Arnaud Benedetti

L’édito d’Arnaud Benedetti avec notre partenaire Radio Orient

C’est ce sourire aux lèvres dont il ne se départit jamais que Joe Biden a justifié le retrait américain d’Afghanistan ce 16 Août. Ce sourire était de trop, il était non seulement de trop, mais il portait toutes les marques d’une forme d’inconsistance aussi sûre d’elle-même que le cynisme dont il trahissait l’élan décomplexé. Cette administration se lave les mains de vingt années de guerre… in fine perdue.

Kaboul sur la carte

Réflexions sur la chute de Kaboul, une tragédie au cœur d’un été dramatique…

Dans le kaléidoscope des images diffusées par les médias, on peut mesurer les différences d’appréhension face aux évènements majeurs qui jalonnent le cheminement de l’humanité, et pour tous ceux qui sont sensibles aux leçons du passé, de l’Histoire avec un grand H si l’on préfère, l’actualité éveille des comparaisons et des échos souvent douloureux mais toujours significatifs…

Homme armé

Afghanistan : Les talibans sont-ils réellement une menace ?

A l’époque où l’escalade des tensions et des provocations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord faisaient craindre une guerre à beaucoup d’observateurs, nous écrivions qu’il n’en serait rien (Cf. Figaro 01/12/2017, Faut-il craindre une guerre entre les Etats-Unis et la Corée du Nord ?). Aujourd’hui, les mêmes s’alarment du retour des talibans à Kaboul, y voyant une menace – excusez du peu – pour la sécurité du monde ! Qu’en est-il réellement ?

La leçon de l’élection américaine ? Un populisme smart

Les ressorts socio-politiques de l’Amérique polarisée entre Trump et son successeur Biden ne sont pas éloignés de la situation française ; malaise économique et culturel des classes moyenne et populaire, épuisement des partis, esprit de révolte. Pour éviter un scénario à la Trump, la solution politique n’est-elle pas un populisme « smart », qui allierait bon sens populaire, pédagogie de la réforme, et un projet culturel unissant enracinement et universalisme ?

L’édito d’Arnaud Benedetti avec notre partenaire Radio Orient

Donald Trump n’a sans doute pas gagné mais le trumpisme a montré une indéniable énergie électorale. Alors que sondages, médias américains et européens prédisaient, non sans imprudence, une dynamique incontestable en faveur de Joe Biden, c’est au coude-à-coude dans un contexte incertain que les deux candidats ont achevé leur course à la Maison-Blanche.

Trump peut-il perdre ?

Faisons fi de tout suspense ici en répondant par l’affirmative, tout en ajoutant dans un même souffle que ce que n’est pas l’essentiel de notre analyse : il y a suffisamment de Mme Irma dans le monde des politologues pour ne pas céder à cette mode. Nous préférons apporter notre connaissance personnelle du continent américain, notre présence dans le monde des affaires aux USA, nos remontées du terrain, pour apporter une double vision. Elle consisterait à dire que si Trump peut parfaitement perdre cette élection, le trumpisme devrait lui survivre, en une victoire à la Pyrrhus pour l’autre camp