La leçon de l’élection américaine ? Un populisme smart

Les ressorts socio-politiques de l’Amérique polarisée entre Trump et son successeur Biden ne sont pas éloignés de la situation française ; malaise économique et culturel des classes moyenne et populaire, épuisement des partis, esprit de révolte. Pour éviter un scénario à la Trump, la solution politique n’est-elle pas un populisme « smart », qui allierait bon sens populaire, pédagogie de la réforme, et un projet culturel unissant enracinement et universalisme ?

L’édito d’Arnaud Benedetti avec notre partenaire Radio Orient

Donald Trump n’a sans doute pas gagné mais le trumpisme a montré une indéniable énergie électorale. Alors que sondages, médias américains et européens prédisaient, non sans imprudence, une dynamique incontestable en faveur de Joe Biden, c’est au coude-à-coude dans un contexte incertain que les deux candidats ont achevé leur course à la Maison-Blanche.

Trump peut-il perdre ?

Faisons fi de tout suspense ici en répondant par l’affirmative, tout en ajoutant dans un même souffle que ce que n’est pas l’essentiel de notre analyse : il y a suffisamment de Mme Irma dans le monde des politologues pour ne pas céder à cette mode. Nous préférons apporter notre connaissance personnelle du continent américain, notre présence dans le monde des affaires aux USA, nos remontées du terrain, pour apporter une double vision. Elle consisterait à dire que si Trump peut parfaitement perdre cette élection, le trumpisme devrait lui survivre, en une victoire à la Pyrrhus pour l’autre camp