La communication de l’exécutif face à la crise du coronavirus : du déni au « laisser vivre, laisser mourir »

D’une façon surprenante, le premier défi du gouvernement français face à la crise de la Covid-19 a été de reconnaître la réalité de la pandémie. Dès les premières annonces de contamination, l’exécutif est entré dans un cycle de communication dominé par une figure centrale, incontournable et périlleuse en matière sanitaire, celle du déni.

La fiscalité, « black swan » des relocalisations

C’est entendu, l’après-crise sera l’ère des relocalisations. Les « supply chain » vont se raccourcir et se rapprocher des marchés de consommation. Beaucoup y voient une chance historique d’investissements accrus en Europe et de réindustrialisation de la France et d’autres pays. Un premier obstacle a déjà été identifié : la disparition de certains savoir-faire qu’il va falloir recréer. Un autre obstacle aux conséquences aussi importantes est, lui, largement ignoré : la fiscalité.

Quelle économie pour demain ?

La crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus n’a pas de précédent et suscite de nombreuses interrogations. Faut-il encourager la dépense publique ? Doit-on annuler la dette ? La crise va-t-elle changer nos façons de consommer ? Notre modèle économique est-il viable ? Dans cet entretien croisé, Aurore Lalucq et Philippe Manière exposent leurs visions et préconisations.

Quel avenir pour la « République monarchique » ?

La Ve République est qualifiée de « monarchie républicaine » selon une expression désormais courante, dont la paternité est attribuée par erreur au Pr Maurice Duverger (C’est, en effet, Michel Debré, le futur Premier ministre du général de Gaulle qui en est l’inventeur. « La France n’a pas le choix, pouvait écrire ce dernier en 1945, son chef de l’État ne peut être qu’un monarque… mais un monarque républicain. Treize ans plus tard, Léo Hamon, qui sera lui aussi ministre du général, parlera de monarque électif. » Très tôt, De Gaulle lui-même, grand admirateur de Maurras, nous rappelait cette « espèce de monarchie que j’ai naguère assumée et qu’a ensuite confirmée le consentement général.»)

« L’importance de la reprise dépendra du degré de confiance qu’auront les Français dans leur avenir »

Le contexte post-Covid était socialement complexe, nous rappelle Raymond Soubie qui craint aujourd’hui une conjonction des mécontentements. Afin d’éviter une situation explosive, le gouvernement doit davantage et mieux dialoguer avec les partenaires sociaux et les territoires, ce que semble souhaiter le nouveau Premier ministre, relève-t-il.

COVID-19 : Une couverture médiatique sans précédent

19 000 occurrences du coronavirus dans la presse française en une seule journée… C’est le chiffre sans précédent qui ressort de l’étude Tagaday menée sur la presse française. La crise de la Covid-19 obtient trois fois plus d’attention de la part de la presse que la crise des Gilets jaunes pourtant largement médiatisée1 et deux fois plus que l’élection d’Emmanuel Macron en 20172. À la télévision, les chaînes d’information en continu ont consacré près de 75 % de leur temps d’antenne à la Covid au plus fort de la crise3.