• Contact
  • Abonnez-vous
  • Contribuez
Panier / 0,00 €

Votre panier est vide.

Abonnez-vous à la newsletter
Revue Politique et Parlementaire
  • Se connecter
S'abonner
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Contribuez aux débats
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Revue Politique et Parlementaire
Aucun résultat
Voir tous les résultats
dans L'édito de Marie-Eve Malouines

G. Attal fait du 1er mai une loi-slogan

Marie-Eve MalouinesParMarie-Eve Malouines
16 avril 2026
Gauche plurielle mortelle

En revendiquant la proposition de loi issue du Sénat sur le travail le 1er mai, Gabriel Attal a volontairement court-circuité le débat parlementaire et transformé une loi en slogan présidentiel. 

Un an et demi après la dissolution, une fois la page du budget et des municipales de 2026 refermée, l’élection présidentielle constitue la prochaine étape politique essentielle. Face à des Français assez indifférents pour l’instant, les candidats potentiels temporisent, pas Gabriel Attal.

L’ancien Premier ministre multiplie les coups d’éclat pour occuper le devant de la scène médiatique, et remonter son retard. Il multiplie les vidéos sur les réseaux sociaux, annonce un grand meeting en mai, publie un livre, et crée une nouvelle forme de proposition de loi : la « proposition de loi  slogan ». Le texte sur le travail le 1er mai en est l’illustration.

L’ancien Premier ministre s’est saisi de ce texte déposé au Sénat par la droite et s’en est fait le porte-parole le plus médiatique. Paradoxalement, au lieu de se servir de l’examen du texte à l’assemblée pour en expliquer le bien-fondé et les avantages, il a fait voter le rejet du texte, avant tout débat, ce qui le renvoyait immédiatement au Sénat. Ce coup tactique présentait plusieurs avantages. Il privait la gauche d’une tribune à laquelle elle aurait pu s’exprimer d’une seule voix pour défendre ce marqueur social auquel elle est très attachée. Il accélérait la procédure pour en arriver plus rapidement  à une commission mixte paritaire, qui aurait eu le mérite d’adopter le texte dans le cadre du huis-clos attaché à cette instance.

L’ancien Premier ministre aurait eu tout loisir ensuite de s’attribuer le mérite de ces dispositions auprès des artisans concernés, principalement les boulangers et les fleuristes. Il aurait équilibré son profil présidentiel vers sa droite, lui qui est issu du PS.

Mais Sébastien Lecornu et les syndicats ont fait de la résistance, la gauche a menacé de censurer le gouvernement, et le gouvernement a ajourné la commission mixte paritaire à une date ultérieure mais inconnue, bien que promettant  « négociée et pragmatique » pour souligner que la proposition de loi  ne l’avait pas ces négociations.

L’opération ne signe pas l’échec de Gabriel Attal pour autant. C’est là tout l’intérêt d’une « proposition de loi slogan » : son rejet n’empêche pas le présidentiable de se l’approprier. Gabriel Attal regrette bruyamment cette décision. Il n’hésite pas à mettre en cause l’actuel Premier ministre pourtant issu de son propre camp :« l ’engagement qui avait été pris par le gouvernement lui-même ne sera pas tenu » déplore-t-il. Il se positionne comme le candidat qui mènera le combat contre « l’absurdité politique et technocratique » et s’interroge   sur « ce que ce débat dit des blocages qui entravent le pays » alors même que le débat parlementaire n’a pas eu lieu, en partie grâce à lui.

A travers cette épisode qui divise l’ancienne majorité de Emmanuel Macron, deux approches politiques apparaissent. D’un côté Sébastien Lecornu qui défend le travail parlementaire et le dialogue social, ce qui impose le temps de la négociation et de la pédagogie ; de l’autre Gabriel Attal, qui s’appuie sur une nouvelle forme de communication politique, plus rapide mais moins nuancée et peut-être moins éclairante. Deux approches qui pourraient structurer la campagne électorale en 2027, entre ceux qui proposeront un projets et ceux qui accumuleront les slogans.

Marie-Eve Malouines,
Editorialiste politique 

 

 

Marie-Eve Malouines

Spécialiste de politique intérieure, Marie-Eve Malouines a été Présidente-directrice générale de LCP - Assemblée nationale et directrice du service politique de France Info

Partager sur LinkedinPartager sur XPartager sur Facebook

Les derniers articles

Le salarié français coûte cher, mais n’est pas assez payé

Le salarié français coûte cher, mais n’est pas assez payé

ParHugo Spring-Ragain

La France affirme vouloir revaloriser le travail. Pourtant, elle continue de le taxer lourdement, d’administrer les salaires depuis Paris et...

Dette : LFI peut-elle faire perdre à la France sa souveraineté budgétaire ?

Dette : LFI peut-elle faire perdre à la France sa souveraineté budgétaire ?

ParVirginie Martin

Jean-Luc Mélenchon propose de geler la dette publique détenue par la Banque de France dans le cadre de l’Eurosystème, voire...

L’avenir des HLM : un enjeu des présidentielles

L’avenir des HLM : un enjeu des présidentielles

ParHenry Buzy-Cazaux

Les HLM ne sont pas seulement un outil de politique publique comme les autres pour loger les Français. C’est un...

Meta, régulation des plateformes et protection des mineurs : l’Amérique au prétoire, l’Europe en chantier

ParThaima Samman

Si la protection des mineurs ne fait pas débat, nous péchons sur les moyens. Aucun système n’a la réponse parfaite....

Retrouvez nos dernières vidéos

Sorry, there was a YouTube error.

Inscrivez-vous à notre Newsletter

Related Posts

Entre flemme et sens du devoir
L'édito de Marie-Eve Malouines

À Mende, le message très politique de lycéens responsables

Entre flemme et sens du devoir
L'édito de Marie-Eve Malouines

Sondages versus récit, la campagne présidentielle démarre lentement

Entre flemme et sens du devoir
L'édito de Marie-Eve Malouines

Entre flemme et sens du devoir

Gauche plurielle mortelle
L'édito de Marie-Eve Malouines

Le ticket Le Pen Bardella, une stratégie à double tranchant

Gauche plurielle mortelle
L'édito de Marie-Eve Malouines

Le 7 juillet, fini de jouer

Gauche plurielle mortelle
L'édito de Marie-Eve Malouines

Pourquoi la faiblesse de J. Bardella ne devrait pas réjouir ses opposants

Gauche plurielle mortelle
L'édito de Marie-Eve Malouines

Pourquoi demandent-ils la démission de Gérald Darmanin ?

Gauche plurielle mortelle
L'édito de Marie-Eve Malouines

La fonction présidentielle appauvrie par le syndrome du « pourquoi pas moi ? »

Article suivant
Le Pérou, entre instabilité interne et contraintes externes

Le Pérou, entre instabilité interne et contraintes externes

La Revue Politique et Parlementaire
10 rue du Colisée 75008 Paris
Email : contact@revuepolitique.fr
Téléphone : 01 76 47 09 30

Notre Histoire
L'équipe
Mentions légales

Culture
Economie
Faut… de la géopolitique
International
La tribune du parlementaire
Libre opinion
Politique
Science et technologie
Société
Vie du parlement
Nos vidéos

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Se connecter

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Politique
  • International
  • Economie
  • Société
  • Tech
  • Événements
    • La cité des débats
      • Faut-il avoir peur de l’avenir ?
      • Aimons-nous encore la liberté ?
      • Savoir, pouvoir et démocratie
      • S’engager au 21ème Siècle
      • Nouveaux mondes, nouvel Occident ?
      • La France attaquée ?
    • Le printemps des technologies
      • Edition 2023
      • Edition 2024
      • Edition 2025
      • Edition 2026
  • Archives et Discours

Revue Politique et Parlementaire