L’édito d’Arnaud Benedetti avec notre partenaire Radio Orient

Dans quelques décennies peut-être que des historiens s’interrogeront sur cette grande peur sanitaire qui a vu des sociétés entières se figer, se réfugier dans leurs demeures, confier pour partie la responsabilité de leurs conduites à des autorités mandarinales elles-mêmes en proie au doute et à l’incertitude, suspendre leur vie économique, sociale, culturelle, anesthésier leurs libertés publiques et démocratiques sans broncher ou presque…

Pour un recours citoyen de constitutionnalité !

Avec la crise sanitaire que nous avons vécue et la chape de plomb qui est tombée sur les institutions républicaines et démocratiques, la question qui se pose aujourd’hui est de savoir quelle réflexion devra s’en suivre pour l’avenir dans cette situation inédite. Nous allons devoir revisiter notre conception de la démocratie et avoir un regard sans concession sur cet épisode exceptionnel. Il pourrait être envisager un nouveau mode de saisine du Conseil constitutionnel.

Individualisme, confinement et dépression – Dissection du cadavre de l’Occident

Après la Grande dépression de l’économie annoncée par les médias depuis le début du confinement, il semble que nous assistions à un épisode encore moins réjouissant, épisode craint par les psychiatres et les gouvernements, à savoir la « Grande dépression de l’individu ». Les études scientifiques commencent à rappeler cette évidence, et les politiques s’inquiètent peu à peu des conséquences sanitaires et psychologiques à long terme du confinement : l’individu confiné serait plus facilement sujet à la dépression. Réaction de Pierre-louis Boyer, maître de conférences HDR en droit.