Palais de l'Elysée

Une lente (et irréversible ?) dégradation de la fonction présidentielle (Partie 3 et fin)

Depuis quelques décennies, chacun s’accorde pour dire que la fonction présidentielle n’est plus exercée avec la hauteur voulue. Ce qu’avait impulsé le général de Gaulle, qui avait aussi une certaine idée de ladite fonction, a pour l’essentiel disparu. Ses successeurs ont, petit à petit, chacun à sa façon, avec plus ou moins de zèle, dégradé celle-ci. Essentiellement en n’étant pas à la hauteur. Trop d’implication partisane, trop d’activisme. Pas de grand dessein. Pas de charisme. Une légitimité parfois contestable. Des « affaires ». Médiatisation à tous crins. Bref, pour reprendre une image d’athlétisme empruntée au saut en hauteur, tout est une question de barre !

L’abstention ou comment l’économie explique certains comportements

La démocratie ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Ainsi, peut-on résumer l’enseignement reçu après analyse des résultats des deux tours des élections régionales organisées à la fin du mois de juin 2021. Olson, un économiste, avait détecté dès 1965 dans les sphères économiques un phénomène identique à celui vécu comme un mini-séisme par une très large part de la classe politique française. Celui du passager clandestin.

Marianne

Marianne ! Ils t’ont oubliée !

Les dernières élections régionales et départementales auront été marquées par deux fiascos inquiétants : la distribution approximative des documents électoraux aux citoyens et l’importance de l’abstention. Inutile d’épiloguer sur le premier point, il suffira de relever que, décidément, le recours au privé pour effectuer des tâches que les services publics assuraient correctement depuis des dizaines d’années, est une erreur et les dérisoires « excuses » présentée par le ministre de l’Intérieur n’enlèvent rien à l’évidence de son incompétence et de celle de ses pairs, pour avoir fait un tel choix.

Elections départementales et régionales 2021

Régionales 2021 : quels enseignements et quelles projections pour 2022 ?

Malgré un scrutin aussi spectral que le précédent, où l’abstention a frôlé les 65%, quelques scores en apparence élevés, autant à droite qu’à gauche, et de nombreuses déconvenues, pour le parti présidentiel et le Rassemblement National, ont conduit le « vieux monde » à rêver de nouveau à des lendemains qui chantent, et à envisager l’élection présidentielle avec un optimisme inédit. Véritable renouveau politique ou bien écran de fumée ?

Ebrahim Raisi

Un grand NON à la théocratie et un grand OUI à la laïcité en Iran

L’histoire de la représentation politique n’a connu de régime qui régnait pendant longtemps en opprimant sa nation et en provoquant son insatisfaction et consternation. La survie d’un régime est étroitement liée à sa capacité à répondre aux besoins fondamentaux de ses sujets. La République Islamique de l’Iran, après les élections présidentielles, s’est retrouvée pour la première fois au milieu d’un inévitable dilemme. Les politiques d’amélioration des conditions socio-économiques et celles les éliminant se croisent, et interfèrent ainsi les principales institutions du pouvoir.