Les polices de Napoléon : legs et légendes

Ainsi vont les polémiques : elles puisent, dans un passé proche érigé en repoussoir, les mots pour dénoncer les blocages du présent. Parce que chargée du maintien de l’ordre, la police est vouée aux critiques en tant qu’elle protégerait et incarnerait ce décalage. Ainsi lui reproche-t-on désormais son atavisme colonial, tout comme en 1948 ou en 68 on scandait CRS/SS. Au XIXe siècle, c’est le legs napoléonien qui était en cause pour avoir durablement associé les mouchards et les cognes au contrôle du pays.

Plans urbains

Libertés communales : avis de décès !

Aux termes de l’article 72 de la Constitution, « Les collectivités territoriales de la République sont les communes, les départements, les régions (…) Dans les conditions prévues par la loi, ces collectivités s’administrent librement par des conseils élus ». La formule est belle et fonde pour les communes la charte des libertés.

Toutefois la réalité est bien loin de la libre administration ; on peut même affirmer aujourd’hui que les libertés communales n’existent plus et doivent être inscrites aux archives historiques d’un passé révolu. Il est facile d’en faire la démonstration.

Police

Djihadisme : l’obsession psychiatrique

Dans le bandeau de BFMTV qui accompagnait l’allocution du ministre de la Justice, on pouvait lire, au sujet de l’agresseur de la policière municipale de La Chapelle-sur-Erdre : « suspect schizophrène et radicalisé ». L’ordre des qualificatifs, repris tel quel également par Le Monde et Libération entre autres, n’est pas anodin, surtout lorsqu’on sait que le ministre de l’Intérieur, dans son allocution, avait d’abord présenté le caractère radicalisé (inscrit au fichier FSPRT) de N’diaga Dieye, avant d’évoquer sa schizophrénie.

Délinquance adolescente

Mieux sanctionner pénalement les mineurs, avez-vous dit  ?

L’affaire de ce jeune meurtrier de 14 ans ayant poignardé à mort une jeune fille de 17 ans a refait surgir le débat sur les sanctions pénales contre les mineurs. Et ce notamment grâce à Xavier Bertrand, qui s’est déclaré favorable pour les mineurs à l’éloignement de leur lieu de vie (et de méfaits) par la multiplication des centres éducatifs fermés, le placement sous bracelet électronique, la révision complète du code pénal des mineurs ou l’instauration de la majorité pénale à 15 ans (JDD du 15 mai 2021).