Discours de politique générale: « loin de l’image d’un Édouard Philippe triomphant… »

Le discours de politique générale d’Edouard Philippe de ce 12 juin traduit la difficile équation du gouvernement. Plus qu’une feuille de route pour l’acte 2 du quinquennat, la macronie dévoile son plan tactique pour fidéliser un électorat centre droit et convaincre une gauche sociale-démocrate séduite par le discours d’EELV. L’enjeu est donc de renouer avec la stratégie initiale, le « en même-temps » macroniste, un retour aux sources plus qu’un changement de cap pourtant promis par Emmanuel Macron. Pour la Revue Politique et Parlementaire, Benjamin Morel revient sur ce moment décisif pour le gouvernement. 

Un nouvel acte manqué de décentralisation

Pour de nombreux citoyens, l’Etat et ses administrations sont responsables d’une décentralisation devenue illisible. Plusieurs association d’élus plaident, quant à elles, pour un acte III de la décentralisation. Mais la réforme qui semble se dessiner fait craindre à Benjamin Morel que le mille-feuille territorial ne devienne un kouign-amann breton au feuilleté anarchique et opaque. Explication.

La collectivité européenne d’Alsace : Demain la République divisible et des collectivités extraterritoriales ?

A quelques jours de l’examen par le Sénat du projet de loi, déposé par Jacqueline Gourault, relatif aux compétences de la Collectivité européenne d’Alsace, Benjamin Morel, s’interroge sur une éventuelle remise en cause de l’indivisibilité de la République et sa souveraineté territoriale. 

Une crise institutionnelle ?

La crise des « gilets jaunes » est d’abord sociale. Toutefois, on ne peut nier qu’elle représente aussi un nouveau tremblement au cœur du séisme qui secoue aujourd’hui toutes les démocraties occidentales. La remise en cause du régime politique, l’impression de ne plus avoir voix au chapitre et le constat d’une impotence étatique devant les […]