Kaboul sur la carte

Réflexions sur la chute de Kaboul, une tragédie au cœur d’un été dramatique…

Dans le kaléidoscope des images diffusées par les médias, on peut mesurer les différences d’appréhension face aux évènements majeurs qui jalonnent le cheminement de l’humanité, et pour tous ceux qui sont sensibles aux leçons du passé, de l’Histoire avec un grand H si l’on préfère, l’actualité éveille des comparaisons et des échos souvent douloureux mais toujours significatifs…

Homme armé

Afghanistan : Les talibans sont-ils réellement une menace ?

A l’époque où l’escalade des tensions et des provocations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord faisaient craindre une guerre à beaucoup d’observateurs, nous écrivions qu’il n’en serait rien (Cf. Figaro 01/12/2017, Faut-il craindre une guerre entre les Etats-Unis et la Corée du Nord ?). Aujourd’hui, les mêmes s’alarment du retour des talibans à Kaboul, y voyant une menace – excusez du peu – pour la sécurité du monde ! Qu’en est-il réellement ?

Drapeau Afghanistan

Un été de déroute ?

Au cœur du mois d’août et d’un été 2021 irrémédiablement gâché par le variant Delta, la fête de l’Assomption en France aura été voilée par une actualité d’une rare gravité dans un monde lourd de menaces, qui augure une rentrée agitée et périlleuse tant sur le plan intérieur que sur le théâtre extérieur.

Boris Johnson et l’Irlande du Nord : la politique de la terre brûlée

Les récents développements relatifs au protocole sur l’Irlande du Nord ne font hélas que confirmer la stratégie de Boris Johnson depuis le début dans cette affaire. Cet accord fut signé in extremis au mois de décembre 2020 afin de permettre la mise en œuvre effective du brexit à compter du 1er janvier 2021, la manipulation, l’affabulation et les mensonges du premier ministre apparaissent aujourd’hui dans toute leur dimension. Cela vient d’être révélé à la fois par David Frost le ministre de l’Irlande et nord et ancien négociateur pour le brexit de Boris Jonson, et par l’ancien conseiller et éminence grise du premier ministre, l’incontrôlable Dominic Cummings.

Iran manifestations

Coupures d’électricité en Iran, une indignation publique

Le soir du 4 juillet, et en raison des fréquentes coupures de courant, les habitants de plusieurs quartiers à Téhéran et dans de nombreuses autres villes sont descendus dans les rues se manifester en prononçant « mort à Khamenei » et « mort au dictateur ». Les extraits de ces manifestations sont abondamment partagés sur les réseaux sociaux. Un média pro-régime affirme que « les iraniens sont indignés, et le cumul des mauvaises nouvelles qui se sont succédées restreignent le seuil de leur tolérance vis-à-vis de chacune ».

Drapeaux de la Chine et des Etats-Unis

La géopolitique pousse la diplomatie vers des sommets

A nouvelle administration américaine, nouvel outil de diplomatie. Pour tenter d’analyser ce qui se mène dans la compétition géopolitique sino-américaine, venons-en à la partie en coulisse où se dissimulent derrière les photos des sommets nouveaux formats : 2+2 ; conférence virtuelle entre « alliés », les déclarations consensuelles ou d’Artagnantesques « Les Etats-Unis pour tous, tous avec les Etats-Unis ».

Ebrahim Raisi

Un grand NON à la théocratie et un grand OUI à la laïcité en Iran

L’histoire de la représentation politique n’a connu de régime qui régnait pendant longtemps en opprimant sa nation et en provoquant son insatisfaction et consternation. La survie d’un régime est étroitement liée à sa capacité à répondre aux besoins fondamentaux de ses sujets. La République Islamique de l’Iran, après les élections présidentielles, s’est retrouvée pour la première fois au milieu d’un inévitable dilemme. Les politiques d’amélioration des conditions socio-économiques et celles les éliminant se croisent, et interfèrent ainsi les principales institutions du pouvoir.