales
Politique

Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 dans la France urbaine : dénationalisation, défaite de la gauche classique, percée des forces radicales

Élections : Une approche par les empêchements
Politique

Élections : Une approche par les empêchements

École publique : le choix irresponsable du déclassement
Politique

École publique : le choix irresponsable du déclassement

Et si on rendait le référendum aux Français
Politique

Et si on rendait le référendum aux Français

Article suivant
Terra incognita – Journal éphémère, libre et prospectif

Terra incognita - Journal éphémère, libre et prospectif

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026

Revue Politique et Parlementaire