Palais de l'Elysée

Une lente (et irréversible ?) dégradation de la fonction présidentielle (Partie 1)

Depuis quelques décennies, chacun s’accorde pour dire que la fonction présidentielle n’est plus exercée avec la hauteur voulue. Ce qu’avait impulsé le général de Gaulle, qui avait aussi une certaine idée de ladite fonction, a pour l’essentiel disparu. Ses successeurs ont, petit à petit, chacun à sa façon, avec plus ou moins de zèle, dégradé celle-ci. Essentiellement en n’étant pas à la hauteur. Trop d’implication partisane, trop d’activisme. Pas de grand dessein. Pas de charisme. Une légitimité parfois contestable. Des « affaires ». Médiatisation à tous crins. Bref, pour reprendre une image d’athlétisme empruntée au saut en hauteur, tout est une question de barre !

Valéry Giscard d’Estaing : l’Europe chevillée au corps

Pour les européens convaincus, les citoyens européens, les chefs d’Etat et de gouvernement, Valéry Giscard d’Estaing restera dans l’Histoire comme le président français qui aura permis à la construction européenne de faire des avancées substantielles. De fait, l’ancien chef de l’Etat est probablement le responsable politique français qui aura, avec François Mitterrand, été le plus grand architecte de l’Europe d’après-guerre.

« La référence au général de Gaulle peut avoir un sens historique »

En avril dernier, Valéry Giscard d’Estaing avait accordé un long entretien à la Revue Politique et Parlementaire dans lequel il revenait sur sa rencontre avec le général de Gaulle et les relations qu’il entretenait avec lui, sur sa présidence de 1974 à 1981, ses successeurs, la crise du Covid-19 et sa vision de l’avenir de […]